Chopin joué à Chisinau par un pianiste italien.

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La semaine passée, un public d’élite a écouté à la Philharmonie Nationale un concert extraordinaire pour piano, exécuté par le musicien italien Raffaele Scognamiglio. La grande surprise de la soirée a été le fait que le pianiste - qui exerce à présent la fonction de Secrétaire Général de l’Association des Entrepreneurs Italiens en Moldavie - a exceptionnellement joué, à Chisinau, Chopin, Tchaikovski et Sinding, sans se servir de notes.

« J’ai choisi ce programme parce que la musique romantique est la plus proche de ma sensibilité », a mentionné le pianiste. Depuis quatre ans qu’il habite en Moldavie, Raffaele Scognamiglio est devenu une présence très intéressante dans notre environnement artistique et le milieu d’affaires. A la demande des universités de Chisinau, il est professeur de langue italienne à l’Université d’Etat et à l’ULIM.

Après des études classiques et universitaires de littérature italienne, Raffaele Scognamiglio a fait des études de musique au Conservatoire de Padoue. Dans les années 1980-1990, le musicien a développé une activité de concertiste en Allemagne et en Autriche. Il a été le directeur du théâtre « Giuseppe Verdi » de Padoue. La Commission Européenne a accordé à Raffaele Scognamiglio le titre de « promoteur de la musique classique pour les jeunes musiciens » car il est le fondateur du Concours International pour les interprètes de musique lyrique d’Italie.

Malgré l’opinion selon laquelle, depuis quelque temps, il y aurait moins de gens passionnés pour la musique classique, à la faveur d’autres genres musicaux (parfois de mauvaise qualité), le pianiste italien est d’un avis contraire. Il aime le public moldave, qui suit avec un très grand intérêt les programmes de concerts de Chisinau. « En Italie, les concerts sont suivis avec le même intérêt. Par ailleurs, je voudrais mentionner que les Italiens ont négligé le maintien des traditions de la musique populaire et folklorique, mais en Moldavie elles sont respectées et appréciées », dit Raffaele Scognamiglio.

Le musicien a exprimé son regret que les relations culturelles entre l’Italie et notre pays soient rares et qu’il y ait peu de cas où viennent des chanteurs italiens. « Je pense que les responsables de la culture de Moldavie doivent se faire connaître davantage, en entamant un dialogue avec les personnalités de la musique italienne », a ajouté le pianiste.

Article publié dans le journal „Timpul“, traduit par Nelu Ivascu, élève en X-ième de Cahul. Relecture - Michèle Chartier.