Référendum du 5 septembre 2010

Article par Gilles Ribardière

Gilles Ribardière
Gilles Ribardière

Il y a 19 ans, la République de Moldavie obtenait son indépendance. Une semaine après la commémoration de cet événement historique, une nouvelle page de l’histoire de ce pays devrait être écrite : en effet les citoyens moldaves sont appelés à se prononcer sur une formule qui devrait sortir leur pays de l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis plusieurs mois - le Président de la République serait désigné au suffrage universel direct. Une étape importante vers un fonctionnement normal des institutions peut donc être franchie le 5 septembre au soir.

L’Union Européenne appuie le processus. Elle vient notamment d’allouer une aide de 1 million de lei pour le financement du scrutin. Une telle aide montre bien que les instances européennes espèrent un vote positif, ce qui faciliterait la poursuite du dialogue en vue de l’intégration dans l’UE.

Si il semble bien que le résultat ne fait pas de doute, il faut rester prudent quant aux sondages, ce qui explique la raison pour laquelle nous nous gardons bien ici d’en faire part. S’ajoute l’inconnue de l’abstention.

Si on s’en tient à l’hypothèse d’un résultat en faveur de la réforme constitutionnelle, s’engagera alors rapidement la campagne présidentielle (le premier tour du scrutin se tiendrait le 14 novembre).

Ensuite, quel que soit le résultat, il conviendra d’être vigilant sur la question de l’équilibre des pouvoirs ; ainsi faudra-t-il éviter au sommet de l’Etat des situations conflictuelles alors que les défis sont considérables comme, par exemple, l’amélioration de la vie quotidienne des Moldaves.

Attendons pour l’heure le résultat du référendum avec le souhait d’une forte participation, et l’espoir d’une réelle avancée dans le processus démocratique.