Le 10 novembre – nouvelle tentative des députés moldaves d’élire le chef de l’état

Conformément à une résolution du Parlement, adoptée le 3 novembre, les députés moldaves feront la première tentative d’élire le Président de la République le 10 novembre prochain.

La Commission spéciale chargée de l’organisation de l’élection commence à enregistrer des possibles candidats. A cet instant, le seul candidat à la fonction suprême reste le leader du Parti Démocrate, Marian Lupu.

Si Marian Lupu n’obtient pas le 10 novembre le nombre requis de voix (61 sur 101), un deuxième tour de l’élection aura lieu au terme de 10 jours. Au cas d’échec du second scrutin, des nouvelles élections seront organisées lors d’un délai de 30 jours depuis la date du scrutin ordinaire, soit le 10 décembre au plus tard.

Si aux élections répétées les députés n’aboutissent toujours pas à élire le chef de l’état, le Parlement sera dissous par le Président par intérim et des élections législatives anticipées auront lieu. La date de ces élections ne pourrait pas être établie avant le mois de juin 2010. Par conséquent, les élections proprement dites pourraient avoir lieu en août 2010, compte tenu du fait que la campagne électorale dure 45 jours.

Notons dans ce contexte que la législation moldave n’autorise pas deux dissolutions du Parlement et donc deux élections anticipées pendant une seule année, raison pour laquelle les nouvelles anticipées ne pourront pas être annoncées avant juin 2010 (la date des dernières anticipées avait été fixée en juin dernier).

Rappelons aussi que les élections présidentielles programmées pour le 23 octobre dernier avaient été reportées vu, d’un côté, le fait qu’un seul candidat à la fonction suprême dans l’état avait été enregistré et, d’autre côté, les ambiguïtés et les lacunes dans la législation en vigueur sur l’élection du chef de l’état – tandis qu’un avis de la Cour Constitutionnelle demandait qu’il existe de la concurrence lors de la procédure d’élection, la Constitution permettait l’élection du Président, même s’il y a un seul candidat.

Entre-temps, les députés ont adopté des modifications législatives afin d’éliminer ces ambiguïtés.