Notes économie

Nous avions déjà évoqué la dépendance énergétique de la Moldavie, les risques pour sa sécurité et le poids qu’occupe Gazprom dans l’espace post-soviétique (Voir NE n°9 et 10). La crise russo-ukrainienne qui a éclaté en décembre 2005-janvier 2006 a fait prendre conscience des risques d’une telle situation, non seulement pour la Moldavie mais aussi pour l’Union Européenne.

Malgré une absence de grandes réformes en 2005, la Moldavie a connu une année satisfaisante sur le plan de la croissance. Mais celle-ci reste soumise à des aléas et des risques, que l’année écoulée n’a pas contribué à réduire.

Annoncé comme une victoire de la diplomatie moldave, le nouveau prix du gaz affiché est de 110 $ (contre 160 $ demandés au départ). Naturellement, le gouvernement a dû faire des concessions sur d’autres points…

Le secteur bancaire moldave continue sa mutation, après la consolidation qui a eu lieu ces dernières années, la Banque centrale ayant tenu à assainir le marché.

Les mesures prises par l’Ukraine pour surveiller sa frontière avec la Moldavie, afin d’isoler la Transnistrie, ont un impact économique certain. Dorénavant, les entreprises de Transnistrie doivent être enregistrées à Chisinau pour que leurs marchandises puissent passer par l’Ukraine.

La Moldavie a rejoint l’Organisation Mondiale du Commerce le 26 juillet 2001. Ceci a constitué un succès pour sa diplomatie, et s’avère stratégiquement intéressant pour Chisinau.

Les mesures de surveillance des frontières entre la Transnistrie et l’Ukraine, qui ont donné lieu à une « guerre de l’information » (blocus économique pour les pro-Tiraspol ou fin des trafics pour les pro-Chisinau), ont des conséquences économiques certaines. Elle oblige les entreprises de Tiraspol à se (...)

La Chine a fait une irruption remarquée sur les marchés émergents ces dernières années, en Amérique Latine et en Afrique. A titre d’exemple, en 2005, on comptait officiellement 820 entreprises chinoises installées sur ce dernier continent.

La croissance, revenue depuis l’an 2000, est assez soutenue ces dernières années. Ces 6 années de croissance ont permis au PIB de prendre plus de 40% en volume ; pour autant, les conditions macro-économiques qui ont prévalues sont aujourd’hui menacées.

La Moldavie a reculé dans le classement mondial pour la facilitation des affaires, passant de la 88e place à la 103e, au sein d’un classement fait par la Banque Mondiale. S’il faut toujours analyser ces classements avec du recul, il traduit un certain nombre de manques.

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