Hélène Gauthier : « La Moldavie est le pays le plus francophone et francophile de l’Europe »

Hélène Gauthier est chargée de mission linguistique à l’Alliance Française de Moldavie. Après avoir fait le Master 1 d’anglais, elle est allée en Roumanie où elle a enseigné le français à Renault-Dacia à Bucarest. Les 8 mois de travail à l’Alliance Française de Manille, Philippines, ayant déjà le Master 1 FLE, ont été fructueux, mais les pays de l’Est lui manquaient. Elle aime vivre dans d’autres pays et parler les langues étrangères. Ouverte et flexible, Hélène a accepté avec joie de partager avec nous son expérience.

Ana : Depuis combien de temps vous êtes ici et qu’est-ce que vous faites ?

Hélène : Ça fait six mois depuis que je suis la chargée de mission linguistique, ça veut dire que je m’occupe de tout ce qu’on appelle les problèmes linguistiques, même si ici, ce n’est pas du tout des problèmes, puisque là tout se passe très bien ; je m’occupe des examens et des testes de français, de la formation des professeurs. Dès qu’il y a des concours francophones, je suis là

Ana : Est-ce intéressant pour vous ?

Hélène : Oui. Sinon, je n’aurais pas choisi ce poste. C’est très, très intéressant. Avant, j’étais dans un pays qui n’était pas francophone, donc s’occuper du français était un peu difficile. C’est pour ça que j’avais voulu revenir dans un pays qui est très francophone. On sait que la Moldavie est le pays le plus francophone et francophile de l’Europe, donc ça me fait vraiment plaisir, parce qu’on n’a pas à se battre pour sauver le français ici, tout est déjà bien implanté, on a juste à superviser et à continuer de vous donner l’envie d’apprendre le français et de soutenir la langue. C’est très, très agréable.

Bianca : Le métier que vous exercez, c’est votre vocation ?

Hélène : À la base, non. Je m’étais destinée à être professeur d’anglais, mais après, je me suis dirigée sur le français, parce que je voulais voyager et, comme le français est parlé sur tous les continents, c’était une bonne façon de le faire. Mais je suis tombée amoureuse de la Roumanie, donc je suis restée dans le coin

Bianca : Notre professeur nous a déjà dit que vous avez été en Roumanie. Pouvez-vous faire une comparaison entre ces deux pays roumanophones ?

Hélène : Oui, même si je n’aime pas comparer. Au début, je m’attendais que ce soit un peu comme en Roumanie. Mes amis roumains m’avaient dit : « Attention, c’est beaucoup plus soviétique, il y a vraiment de la culture russophone. » Et c’est vrai que ça se sent beaucoup et la langue est, quand-même, un peu différente.

Ana : D’après la Constitution moldave, nous parlons la langue « moldave ». Êtes-vous d’accord avec cette formulation ?

Helene : Pour moi, c’est du roumain. Il y a des mots qui diffèrent, mais la langue est la même. Ce serait un peu exagéré de dire que c’est comme le français et le québécois, mais c’est un peu pareil. Même en France, on a des régions où les gens ont des expressions différentes, donc c’est la même situation, mais ca ne gêne pas la compréhension, ni la communication.

Ana : Vous avez dit que vous aimez voyager. Quelle serait votre destination préférée ?

Hélène : Partout. J’aimerais beaucoup essayer l’Amérique de Sud. Mais j’étais toujours un peu amoureuse des pays de l’Est et je voulais vraiment y venir et le roumain est vraiment une langue que j’aime et j’aime beaucoup la culture d’ici. Donc je continuerai peut-être à voyager, mais je pense que je ne resterai pas très loin d’ici.

Bianca : D’où vient cette passion pour les pays de l’Est ?

Hélène : Pour moi, c’est depuis que j’étais petite. Je sais que c’est un cliché, mais j’aime beaucoup les histoires avec des sorcières, des vampires. Ici il y a beaucoup de légendes, quand j’étais petite j’en lisais beaucoup. Les paysages m’attiraient beaucoup… Quand j’étais plus jeune, il y a eu la chute du communisme, il y a eu beaucoup de reportages à la télé sur la Roumanie, sur les pays de l’Est, beaucoup de livres, des photos des orphelinats, de la misère d’après le communisme. Cela m’a touchée. Ce qui me passionne ici, c’est qu’on est encore dans une société très simple, très naturelle, on n’est pas encore poussé par toute cette consommation. Quand je rentre en France, je ne suis pas bien du tout, parce qu’en France, on a l’impression qu’on a tout, qu’il y a tout le confort. Dans les magasins, on peut tout avoir, on peut tout acheter et tout nous est servi sur un plateau d’argent et je n’aime pas du tout cette sensation.

Ana : Pour nous, c’est l’inverse.

Hélène : Je sais que chez vous, on est obligé de se battre pour avoir justement le confort, mais au moins les gens sont beaucoup plus humains, à part les nouveaux riches, qui sont un peu dans leurs bulles. Les gens connaissent la valeur des choses, connaissent la valeur du travail.

Ana : Qu’est-ce que vous pensez de la culture des Moldaves ?

Hélène : Du point de vue occidental, on dirait que vous êtes un pays encore très rural, par rapport à la France, qui est un pays plus citadin. Les gens reviennent à la campagne en France parce qu’ils en ont marre des villes. Les gens d’ici sont très chaleureux, très accueillants, il y a toujours quelqu’un qui vous ouvre la porte, même si parfois, les gens à Chisinau, dans les magasins, sont un peu renfermés, même pas bonjour, même pas merci, mais dans la campagne, les gens sont toujours très ouverts.

Ana : Avez-vous des situations intéressantes et drôles qui vous sont arrivées, liées à la culture de nos gens ? Je parle du niveau de leur culture quotidienne, pas des traditions.

Hélène : Peut-être que d’autres Français remarquent certaines situations ici. Comme mes amis qui viennent me voir - ils sont choqués par l’état des bâtiments, l’état des ascenseurs. Pour moi, ce sont plutôt des petites choses. Par exemple, quand je fais remplir les fiches d’inscription aux examens, les gens me demandent : « Je mets quelle adresse, celle du bulletin ou la mienne ? » Au début, je ne le comprenais pas, mais quand on n’a pas de contrat de location, c’est compliqué. Ces petites choses, il faut les apprendre.

Ana : Si on parle de la France, pourriez-vous nous conseiller où voyager et quelles sont les places les plus belles ?

Hélène : Ça dépend de ce qu’on aime comme paysage. Les Français, ils aiment beaucoup la France. Il y a plein de paysages différents. J’aime beaucoup le Sud, la Provence, parce que c’est encore très médiéval, il y a plein de petits villages en pierre, ils ont souvent des festivals, c’est très sympa. Et puis, il y a tous ces champs de lavande, des paysages de campagne vraiment magnifiques. Il y a la mer aussi. Et l’autre endroit que j’aime en France, c’est la Bretagne. C’est très vert, il pleut tout le temps, et puis, c’est l’océan, c’est plus agité, il y a plus souvent des tempêtes. Il y a toutes les légendes celtiques. Après, c’est des mentalités complètement différentes. Ce sont les points que je recommande le plus.

Bianca : Si on parle des gens, aimez-vous plus les gens de la Moldavie ou de la Roumanie ?

Hélène : Je ne sais pas, j’ai plus d’amis moldaves que roumains. Mais les week-ends, vous êtes tous à la campagne, donc on ne peut pas sortir. Sinon, parfois, je trouve les choses plus rigolotes en Roumanie, elles semblent encore plus folles. Ici, c’est plus sérieux.

Ana : Parlant des gens, vous savez qu’il y en a déjà 7 milliards sur la Terre. Qu’en pensez-vous ?

Hélène : C’est trop, parce qu’on n’arrive pas à nourrir la population, on n’arrive pas à gérer tout le monde, mais on sait pertinemment qu’aujourd’hui on produit largement assez pour toute la planète. C’est juste que nous, les pays occidentaux, faisons un gaspillage terrible de la nourriture. On sait qu’il y a des solutions pour nourrir l’Afrique et l’Asie, il y a des chercheurs qui ont trouvé une certaine alimentation, ils ont fait des tests, ils pourraient éradiquer la famine, mais ça coûte trop cher à produire et les gouvernements ne veulent pas.

Ana : Nous sommes des ados et nous allons à l’école. Pensez-vous que l’école joue un rôle important dans la société contemporaine ?

Hélène : Avant j’étais professeur. Pour moi, l’école est très importante. J’étais l’une des rares qui aimaient aller à l’école. Je crois que l’école, ça sert beaucoup, si les parents ne font pas que se reposer et remettre toutes les responsabilités d’éducation dans les mains de l’école. L’école est là pour vous former culturellement surtout, pour vous apporter des savoirs, mais les professeurs ne sont pas des robots, ils sont des êtres humains, ils peuvent, justement à travers les cours, apporter des opinions, des idées, ils ne sont pas là pour vous laver les cerveaux, mais c’est important de les écouter, ils sont plus expérimentés que vous, donc ils savent plus. L’école est un très bon moyen pour se socialiser. Je n’aimais pas être en vacances, parce qu’on ne voit pas les copains. C’est très important d’aller à l’école, parce qu’on a ses repères, ses amis, on a des conflits avec d’autres personnes et on apprend à les régler. On apprend beaucoup sur les relations humaines et c’est ce qui m’a plu le plus quand j’étais à l’école.

Ana : De ce point de vue, c’est vrai. Mais vous savez que dans notre pays, l’enseignement est très chargé. Qu’en pensez-vous, quel enseignement est meilleur, celui chargé ou celui plus léger ?

Hélène : C’est justement le grand débat qu’on a maintenant en France, le rythme scolaire des enfants. On dit que les élèves travaillent trop et qu’on devrait leur mettre moins d’heures pour qu’ils puissent avoir plus de temps pour respirer, pour faire des activités extrascolaires, parce que si tu travailles trop à l’école, ça peut te dégoûter un peu. On voudrait revenir sur le modèle allemand ou anglais, où les élèves travaillent jusqu’à 15 heures, ils ont une-deux heures d’activités extrascolaires et c’est tout.

Bianca : Moi aussi, je crois que c’est mieux, car l’école n’est pas suffisante pour nous assurer un bon avenir, on doit faire plus de choses, du bénévolat, par exemple, et on ne réussit pas à cause de l’école et des devoirs.

Ana : Nous sommes maintenant juste après la session d’hiver et beaucoup d’élèves ont essayé de tricher pendant les thèses. Quand vous étiez élève, avez-vous triché ?

Hélène : Je n’ai pas du tout triché. Quand on voulait tricher, on écrivait sur de petits bouts de papier pour les cacher, mais en écrivant, on apprend. Je ne m’en servais pas, même si je les avais. J’ai juste triché à l’épreuve de russe. C’était trop difficile.

Ana : Était-il obligatoire d’étudier le russe ?

Hélène : Non, j’avais choisi ce cours.

Bianca : Mais comment tricher au russe ? Il n’y a rien à copier.

Hélène : Si. Notre professeur, qui était justement dans la mentalité des professeurs d’ici, nous donnait le sujet des examens. On savait ce qu’on allait avoir, on pouvait tout préparer sur une feuille de brouillon qu’on glissait dans la copie à la place des feuilles de brouillon officielles et voilà. Mais on doit faire attention, parce qu’en France, si on se fait attraper qu’on triche, on peut être interdit pour tous les types d’examens pour 5 ans, même pour le permis de conduire. Il ne faut pas trop rigoler avec ça, surtout au Bac et aux examens universitaires. A l’école, on se fait taper sur les doigts et on va dans le bureau du directeur.

Ana : Les professeurs français, sont-ils exigeants seulement aux examens ou en général ?

Hélène : Ça dépend du professeur, mais en général, oui, ils sont exigeants, ils veulent qu’on apprenne, ils veulent qu’on travaille. C’est pas forcément du par cœur, parce que les professeurs veulent surtout qu’on réfléchisse et déduise les choses par nous-mêmes, et pas qu’on récite le paragraphe.

Bianca : Étiez-vous la préférée des professeurs ?

Hélène : Non, parce que je parlais trop. Je n’étais pas la préférée parce que je n’étais pas la meilleure élève. J’aimais travailler, j’aimais l’école, mais j’aimais bien avoir ma vie aussi. Je ne me donnais pas à 100 % à la scolarité…

Bianca : Ça veut dire que vous ne faisiez pas tous les devoirs ?

Hélène : Si, je faisais tous mes devoirs, toujours. Mais j’étais très mauvaise en mathématiques, très mauvaise en toutes les sciences. Je faisais beaucoup d’efforts pour réussir, mais je voyais que ça ne marchait pas, donc je ne me forçais pas plus que ça. Mais en français, en anglais, en espagnol, en art je n’avais même pas besoin de travailler, ça allait tout seul. Moi, j’aime bien parler. Je ne sais pas ici, mais en France, les élèves sont souvent timides, ils ne veulent pas parler en classe, parce que les autres vont ce moquer d’eux, mais moi, je ne suis pas dans cette mentalité-là. On apprend en se trompant, donc, même si on donne une mauvaise réponse, ce n’est pas grave, on est là pour apprendre, on ne peut pas tout savoir, on est jeune…

Bianca : Plus tard, peut-être nous allons penser comme ça, mais maintenant, c’est très pénible de faire une erreur.

Hélène : Ce n’est pas grave, le professeur sait que l’élève est là pour se tromper et on n’est plus dans la mentalité de la sanction des erreurs.

Ana : En France, y a-t-il des profiles au lycée ?

Hélène : Nous, on a trois : c’est scientifique, économique et littéraire. Au début, j’ai fait économique, mais j’ai bien vu que les mathématiques et l’économie c’était comme du chinois pour moi. Donc j’ai demandé à refaire la première pour aller en littéraire, et là, bizarrement, mes notes ont augmenté, j’étais parmi les premières de la classe. On le sent quand il y a le déclic, quand on a trouvé sa voie. Et c’est vrai ce qu’on disait, qu’on a trop de matières au début, parce qu’il y a des élèves qui ne savent pas ce qui leur plaît dans la vie et ils ont besoin d’avoir beaucoup de matières pour toucher à tout. Quand on sait ce qu’on veut, c’est bien de pouvoir se spécialiser. En lettres, moi, je n’avais pas de mathématiques, on avait très peu de biologie, c’était mieux et plus encourageant parce qu’on faisait ce qu’on aimait. Mais ce n’était pas juste envers les scientifiques, parce qu’ils étaient obligés à faire de la philosophie.

Bianca : Ce n’est pas comme ça chez nous. Même au profil littéraire, on a quatre heures de maths par semaine. Et notre professeur il est …

Hélène : Il s’arrache les cheveux, non ?

Bianca : Non, mais il demande beaucoup et il est un peu sévère.

Ana : L’attitude des professeurs au lycée, a-t-elle changé par comparaison au collège ?

Hélène : Oui. C’est quelque chose dont on nous prépare dès la fin du collège. On sait que quand on arrivera au lycée, les professeurs ne vont plus écrire au tableau, ne vont plus nous dire : « Vous écrivez en rouge le titre et vous soulignez en vert la consigne ». Au lycée, on est déjà autonome, on apprend déjà à prendre des notes, il faut savoir repérer les points importants.

Ana : Nos professeurs nous disent aussi que nous devons travailler individuellement. Je pense que le rôle de l’école est d’aider les enfants, et si nous travaillons individuellement, nous pouvons le faire à la maison. À l’école, les professeurs doivent nous aider.

Bianca : Dans ce cas, ce n’est pas obligatoire d’aller au lycée. C’est pourquoi il faut travailler plus. Mais s’il n’est pas obligatoire d’aller au lycée, pourquoi est-ce qu’on doit faire tous les devoirs ? Moi, par exemple, je trouve que certaines tâches sont inutiles et ne m’aident pas à progresser.

Hélène : On trouvera toujours un professeur qui nous a donné des devoirs inutiles et on a l’impression que ça ne sert à rien, mais en fait, ça sert toujours. Ce n’est jamais inutile d’apprendre des choses, même des choses qui ne nous intéressent pas. Moi, j’ai connu beaucoup de personnes qui disaient que ça ne sert à rien, qu’on nous en donne trop, mais on n’est pas mort.

Bianca : Dans votre cas, ça a généré la révolte, mais il y a des gens qui sont en dépression à cause de l’école.

Hélène : En France, on a de plus en plus de phobies scolaires, parce qu’on demande trop, il y a trop de devoirs, même physiquement, les cartables sont très lourds. C’est pourquoi le système américain avec les casiers est bon. Avant, en France il y en avait aussi. Quand j’étais au lycée, la professeure principale était une terreur, tout le monde avait peur d’elle, il y avait des filles de ma classe qui n’allaient plus en cours. Moi, je trouvais ça toujours bête, parce que la professeure avait gagné. Je n’avais pas envie qu’elle ruine mon moral, elle était une professeure comme les autres. Mais c’était l’idée inverse, elle voulait vraiment qu’on réussisse et c’est pourquoi elle était trop exigeante. Le Bac, on l’a tous eu avec des bonnes notes. Au lycée, parfois les professeurs sont très sévères toute l’année pour qu’on ait de bonnes surprises au Bac.

Bianca : Et pour finir, avez-vous des conseils pour nous ?

Ana : Ou peut-être des histoires intéressantes liées à l’école ?

Hélène : Je ne sais pas. C’est difficile de donner juste un conseil. J’en aurais beaucoup à donner… Bien, de ce que j’ai déjà vu autour de moi, de ce que j’ai vu des gens moldaves, je vous conseillerai faire ce dont vous avez envie, essayer de parler le plus possible. Il n’y a pas assez de communication entre les enfants et les parents et c’est à vous d’apprendre à vos parents que vous pouvez leur parler et que eux, ils ne doivent pas être fermés à ce que vous voulez dire. C’est vrai qu’il y a un fossé entre les générations, il y a plein de choses dont c’est difficile de parler avec les parents, mais il faut essayer. Si vous avez besoin de parler, parlez. Faites ce qui est le mieux pour vous et ne vous laissez jamais battre par les méchancetés des autres.

Bianca : Et une histoire amusante de l’école ? Vous avez séché les cours, peut-être ?

Hélène : Oui, j’ai séché les cours, j’ai séché la cantine. Bien sûr, on pense que les parents ne le savent pas et le soir, quand on arrive à la maison : « Tu étais où à midi ? » On a fait peut-être des bêtises … Non, c’est plus la rébellion et les sanctions sur la tenue vestimentaire, parce que moi, j’étais toujours la petite rebelle de l’école. Plus on me dit de ne pas faire quelque chose, plus je le ferai. Mes jupes étaient toujours trop courtes et grâce à moi, dans deux écoles ont été mis en place des règlements vestimentaires. On a toujours eu des bons professeurs, même si on râlait. Et ce sont des professeurs avec qui je suis restée en contact. Je sais qu’ils sont contents de moi.

Ana : Merci beaucoup. Ça a été très intéressant pour nous. On vous souhaite une très bonne journée.

Hélène : Merci.

Interview réalisée par Maria-Bianca Bulimaga et Ana Ulianovici, élèves au Lycée théorique « Spiru Haret » de Chisinau

Transcription Maria-Bianca Bulimaga