Intense séjour dans un pays en quête d’échanges authentiques

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Il y a des expériences qui sont difficiles à résumer en quelques lignes, quelques impressions, quelques ressentis.

Aussi est-il frustrant de parler en quelques phrases de ce séjour vécu en Moldavie du mercredi 13 au samedi 16 juillet. Alors, disons que le premier mot qui me vient c’est INTENSE.

Oh oui, INTENSE à tant de titres à commencer par les retrouvailles avec un pays où j’avais déjà eu la chance de venir en compagnie de Jacques Schleef en octobre 2015.

Un pays attachant et déterminé

Un pays attachant et déterminé, par ce que j’ai vécu avec les personnes rencontrées ici et là au gré des déplacements dans la capitale et en-dehors aussi, évidemment.

Déterminé, car j’ai l’impression que la Moldavie continue aujourd’hui plus que jamais à se chercher, à se construire, à s’interroger sur la manière de fonctionner de manière plus efficace dans bien de domaines.

J’ai ressenti cela lors des diverses rencontres officielles où j’ai accompagné Jacques Schleef dans ses échanges informels, en tant que représentant de l’Union Internationale des Alsaciens :

  • Direction Développement Tourisme et Marketing
  • Office National de la Vigne et du Vin
  • Chambre de Commerce et d’Industrie
  • Alliance Française
  • Chambre de Commerce et d’Industrie France-Moldavie

Au-delà des phrases protocolaires et des échanges de cadeaux, une évidence m’a frappé dans ces diverses rencontres : l’intense envie et besoin de nouer davantage de contacts entre la Moldavie et des interlocuteurs socio-professionnels d’Alsace. De vrais échanges en vue de partenariats, de prises de contacts, de partages de réalités sur le terrain, au-delà des bureaux climatisés.

Véritable échange, sans langue de bois

La rencontre officielle qui m’a le plus marqué aura été celle avec les mairies réunis sous l’égide du CALM, le Congrès des autorités locales de Moldavie.

Au terme d’une présentation de l’Alsace par Jacques Schleef, un véritable dialogue s’est engagé entre le représentant de l’UIA et les maires.

Sans hésitation, je qualifierai ce dialogue de véritable échange sans langue de bois : une expression des plus spontanées, affirmée haut et fort par nombre de maires.

ASSURÉMENT, l’expression d’un authentique désir de contacts avec des interlocuteurs alsaciens du même degré de responsabilité que les membres du CALM.

Hamm-Hummel et direct à la télévision

Que retenir d’autre de ce séjour mené tambour battant en Moldavie dès l’aube ?

Hé oui, Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel ont été matinaux pour participer en direct aux émissions télévisées des chaînes Prime et Moldova 1. Ça aura été un vrai régal que de les retrouver en pleine action en qualité de joyeux et convaincants ambassadeurs, en paroles et en musiques, de leur chère Alsace.

Les échanges avec les animateurs et animatrices des programmes télévisés auraient été impossibles sans la présence aussi efficace que souriante de Nadejda Demian, également présente en nombre d’autres occasions durant ce séjour : notamment, lors de l’enregistrement d’un reportage sur le couple d’artistes pour la chaîne RTR, à la Résidence de l’Ambassadeur de France en Moldavie …

… Et aussi durant le fameux concert a capella signé Hamm-Hummel dans le hall du Cinéma Odéon, plongé dans l’obscurité à cause d’une panne électrique.

Spécialités alsaciennes à volonté

Autre temps fort de ce séjour en Moldavie - la réception du 14 juillet dans les jardins de la Résidence de l’Ambassade de France …

Un événement dont l’invitée d’honneur aura été l’Alsace, grâce aux prestations musicales de Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel et aussi grâce aux nombreuses spécialités alsaciennes savourées par les invités : tartes flambées, gâteaux à l’anis, choucroute, vin blanc, etc.

Les invités accueillis par l’Ambassadeur de France, Pascal Vagogne, à leur arrivée ont tout de suite été mis dans le « bain alsacien » grâce aux expressives cartes postales de Guy Untereiner, distribuées une à une à chaque personne par un Alsacien et une Alsacienne revêtus du costume traditionnel porté pour la circonstance par Fabien Schaeffer et Léna Del l’Aquila.

Chaleureux accueil à Ivancea

Impossible enfin de passer sous silence le TRÈS chaleureux accueil en mairie d’Ivancea par Oleg Gasper en costume traditionnel et un groupe de chanteuses-danseuses dont les enjoués refrains ont ravi la délégation alsacienne.

La musique est sans aucun doute une langue universelle et ce qui s’est passé en ce samedi, 15 juillet, durant plus d’une heure fait chaud au cœur.

La si frustrante barrière de la langue aura été brisée en une seconde ce jour-là grâce aux chansons et aux musiques d’antan, et aux refrains alsaciens du couple Hamm-Hummel venu avec l’accordéon. S’y est même glissée une Marseillaise entonnée par la délégation alsacienne dont Liselotte qui s’est fait un plaisir de chanter la version anti-militariste, sans armes, sans bataillons et sans sang impur abreuvant « nos sillons ».

Là aussi, grâce à sa maîtrise des langues, Fabien Schaefer aura été des plus précieux pour faciliter les échanges entre Oleg Gasper et Jacques Schleef.

« Loin des discours et des belles théories »

Bien sûr, il y aurait encore tant à dire sur ces journées et soirées passées en Moldavie. Alors, en guise de conclusion, retenons deux derniers souvenirs : celle de deux Moldaves de générations différentes.

A commencer par une passionnée de chanson française, Svetlana Manuil, ancienne Présidente de l’Association des Professeurs de Langue Française de Moldavie et créatrice du Festival National de la chanson francophone « Chantons, amis ! ».

Belle rencontre en présence de Liselotte Hamm et Jean-Marie Hummel dans les coulisses de la télévision Moldova 1 : Mme Manuil était accompagnée de deux de ses jeunes artistes … qui nous ont brièvement emportés a capella dans l’univers de Patricia Kass et de Daniel Balavoine.

… et dans un tout autre contexte, une étudiante maîtrisant quelques mots de français. Elle s’est spontanément transformée en guide touristique pour Geneviève Schleff durant son escapade dans les rues de Chisinau.

« Loin des discours et des belles théories » (comme chanté par Jean-Jacques Goldman dans « Il changeait la vie »), la passionnée de culture/chanson de France et l’étudiante moldave m’ont sans doute fait mieux comprendre le sens du partage, de l’échange, de la rencontre avec celui qui est différent. Celui qui n’a pas le même passé historique et culturel.

Qu’importe au fond, nous sommes tous des humains en quête d’authentiques relations humaines tout simplement … non ?

Albert WEBER, Journaliste www.planetefrancophone.fr pour www.moldavie.fr

Le 14 août 2017