Ilian Garnet a été la grande révélation du concours international

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Ces derniers jours, le musicien moldave Ilian Garnet se trouve à Bruxelles, où il a participé à l’un des plus difficiles concours de violon du monde - le concours « Reine Élisabeth » de Belgique. Parmi les 83 participants admis au concours, Ilian Garnet a très bien passé les deux étapes du concours, arrivant même le 16 mai en finale. Mais en finale, d’après la presse belge, la bataille a eu lieu entre les derniers meilleurs concurrents – le plus âgé, Ilian Garnet de 25 ans et le plus jeune de 20 ans. Le classement des lauréats a été annoncé le samedi, 30 mai.

Une carrière internationale pour Ilian Garnet ?

Ilian a obtenu le IIIe prix, qui a prévu la somme de 15 mille euros et l’organisation de nombreux concerts. Ilian a été surclassé par Ray Chen (Australie, Ier prix) et Lorenzo Gatto – (Belgique, en deuxième position). Dans les deux prochaines semaines à Bruxelles, les 12 lauréats du concours vont présenter des concerts et le Galla des Lauréats aura lieu le mardi 16 juin, compétition à laquelle participera, bien sûr, Ilian Garnet avec les deux autres lauréats. Ils vont être accompagnés par le Royal Flemish Philarmonic, directeur Jaap van Zweden. D’après les organisateurs de ce concours, « La Reine Élisabeth » est un concours dédié aux musiciens déjà consacrés, qui sont prêts à se lancer dans une carrière internationale.

« Ilian a attiré l’attention du jury et l’a fasciné ! »

Le compositeur Constantin Rusnac, le président de l’UNESCO en République de Moldavie, qui a accompagné Ilian Garnet, a dit que ce jeune a été remarqué immédiatement, dès la première étape du concours, par le jury, mais aussi pas la presse belge. Le compositeur a précisé qu’il a écouté Ilian avec des larmes aux yeux quand il a joué et que le public l’a applaudi debout.

« Ilian a tiré toutes les possibilités de son violon. Il avait le meilleur archet…Les membres du jury se regardaient l’un l’autre – beaucoup d’interprètes étaient des disciples des spécialistes du jury – et ils ne comprenaient pas comment était né un tel talent. Il été surnommé « le génie », nous a dit Constantin Rusnac. Il a précisé que c’est l’un des plus difficiles concours de ce genre au monde, où « si tu n’as pas la force physique, si tu n’es pas bien préparé psychologiquement, tu n’as aucune chance, même si tu as du TALENT ».

Les concurrents enfermés pendant une semaine dans un château
En finale, les concurrents devaient interpréter d’abord une sonate pour violon et piano, une œuvre inédite, écrite exprès pour ce concours international du violon, et qui a reçu le grand prix 2009 au concours international de la composition, mais aussi un concert en option. La circonstance inédite c’est qu’ils ont étudié l’œuvre sans être aidés et, en plus, enfermés dans un château pendant une semaine.

Lors de la finale, en plus de l’œuvre gagnante du Grand Prix du Concours international de la composition, Ilian a interprété une sonate de Brahms, accompagné au piano par sa mère et aussi un concert de Chostakovitch. « Ilian a génialement joué le concert de Chostakovitch. La salle s’est levée et a applaudi à l’infini…Ilian a été une révélation à Bruxelles, une exception ! Cela a été un triomphe fantastique lors de ce concours », a dit Constantin Rusnac, en précisant encore que tous les 6 lauréats du concours international du violon « La Reine Élisabeth » sont inscrits dans « le livre d’or du monde » et sont considérés comme les plus grands musiciens qui existent en ce moment au monde.

Au concours « Reine Élisabeth », la soprano moldave Diana Axenti a triomphé aussi

Au chapitre Présences à ce festival, il y a eu un autre précédent. La soprano moldave Diana Axenti y a fait fureur. « Le public était debout et l’a écoutée en larmes quand elle a chanté Rimski-Korsakov, même si elle n’a occupé que la IVe ou Ve position. Après le concours, elle a été invitée à travailler au « Grand Opéra ». Diana a été celle qui a ouvert le chemin de la Moldavie à ce concours », affirme Constantin Rusnac. Tous les jeunes qui nous représentent exceptionnellement à l’étranger font un énorme effort, un travail assidu : 8 heures de répétitions par jour depuis leur enfance, parce que, même si l’on a du talent, on ne réussit rien sans travailler ».

Le périple de succès de Ilian Garnet

Ilian Garnet est né en 1983 à Saint-Pétersbourg, en Russie. Il a fait ses études à l’Académie de musique de Chisinau, dans la classe du professeur Boris Dubossarsky. Après, il a fait des études à l’Académie Sibelius, en Finlande. Dès l’âge de 9 ans, il a participé à plusieurs concours nationaux et internationaux, où il a reçu des prix importants. Il s’est distingué au concours « David Oïstrakh » : classé en IVe position en 2006 et IIIe position en 2008 ; au « Tibor Varga 2008, il a eu le Grand Prix.

Ilian a obtenu la Médaille d’Or aux Jeux Delphiques de Moscou, le Grand Prix au Concours International « Intermezzo » à Astana, au Kazakhstan (en 2007) et, aussi, en 2007- le Trophée du Concours International de violon et violoncelle d’Alma-Ata au Kazakhstan. Il a eu le premier prix à un extraordinaire concours en Suisse, où le directeur Simion Gamartin, Doctor Honoris Causa de l’Académie de Musique de Chisinau qui a assisté au concours a dit que Ilian était « de deux têtes plus haut que le lauréat du IIe prix ».

L’historique du concours « La Reine Élisabeth »

Le concours International du violon « La Reine Élisabeth » a lieu avec l’accord de la Reine Fabiola du Belgique et il est arrivé à sa 15e édition. Il est dédié à l’instrument favori de la Reine – le violon - et il permet, d’après les organisateurs, la découverte de nouveaux violonistes. Les lauréats de cette année ont complété la liste des noms déjà inscrits en palmarès du concours : Leonid Kogan, Jaime Laredo, Gidon Kremet, Yuzuko Horigome, Vadim Repin, Nicolaj Znaider, Baiba Skride, Sergey Khachatryan etc. Comme tous les ans, les membres du jury ont donné des cours publics de master-class pendant la durée du concours (4 mai – 16 juin). Au mois de juillet, auront lieu plusieurs concerts avec la participation des lauréats de ce concours.

Article publié sur http://www.flux.md, traduit par Tatiana Spoitoru. Relecture – Michèle Chartier.