Le référendum : deux jours avant

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Article par Gilles Ribardière

A trois jours du référendum au terme duquel serait ouverte la voie d’une élection du Président de la République au suffrage universel, on ne ressent pas de fièvre particulière dans la capitale. Nous sommes loin de la profusion de tracts et d’affiches que l’on voit en pareille circonstance en France.

En fait, à l’entrée d’un parc dans le centre de Chisinau, on peut croiser un stand discret avec deux militants esseulés ; on voit sur les grands axes quelques grands panneaux publicitaires avec la photo des leaders des partis, ce qui a fait dire à un de mes interlocuteurs - qui ne participera pas au scrutin - que des citoyens pensent que ce 5 septembre il s’agit déjà de désigner le Président !

La communication politique passe aussi par des débats télévisés, par des spots… Mais vraiment la discrétion semble de mise.

Pourtant il ne semble pas y avoir beaucoup d’inquiétudes quant au taux de participation : le plancher de 33% serait atteint, mais espéré bien au delà, pour donner une réelle légitimité au résultat.

Ce qui peut être encourageant c’est d’entendre des jeunes qui s’engagent dans une démarche citoyenne offensive avec un bel enthousiasme. Ils parlent de « devoir » à remplir, et militent pour que la population prenne en main son destin. Espérons qu’ils ne seront pas déçus dimanche soir.

Le 3 septembre 2010