7 avril 2009

7 avril 2009 - une date qui a déjà été inscrite dans l’histoire de mon pays. Je me souviens parfaitement de ce jour-là, quand toute la Moldavie a été troublée par les événements se déroulant à Chisinau. C’est un peu difficile d’écrire cet article car je suis vraiment émue à cause de ces événements.

Mille étudiants sont sortis dans la rue pour protester contre la fraude, selon eux, des élections parlementaires de cette année-là, contre le mensonge, contre la censure, contre la limitation des droits des hommes, contre la corruption, contre le gouvernement du parti communiste.

Toutefois les manifestants ont commis des erreurs assez graves, comme par exemple arborer le drapeau d’un autre Etat, fait qui a attiré l’attention de la police et a provoqué la révolte de l’opinion publique.

Les actes de vandalisme dans les bâtiments des institutions d’Etat représentent une question sans réponse jusqu’à présent. Des jeunes, ivres, ont-ils commis ce délit ou d’autres forces obscures ont-elles manipulé cette action ? Il y a eu des brutalités, de la violence, des coups de poing, du sang, des enlèvements sans raison de jeunes hommes et de jeunes filles par les forces de l’ordre de la Moldavie. On a parlé « des couloirs de la mort » ; et puis il y a eu la mort de Valeriu Boboc . Ces souvenirs provoquent de la douleur car les sacrifices ont été multiples.

Ces événements ont changé le cours de la politique moldave. Un des résultats a été que la coalition démocrate a écarté le parti des communistes. Toutefois, la lutte continue. La crise politique n’est pas finie. Elle sera passée seulement lorsque la stabilité politique et le bien-être du peuple, tant désirés par mille jeunes moldaves et Valeriu Boboc, seront les piliers de notre Etat. On espère se convaincre que la mort de Valeriu Boboc ne l’a pas été en vain et que les protestations du 7 avril n’ont pas été le résultat des jeux politiques.

Cristina Burlacu