Un périple des Alsaciens en Moldavie

Ils sont venus apporter de la couleur alsacienne à la célébration du 14 juillet en Moldavie et ils l’ont très bien fait !

Une équipe ni nombreuse, ni petite, mais avec une présence très visible lors de son bref séjour à Chisinau, dans la capitale moldave : les musiciens Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel, Jacques Schleef, représentant de l’Union Internationale des Alsaciens, et Albert Weber qui a fidèlement documenté les points forts du périple moldave des Alsaciens.

Leur mission commune étant de présenter l’Alsace en Moldavie et de donner des nuances alsaciennes aux actions déroulées dans le contexte de la Fête Nationale de la France en Moldavie, chaque membre de l’équipe avait son rôle à jouer - participation en direct aux émissions matinales des plus populaires chaînes TV de Moldavie, rencontres avec des autorités d’Etat et publiques, concert et, le point culminant, la participation active à la réception donnée par l’Ambassade de la France en Moldavie.

Une ambiance très alsacienne d’ailleurs à cette réception – deux personnes portant des costumes traditionnels alsaciens, des tartes flambées ramenées d’Alsace, de la choucroute, des gâteaux à l’anis et le duo débordant de talent et d’énergie - Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel qui ont enchanté les invités avec un récital inédit.

D’ailleurs, leur présence était toujours inédite : dans le studio TV où Jean-Marie a su faire l’animateur jouer de l’accordéon, dans le cinéma où leur concert a eu lieu en absence … de l’électricité et où ils ont quand même appliqué « un plan B », réussissant à donner un concert « éclectique, bien que pas électrique », comme un des membres de la délégation, Albert Weber, a constaté avec beaucoup d’esprit.

Ils n’ont pas raté l’occasion d’informer le public moldave que Rouget de Lisle a écrit la « La Marseillaise » à Strasbourg, donc en Alsace, et Liselotte s’est permis d’en reformuler une ligne, préférant chanter « Sans armes, citoyens ! », au lieu de « Aux armes, citoyens », appel qui lui semble périmé.

Voici le témoignage « à chaud » de Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel :

«  Plusieurs fois, lors de nos promenades à Chisinau nous avons demandé notre chemin, mais nos trois langues (Français, Allemand et Alsacien) ne suffisaient pas. Des jeunes gens ayant appris l’anglais nous ont cependant spontanément accompagnés lors de nos promenades, et nous avons fait leur connaissance : ils étaient tous les deux lycéens et étaient en période de vacances et donc disponibles pour marcher un bout de promenade avec nous. Leur gentillesse et leur disponibilité nous ont permis de retrouver notre chemin et de nous sentir à l’aise dans la ville. C’est ce que nous retiendrons aussi de la Moldavie, la gentillesse et la disponibilité des gens rencontrés.

Le dernier jour de notre présence en Moldavie nous avons fait une petite excursion à 60 km de Chisinau ; nous sommes arrivés au pied d’une falaise assez abrupte sur laquelle se dressaient des clochers d’églises orthodoxes. Là-haut, la surprise fut l’entrée dans un monastère troglodytique creusé dans la falaise qui surplombe une petite rivière.

En contrebas nous avons visité un village resté au plus près de la tradition de vie des habitants : étonnantes maisons anciennes, peintes en bleu, avec des colonnades, de très belles charpentes et des murets savamment érigés. Chez nous, en Alsace, certaines maisons sont aussi bleues : on a dit que c’était pour honorer la Vierge Marie, mais, plus prosaïquement, aussi pour chasser les moustiques.

Après cette visite, à peu de kilomètres de là, nous sommes allés à la rencontre du maire d’un village qui nous avait organisé une petite réception. Quelle belle surprise : des chants, des présentations des communes et tout cela en costumes traditionnels : les dames sur leur 31, comme on dit chez nous, avaient de très belles voix et le maire Oleg Gasper nous a enchantés avec sa verve et sa bonne humeur. Bien sûr, nous apporté l’accordéon et nous les avons remerciés avec des chansons traditionnelles d’Alsace et de France, et même Nathalie de Gilbert Bécaud, pour faire plaisir à une des dames qui portait ce joli prénom. Nous n’arrivions plus à nous quitter et nous sommes sortis de la maison communale au son de l’accordéon et en chantant. Quelle belle émotion !

Ensuite nous sommes allés à une église orthodoxe à Chisinau pour écouter un petit extrait des vêpres – (nous y avions un dernier rendez-vous avec l’ambassadeur de France en Moldavie) ; nous sommes fans de musiques religieuses orthodoxes et d’autres musiques religieuses.

La musique jouée un peu plus tard dans un restaurant nous a mis également en joie. Nous avons chanté avec eux Padam, Padam du répertoire d’Edith Piaf : tout le restaurant a repris le refrain joué à la flûte de pan, au violon, à l’accordéon et au cymbalum.

Ce séjour en Moldavie fut trop court : mais n’étions-nous pas venus pour chanter, pour parler de l’Alsace, de la France et de la fête nationale du 14 juillet ? Plusieurs fois, nous avons été félicités pour le 14 juillet qui est la fête du peuple abolissant les privilèges et aussi la fête des droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ».

Photos : Albert Weber

Le 21 juillet 2017