Le chêne d’Etienne le Grand

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A part les nombreuses constructions en bois bâties par Etienne le Grand, des chênes plantés par le grand voïvode nous relient aux époques d’antan.

En 1470, lorsqu’ Etienne le Grand revenait d’une bataille acharnée avec les Tatares, il fit halte à l’ombre d’un chêne. Tout en regardant le ciel à travers les rameaux de l’arbre, Etienne remarqua à quel point le chêne était grandiose et il décida de faire construire tout près une église, en l’honneur de sa victoire récente, comme il avait l’habitude. A l’époque, le chêne avait environ 200 ans.

Pendant les invasions tatares et turques, les gens de la région se servirent du creux de ce chêne pour y cacher les plus précieux objets de culte : icônes, encensoirs, livres.

En 1825, lorsque l’église en pierre fut construite, les icônes conservées auparavant dans l’église en bois furent cachées dans le creux pour les protéger contre la profanation. Au fur et à mesure que le temps passait, le creux s’est fermé, le chêne ayant ainsi englouti pour toujours les objets cachés.

L’église en pierre fut construite suivant les traditions moldaves, étant munie de deux clochers à deux niveaux, placés, comme l’entrée, dans la partie sud de l’église, ce qui contrevenait aux canons de l’architecture ecclésiastique orthodoxe. Ce fait confirme l’influence des traditions populaires de construction des maisons paysannes.

La sainte demeure de la commune de Cobilnea est le dernier exemplaire de construction fidèle aux traditions de l’architecture moldave médiévale. Le chêne qui pousse tout près de l’église est estimé être le plus vieux en Moldavie et, probablement, en Europe aussi. Son âge est d’environ 800 ans. Ce témoin oculaire d’un grand nombre d’événements historiques résiste dignement à la succession des siècles.
Etant un remarquable monument de la nature, ce chêne séculaire est également un des plus importants symboles du passé glorieux de la Moldavie.

Depuis plusieurs dizaines d’années, en été, à l’ombre de cet arbre grandiose et légendaire, se déroule le Festival National de Musique Populaire intitulé « A l’ombre du vieux chêne ».