Le 7 avril 2009 : violentes protestations à Chisinau

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Le 7 avril, à Chisinau ont éclaté des protestations qui ont mené à des violences. Des milliers de jeunes sont sortis dans la rue centrale de la capitale moldave en signe de protestation contre les fraudes électorales commises, à leur avis, pendant les élections législatives du dimanche 5 avril.

Les manifestations ont commencé sur la Place centrale de la ville –la Place de la Grande Assemblé Nationale - ensuite les protestataires se sont dirigés vers le siège de la Présidence moldave. Les groupes de jeunes munis de drapeaux Moldaves, Roumains et de l’Union Européenne scandaient des slogans anti-communistes.

Au bout d’une heure de protestations pacifiques, les premières violences ont commencé. Des éléments incontrôlables ont lancé des pierres contre les vitres du siège de la Présidence moldave, ensuite ils ont même réussi à rompre le cordon de policiers et à entrer dans le bâtiment qu’ils ont en grande partie dévasté.

Des leaders des partis d’opposition étaient parmi les manifestants, ils appelaient au calme, sans que leurs appels soit suivis.

Dans l’après-midi, c’est le siège du Parlement, situé en face de la Présidence, qui est devenu la cible des protestataires. Ce bâtiment a été, lui-aussi, dévasté. Plusieurs étages ont été incendiés.

On parle de dizaines de blessés, parmi les protestataires et la police,
Les trois partis d’opposition qui ont accédé au Parlement conformément aux résultats provisoires des élections (le Parti Libéral, le Parti Libéral-Démocrate et l’Alliance « Notre Moldavie ») ont diffusé une déclaration dont voila les points forts :

1. Des fraudes électorales ont été commises pendant les législatives du 5 avril 2009, les résultats annoncés sont falsifiés.

2. La Commission Electorale Centrale doit suspendre l’annonce des résultats provisoires et finaux des législatives jusqu’à ce que toutes les contestations soient examinées.

3. Soumettre les listes électorales à un double contrôle.

Dans la soirée du 7 avril, les manifestants ont créé un Comité du Salut National réunissant des représentants des organisations des étudiants et de la société civile, mais aucun politicien. Ce Comité a assumé le contrôle des manifestants et se propose d’organiser des élections législatives anticipées.

Pendant la nuit du 7 au 8 avril, des manifestants ont brisé des vitrines de magasins situés dans les rues adjacentes à la place centrale de la ville.

La police a arrêté plus d’une centaine de protestataires.

Dans la matinée du 8 avril, les protestations ont recommencé. Jusqu’à l’heure de diffusion de cette information, on n’a pas signalé des violences.