Un festival dédié aux droits de l’homme

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Article de Marion Roussey

Du 2 au 9 décembre 2011, le cinéma Odéon ouvre ses portes aux droits de l’homme et invite les spectateurs à venir visionner une série de films traitant du sujet. Organisé pour la quatrième année consécutive par l’Institut pour les Droits de l’Homme de Moldavie (IDOM), le festival comprend neuf films et documentaires, réalisés par des régisseurs étrangers et moldaves et diffusés gratuitement dans les villes de Chisinau et Balti.

Lors de la cérémonie d’ouverture le vendredi 2 décembre, le Premier Ministre Vlad Filat est venu saluer l’événement, félicitant le réalisateur Valeriu Jereghi pour son film « Arrivederci ». Il a aussi souligné devant la presse, l’importance qu’accorde le gouvernement moldave à ce genre d’événements, lequel a associé le geste à la parole en attribuant pour la première fois une contribution financière au festival.

De nombreuses ONG ont participé à la cérémonie, telles Amnesty International et Genderdoc-M (association œuvrant pour la défense des droits de la communauté gay et lesbienne de Moldavie). Pour Vanu Jereghi, directeur de IDOM, ce festival revêt une grande importance. Il permet de promouvoir des droits qui ne sont pas suffisamment reconnus et défendus en Moldavie et de sensibiliser une plus grande part de la population. L’année précédente, le festival avait attiré plus de 2000 spectateurs, dont une grande majorité de jeunes.

Vanu Jereghi, directeur de IDOM
Vanu Jereghi, directeur de IDOM

Fondée en 2007 par un groupe de juristes, l’organisation IDOM se donne pour mission la défense des droits violés par la République de Moldavie ou les particuliers, au regard du droit international tel que défendu par les Nations Unies, l’Union Européenne ou encore l’OSCE. Publiant de nombreux rapports chaque année, la structure intervient principalement auprès de quatre catégories de victimes : les personnes atteintes du SIDA, les patients, les personnes atteintes d’un trouble mental et les victimes de torture ou de discrimination.

Des films internationaux et des thèmes d’actualité

Pour son film « Arriverdeci », le réalisateur Valériu Jereghi a obtenu quinze prix internationaux, notamment lors de festivals se déroulant à Vienne et en Ukraine. Tourné en noir et blanc, il évoque l’histoire douloureuse de deux enfants moldaves, restés vivre seuls dans un village alors que leur mère est partie travailler en Italie. Le scénario est connu en Moldavie. Il affecte de nombreuses familles. Que ce soit ici ou ailleurs, l’immigration marque nos sociétés depuis le milieu du 20e siècle, accompagnant le développement de la mondialisation.

Dans le même registre, le film « Anita » qui décrit le quotidien d’une jeune argentine atteinte de trisomie ou encore le documentaire réalisé par le journal Ziarul de Garda, évoquant des thèmes tels que la lutte des femmes pour l’égalité des sexes, l’avortement, l’accès aux soins médicaux ou encore les ravages de l’alcool. Tous ces films ont un point commun : ils abordent des sujets sensibles, visibles dans toutes les sociétés et pas toujours faciles à solutionner.

Le 6 décembre 2011