Les habitants de la capitale moldave affrontent le froid

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Le 3 novembre dernier, dans la ville de Chisinau, la capitale moldave, a commencé la saison de chauffage.

Le 5 novembre, SA „Termocom” qui est le principal fournisseur d’énergie thermique de la ville, a interrompu la livraison du chauffage centralisé et de l’eau chaude vers une grande partie de la ville, ainsi que vers toutes les banlieues. Depuis, la ville reste dans le froid, bien que le mercure n’affiche pas plus de 7-8 degrés pendant la journée et descend au dessous de zéro pendant la nuit

Le 3 novembre dernier, dans la ville de Chisinau, la capitale moldave, a commencé la saison de chauffage.

Le 5 novembre, SA „Termocom” qui est le principal fournisseur d’énergie thermique de la ville, a interrompu la livraison du chauffage centralisé et de l’eau chaude vers une grande partie de la ville, ainsi que vers toutes les banlieues. Depuis, la ville reste dans le froid, bien que le mercure n’affiche pas plus de 7-8 degrés pendant la journée et descend au dessous de zéro pendant la nuit.

La situation est d’autant plus dure compte tenu du fait que les hôpitaux, les jardins d’enfants et les écoles n’en ont pas été épargnés. La température moyenne dans ces institutions varie entre 9 et 16 degrés Celsius et elle est maintenue à l’aide des réchauds électriques. Mais d’autre part, les réseaux électriques résistent à peine à la pression accrue et la situation risque de s’aggraver si cet état de choses persiste.

Le motif invoqué de la coupure du chauffage central par „Termocom” est l’interruption de la livraison de gaz naturel par SA „Moldova-Gaz” à cause de la dette accumulée pour la consommation du gaz.

„Termocom” accuse la mairie de Chisinau de cette situation alarmante, tandis que le maire de Chisinau, Dorin Chirtoaca, qualifie la situation créée de « chantage absurde et stupide de la part de „Moldova-Gaz” » dont le gouvernement moldave est un actionnaire. Dans son optique, ce « coup criminel » contre les enfants n’a pas de justification légale, car „Moldova-Gaz” adresse des revendications à la mairie sans avoir des relations juridiques avec celle-ci. Selon la directrice du Département Finances de la mairie, les institutions d’enseignement de Chisinau n’ont pas de dettes pour la consommation d’énergie thermique.

La situation dans les hôpitaux, surtout dans ceux pour enfants, n’est pas meilleure, raison pour laquelle on n’y place les malades que dans des cas d’urgence.

Le 7 novembre, le conseil municipal Chisinau a voté l’allocation de 36 mln lei demandés par « Termocom » pour l’acquittement de sa dette à « Moldova-Gaz ».

Malheureusement, ce fait n’a pas débloqué la situation. En plus, « Moldova-Gaz » a annoncé le lundi, 10 novembre, la réduction par 30% du volume du gaz livré vers CET-1 et CET-2, deux autres fournisseurs d’énergie thermique, à cause de la dette pour le gaz consommé.

L’administrateur de « Termocom » a déclaré que la livraison de l’agent thermique sera reprise quand la mairie aura éteint le total de ses dettes à cette société qui se chiffre à plus de 140 mln lei. A part cela, on demande la majoration des tarifs à l’énergie thermique.

Le maire Dorin Chirtoaca. Photo : www. wikipedia.org
Le maire Dorin Chirtoaca. Photo : www. wikipedia.org

Le maire Dorin Chirtoaca a demandé la livraison immédiate et non-conditionnée du chauffage, mentionnant que le problème des tarifs doit être discuté séparément. Il a aussi fait savoir que la mairie a éteint 70% de sa dette historique au fournisseur, tout en rappelant que l’ancienne municipalité n’avait acquitté que 30% de ce montant.

Le 11 novembre, s’est tenue une réunion à ce sujet avec la participation des représentants de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International, de la Commission Européenne et du gouvernement moldave. Les responsables de „Moldova-Gaz” et de „Termocom” n’ont pas honoré l’invitation à cette réunion.

Selon le maire Dorin Chirtoaca, les représentants des organismes internationaux se sont montrés étonnés du fait que le gouvernement ne se soit aucunement impliqué dans cette situation.

D’autre part, toujours le 11 novembre, le service de presse du gouvernement moldave a diffusé un communiqué relatif au problème du chauffage dans la ville de Chisinau. « Les habitants de Chisinau sont devenus des otages des ambitions politiques et de l’incompétence administrative et économique du maire général », est-il dit dans ce document, « l’exécutif ne peut pas continuer à jouer le rôle d’observateur passif ». Le gouvernement affirme qu’il va redresser cette situation qualifiée de « catastrophe humanitaire imminente » et a déjà développé un plan complexe d’actions censé permettre de recommencer la livraison du chauffage dès le 12 novembre.

A ce sujet, le maire Dorin Chirtoaca a mentionné que cette initiative du gouvernement était prévisible et ne fait que confirmer ses affirmations antérieures que la livraison de gaz naturel avait été bloquée et ne sera reprise que sur l’indication du gouvernement. Il considère que par cette mesure on souhaite utiliser tous les moyens pour diffamer l’image de la mairie.