Les vers de la Moldave Viorica Demici sollicités pour le Festival de San Remo

Viorica Demici
Viorica Demici

Viorica Demici a acquis une grande renommée après la prestation de Geta Burlacu au concours „Eurovision-2008”. C’est elle qui a écrit le texte de la chanson : « A century of love » (Un siècle d’amour”) chantée par Geta. Ses vers touchent l’âme. Sa poésie est chantée aussi par les chanteuses Natalia Barbu, Alexa, Cătălina Cărăuş, par les troupes „Millenium” et „ Cuibul”. Récemment, avec le support de la compagnie ORANGE, elle a lancé sa première plaquette de poésies intitulée „Un alt decor” („Un autre décor”), éditée aux Editions „Cartier”.

Le lancement s’est déroulé dans une atmosphère extraordinaire : la reine de la soirée était entourée par ses amis, en présence des diplomates étrangers accrédités à Chisinau, des hôtes de l’étranger et de ses proches. A la fin de cette fête, Viorica Demici s’est exprimée dans un récital touchant. Jérôme Poulain, le directeur marketing ORANGE a manifesté sa satisfaction pour leur collaboration, en lui offrant un grand bouquet de roses.

La vice-ambassadrice des Etats-Unis en Moldavie, Mme Kelly Keiderling, présente à cette soirée, a été la première personne à avoir lu le texte de la chanson pour Eurovison. Natalia Barbu et Geta Burlacu ont félicité la jeune poète en chantant avec ardeur ses pièces. Viorica Demici est comme un coquillage à l’intérieur duquel on découvre de nouveaux vers, de nouvelles mélodies et d’autres couleurs.

Elle compose aussi de la musique qu’elle joue de la guitare elle-même : „Cânt pentru cei care învaţă să zboare / Cânt cu petalele mele pe raza de lumină a ochilor lor / Uşor, uşor / Să nu le sting vreun soare/Din întâmplare…”. „Je chante pour ceux qui apprennent à voleter/Je chante avec mes pétales sur les rayons de lumière de leurs yeux/Tranquille, tranquille /Pour ne pas éteindre leur soleil/Par hasard…”.

La poésie est la voix des anges, c’est une voie de communication à travers les symboles créés grâce au jeu des mots. C’est une sorte d’abstraction créée par ou à l’aide du concret”, nous a dit l’artiste. Récemment Viorica Demici a été sollicitée pour écrire des textes pour deux chansons que Ramona Badescu va présenter au Festival de San Remo, en Italie.

Entre l’Ambassade et l’art

Viorica a étudié le piano et la guitare, parallèlement à l’école primaire et les cours au lycée et durant cette période, elle a fait des essais lyriques. Elle est diplômée de la faculté de Langues Modernes de l’Université d’Etat de la Moldavie où elle a étudié l’art poétique et la versification. Elle détient un master en philologie et en études américaines.

Maintenant, elle travaille à l’Ambassade des Etats-Unis en Moldavie. Pendant ce temps-là, elle a obtenu plusieurs prix aux concours nationaux et internationaux de poésie, ainsi que des distinctions accordées par le Département d’Etat des Etats-Unis. Viorica Demici a collaboré à la réalisation du dictionnaire „Câte un pic", (« Petit à petit ») publié par les Edition Epigraf de Chisinau et elle a aussi enregistré, en qualité d’auteur de chant, un album discographique qui contient douze chansons sur des vers du volume récemment lancé.

J’ai découvert dans la poésie une dramatisation et une force accrues pour transmettre des états, des sentiments au moment où la poésie est chantée, et vice-versa ; car le mot donne une signification directe à la chanson. Par contre, je ne peux pas écrire sur la commande. Parfois, j’écris en avion : récemment lors d’un vol de 8 heures entre Barcelone et New-York, j’ai écrit les textes qu’Igor Dânga attend depuis longtemps pour son nouvel album musical. C’est finalement au dessus de l’Atlantique que les textes tellement attendus ont vu le jour” explique l’auteur.

Viorica Demici souhaite avoir plus de temps pour écrire, pour jouer de la guitare, pour lire, pour voyager, pour passer plus de temps avec sa plus belle création - son fils Paul Robertin - et pour aimer, selon Lucian Blaga „… des fleurs, des yeux, des lèvres ou des tombes".

Article par Angelina Olaru, publié sur http://www.timpul.md/article/2009/06/02/2440. Traduction - Liliana Anghel. Relecture – Michèle Chartier.