Les effets sur la Moldavie de l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne

BASESCU FACE AUX PARADOXES

Il n’est pas exclu que, bientôt, le nombre des personnes qui demandent la citoyenneté roumaine soit plus vaste que celui des populations de la communauté roumaine de Moldavie. La situation semble paradoxale, mais elle est basée sur des informations concrètes. Les officiels de Bucarest estiment que près de 1,5 million de Moldaves seront enregistrés comme désirant détenir un passeport qui leur offrira la liberté de mouvement dans l’espace européen. Cette constatation vient du Président Traian Basescu, qui s’est constamment déclaré en faveur du rapprochement avec la Moldavie.

Basescu a déclaré, citation du « Roumanian Global News », qu’il a peur que très bientôt le niveau des populations d’ethnie roumaine de Bessarabie qui demandent la citoyenneté à la fin de 2007 soit de 1.500.000. Le Président a dit qu’il existe déjà 500 millions des demandes de citoyenneté ; sur chaque dossier il y a au moins un citoyen (parce qu’il y a des demandes où toute la famille demande la citoyenneté) qui veut prendre un rendez-vous pour déposer le dossier .

« Notre évaluation est qu’actuellement, on a 800 mille citoyens qui sollicitent la citoyenneté, et on évalue qu’à la fin de l’année on arrivera à 1,5 million sur les 3,8 millions des citoyens de la Moldavie », dit Basescu.Le chef d’Etat a mentionné que ce nombre dépasse le niveau de la population ethnique roumaine de Moldavie. « J’ai peur qu’on dépasse le niveau de la communauté roumaine de Moldavie parmi ceux qui sollicitent la citoyenneté dans la période suivante », dit Basescu.

LES MOLDAVES SONT ATTENDUS POUR LE TRAVAIL EN ROUMANIE

D’après les statistiques publiées par le Gouvernement de Chisinau, la population de Moldavie est approximativement de 3.600.000 habitants, chiffre qui arrive à 3.800.000 si on prend en considération aussi les territoires de l’Est de Nistru et Bender. Parmi les citoyens moldaves, les 2/3 sont d’ethnie roumaine. Basescu a précisé qu’il a expliqué aux commissaires européens ce point : il est essentiel qu’on donne à la Moldavie une perspective européenne, pour que les Moldaves aient la liberté de vivre et travailler en Roumanie sans avoir la citoyenneté roumaine.

« C’est parce qu’il est essentiel- et j’ai expliqué cela au président Barroso, tout comme au-vice président Frattini - qu’il soit donné à la Moldavie une perspective européenne afin que les tentatives faites par les citoyens moldaves pour bénéficier du droit à la mobilité du travail, soit légitime en vue d’une demande de la citoyenneté roumaine », a dit Basescu. La Roumanie a, présentement, encore besoin de 200 mille personnes pour entrer dans l’espace du travail et ceci se réalisera si la Moldavie devient membre de l’UE, a commenté le président roumain.

L’ACCORD

les Présidents de la Moldavie et de Roumanie
les Présidents de la Moldavie et de Roumanie

D’une autre côté, il a insisté sur le fait qu’il existe un accord avec le président Vladimir Voronin : le soutien de la Moldavie « pour réaliser des progrès en vue de l’intégration ». « On a cet accord de soutien au progrès pour l’occidentalisation et on y travaille de toute notre capacité. Voilà l’une des nos préoccupations dont on peut dire qu’elle représente un intérêt national pour la Roumanie et qu’on propose dans le cadre de l’UE par les moyens spécifiques de notre activité dans cette structure immense », a dit Basescu.

LA SOLUTION DES LIBERAUX

Cette opportunité - utiliser la citoyenneté roumaine comme moyen pour représenter les intérêts de Bessarabie - a été déjà saisie par les formations politiques de la Moldavie.

Le Parti National Libéral (PNL) de Moldavie pense que le pays a des chances d’être représenté au Parlement Européen après les prochaines élections, parce que beaucoup de Moldaves ont la citoyenneté roumaine, a annoncé le président de la formation, Vitalia Pavlicenco. Pavlicenco soutien le fait que la Bessarabie doit organiser une campagne électorale importante pour les élections européennes. « On pense participer à ces élections même si l’on n’est pas Etat membre de l’UE, parce qu’on a beaucoup des citoyens européens », a déclaré la présidente du PNL. Le Parti, enregistré auprès du Ministère de la Justice le 2 février dernier, a annoncé que sa priorité majeure est de signer un « accord partenarial stratégique pour l’Europe » entre la Moldavie et la Roumanie, dans le cadre du concept de l’Union Inter-Etats, proposée par la formation comme le plus efficace et rapide moyen d’adhérer à l’UE.

Cette proposition permettra à la Moldavie d’arriver aux standards européens et de s’intégrer parmi les structures communautaires d’ici 2017, soutient aussi le vice-président du PNL, Anatol Taranu. Une telle union représentera de plus une solution pour le règlement du conflit avec la Transnistrie, a mentionné le politicien cité par l’Agence du Bucarest Prompt Media.

Commentaire de RGN - presse et Prompt Media, Bucarest, publié le 13 février 2007 sur www.deca.md, choisi par Nadejda Demian, traduit par Irène Tudos et corrigé par Michèle Chartier