Édition spéciale, avril 2010

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Interview avec Florent Parmentier, auteur du livre « Moldavie : les atouts de la francophonie »

Florent Parmentier, docteur en science politique, chercheur au Centre d’études européennes de Sciences-Po, vice-président de l’association d’amitié franco-moldave « Les Moldaviens » vient de faire paraître un nouveau livre sur la Moldavie - « La Moldavie : les atouts de la francophonie », (Editions Non Lieu, Paris 2010). Ses nouvelles investigations révèlent combien, en plus de liens culturels forts, la francophonie représente d’atouts pour l’émergence d’une Moldavie démocratique, européenne et prospère.

Le livre est déjà disponible dans les librairies, ainsi que pour vente en ligne ( y compris sur www.amazon.fr et www.livre.fnac.com )

Florent Parmentier a aimablement répondu aux questions de Gilles Ribardière, rédacteur du site www.moldavie.fr .

- Quels sont les objectifs de votre livre ?

- Cet essai a une double origine. Il s’inscrit à la fois dans le cadre d’une activité associative avec « Les Moldaviens », qui agit en faveur de l’amitié franco-moldave, et en même temps dans une recherche universitaire plus large sur la région, commencée il y a près de dix ans.

Ce parcours et cette expérience ont suscité plusieurs interrogations qui sont au cœur de cet ouvrage : comment contribuer au développement des relations entre les deux pays, et plus largement de la Moldavie et du monde francophone ? A quoi se rattache l’attachement des Moldaves à la francophonie ? Qu’est-ce que la Moldavie peut nous dire plus largement sur le mouvement francophone aujourd’hui ?

L’ouvrage entend contribuer modestement à ces débats, en ouvrant de nouvelles pistes.

- L’appartenance à la francophonie peut-elle être un facteur de facilitation de l’intégration européenne ? Si oui, comment ?

  • Il n’existe bien sûr aucun critère linguistique pour entrer dans l’Union Européenne. Tout au plus, les institutions européennes sont concernées par le droit des minorités, rouage essentiel pour une démocratie consolidée.

En revanche, il faut bien prendre en compte le fait que la langue peut servir de vecteur de rapprochement. C’était le cas pour la Roumanie et la Bulgarie dans leur processus d’adhésion. Le partage linguistique permet le développement de contacts privilégiés au niveau des sociétés, des politiques et favorise également un rapprochement économique.

Plusieurs autres facteurs politiques entrent en ligne de compte, notamment le fait que les trois capitales des institutions européennes – Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg – sont francophones, qu’une partie significative des documents de travail est rédigée en français ou encore que la France tient une place importante dans le processus de prise de décision au niveau européen.

Plus localement, à Chisinau, la nouvelle « Maison des savoirs » a également pour vocation d’être un centre d’information privilégié sur l’Europe, aux côtés de l’Alliance française, par exemple.

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