Réalisations de l’art choral

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La musique chorale date en Moldavie des années 1940. A cette époque-là, presque dans tout village et toute ville moldaves il y avait des chœurs qui participaient tous les ans à divers concours et festivals. Leur répertoire était très varié : doinas (sorte de complainte) et ballades populaires, mais aussi des odes aux parti communiste et au pouvoir soviétique.

La chorale Doina

Les chœurs réunissaient des gens de divers âges et professions qui avaient en commun le grand amour pour la chanson. Parmi la multitude de chœurs, la Chorale Académique « Doina », fondée aux années 1930, promotrice fidèle de la culture musicale nationale. Tout au début, la chorale réunissait une trentaine de personnes. Ce n’est qu’après la guerre que la troupe s’élargit considérablement.
Imprégnées de lyrisme profond, mariées avec un tempérament impétueux, des chansons telles que „Of, lelita Marioara“, „Hulubita“, „Eu cint si joc“ enchantent par leur mélodicité et originalité.

Veronica Garstea

Depuis l’an 1962, la chorale “Doina” est dirigée par Veronica Garstea, une musicienne talentueuse qui s’est illustrée avec bonheur à la chanson dès son plus jeune âge. Ainsi depuis plus de 40 ans, Veronica Garstea dirige un chœur qui est en ascenssion continue vers la perfection artistique. Les morceaux musicaux interprétés par la chorale “Doina” touchent directement les âmes des auditeurs. La chorale excelle à interpréter „Dangate“ de Gavrilin et „Te Deum“ de Hendel, l’oratoire de Mozart pour orgue et chœur. La partie essentielle du répertoire de ce chœur comprend des chansons populaires et des œuvres classiques de Schubert, Händel, Haydn, Tchaїkovski, Borodin, Greceanu.

Piotr Ilitch Tchaikovsky
Piotr Ilitch Tchaikovsky

Un vaste répertoire qui n’oublie pas les locaux

Le chœur prête une attention particulière à la promotion des œuvres des compositeurs moldaves : les oratoires „Ştefan cel Mare“ de Ştefan Neaga, „Dimitrie Cantemir“ de S.Lungu et „Aurora“ de Gheorghe Neaga, les cantates „Celor vii din numele celor morti“ de Efim Lazarev, „Inima veacului“ et „Despre pace“ de Eugen Doga, „Despre Hirosima“ de Zlata Tcaci. L’interprétation de la ballade populaire „Mioriţa“ est une des plus importantes réalisations de la chorale “Doina”. Or, cette ballade est un chef-d’œuvre de la sagesse populaire.

Le compositeur moldave Stefan Neaga
Le compositeur moldave Stefan Neaga

Les chœurs d’enfants

L’art choral moldave est inconcevable sans la contribution des chœurs d’enfants. Pendant les années 1945-1985, toute école moldave avait au moins un chœur qui réunissait des élèves de tous les âges. Les chœurs scolaires participaient aux festivals des chœurs organisés annuellement dans tous les districts du pays. Les lauréats des festivals régionaux concourraient ensuite aux Festivals nationaux qui étaient des manifestations musicales magnifiques. Plusieurs chœurs d’enfants ont atteint le niveau professionnel de l’art choral, étant connus loin de la frontière de notre pays. Parmi ceux-là, le chœur « Lia-Ciocirlia ». Ce studio musical-choral fut fondé en 1973 dans le cadre du Palais National de Création des Enfants et des Adolescents grâce aux efforts du compositeur et chef d’orchestre Eugen Mamot. Depuis, ce chœur prête une contribution incontestable au développement de la culture chorale-vocale nationale moldave. Aux côtés des chœurs professionnels, « Lia-Ciocirlia » a participé à diverses manifestations culturelles déroulées dans plusieurs pays du monde. Le chœur a interprété un millier d’œuvres chorales en 12 langues, y compris la cantate „Gloria“ de Vivaldi, „Rasai, soare“ de Eugen Doga, beaucoup d’œuvres de Eugen Mamot, des cantiques, des romances, des chants patriotiques, des chants et des hymnes religieux.