Appel à contributions : La Francopolyphonie

À l’occasion de la septième édition de son colloque annuel La Francopolyphonie , l’Institut de Recherches philologiques et interculturelles (ICFI) de l’Université Libre Internationale de Moldavie (ULIM) à Chişinău, lance un appel à communications sur le thème :

L’interculturalité à travers la linguistique, la littérature et la traduction

Structurés sur deux axes - francophone et hispanophone - les vecteurs suivants de recherche sont proposés :

 Anthropologie(s) et philosophie(s) de l’unité dans la diversité

 La linguistique contrastive et interculturalité

 Didactique des langues et interculturalité

 Pratiques traductologiques et interculturalité

 Stéréotypes (inter)culturels et imagologie littéraire

 Morale, éthique et communication interculturelle

 Voyages et interculturalité

 Expériences interculturelles migratoires.

Les propositions de communication (titre, résumés) devraient parvenir par courrier électronique à l’adresse inst_cult2006 chez yahoo.fr avant le 15 décembre 2011.

Les textes définitifs seront reçus jusqu’au 15 avril 2012. Les consignes de rédaction sont disponibles sur le site http://lafrancopolyphonie.blogspot.com. Les textes les plus représentatifs seront publiés dans l’édition 2012 de la revue La Francopolyphonie. La taxe de participation et de diffusion est de 30 €.

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L’interculturalité à travers la linguistique, la littérature et la traduction

La diversité culturelle, condition humaine par excellence, a été de tous les temps une interrogation constante : comment concilier unité et pluralité des valeurs et des cultures ? Faut-il araser ou consacrer les différences ? Faut-il favoriser ce qui divise ou ce qui rassemble ? Comment est-il possible de discuter de l’altérité et d’interagir dans une optique de problématique dynamique ? Où se situe le lieu idéal à la formation rationnelle de l’homme démocratique et cultivé pluriel ?

Ce questionnement actuel de l’interculturalité est redevable à la fois de la philosophie (phénoménologie), de la sociologie (compréhensive et interactionniste), de l’anthropologie (de la postmodernité, théorie complémentariste), de la psychologie sociale (représentations, catégorisations), de la (géo) politique (le vivre ensemble), etc. Située à la frontière du savoir et de l’agir, l’interculturalité ne signifie pas seulement reconnaître la valeur de la dissemblance, de l’écart et/ou de l’opposition des cultures, mais aussi reconnaître leurs échanges constants, la „contamination” réciproque et la fécondité collatérale – caractéristiques inhérentes de la civilisation humaine. Pour ce faire, le paradigme interculturel requiert également un engagement conscient et affectif, éléments que l’on retrouve essentiellement dans les langues, les littératures, la traduction et l’enseignement – disciplines fondatrices des sciences humaines et de la nature humaine. Mission d’autant plus compliquée, parce que, par rapport à la culture partagée (un vécu qui échappe au contrôle conscient, construit plutôt sur l’imitation que sur la réflexion) la culture savante s’apprend, s’acquiert, se cultive et nécessite a priori des efforts réfléchis, délibérés, perspicaces, soutenus et méthodiques dans le but noble et ultime de devenir culture partagée en utilisant une idéologie de la solidarité et des pratiques d’enseignement constructivistes.

En aval des diverses perspectives métathéoriques, qui structurent les débats actuels sur le concept d’interculturalité, ce Colloque vise plutôt à mettre en exergue la phénoménologie pragmatique du concept en débat, mettant de concert des conceptions et des pratiques interculturelles dans les domaines mentionnés, qui seraient complémentaires et correspondraient bien à un véritable changement de perspective dont il faudrait apprécier le sens, la portée, la valeur, mais aussi les risques.