Nouveau gouvernement et violences à Chisinau

L’investiture hier, le 20 janvier 2016, du nouveau gouvernement moldave, a été accompagnée par des protestations et altercations sérieuses à Chisinau. 57 députés (sur le total de 101 députés moldaves) ont exprimé leur vote de confiance au nouveau cabinet de ministres lors d’une séance spéciale qui a duré moins d’une demi-heure et qui, contrairement aux normes en vigueur, n’avait pas été annoncée à l’avance. Le candidat à la fonction de premier ministre, Pavel Filip, n’a même pas présenté son programme de gouvernement et, par conséquent, des débats à ce sujet n’ont pas eu lieu.

Ce fait a éveillé le mécontentement des groupements parlementaires des communistes et des socialistes qui ont boycotté le très bref discours de Pavel Filip.

En même temps, des centaines de personnes, mobilisées par le leader socialiste, par celui de la formation politique « Patridul Nostru » et par les représentants de la Plate-forme civique « Dignité et Vérité » (qui protestent non-stop depuis le 6 septembre 2015 contre l’actuel pouvoir) ont manifesté devant le siège du Parlement, en signe de protestation contre le nouveau cabinet de ministres et la procédure abusive de son investiture.

Les manifestations ont dégénéré en violences. Il y a des voix qui affirment que des provocateurs ont été infiltrés dans la foule.

Le 21 janvier, les manifestations se poursuivent.