L’école de Moldavie vue par les yeux des Moldaves qui font leurs études en Occident

0 vote

Cinq étudiants ont fait part de leurs expériences en Occident et ont raconté comment este vue l’éducation de Moldavie depuis les campus universitaires du monde entier.

Il y une décennie, c’était un luxe de faire des études à l’étranger, tandis qu’à présent beaucoup plus de jeunes moldaves aspirent aux meilleures écoles du monde, aidés soit par leurs parents, soit par leurs performances académiques. Depuis l’extérieur, l’éducation de Moldavie est vue comme rudimentaire, avec des bibliothèques pauvres et des élèves endoctrinés de vielles théories.

« Chaque université britannique a accès en ligne à une centaine de publications où on peut trouver un énorme volume d’informations. J’ai fait mes études en Média et Arts et j’ai eu accès, comme le reste de mes collègues, aux plus nouvelles technologies. J’ai bénéficié d’un studio TV performant, doué d’une cabine de montage, de caméras vidéo et de lumières de dernière génération. Ce sont des choses dont je n’aurais jamais bénéficié en Moldavie », raconte Lidia Scarlat (22 ans), diplômée de l’Université Royal Holloway de Londres.

« Ici, les étudiants sont libres de tous les points des vue. A l’Université de Bologne, comme dans le reste des écoles européennes, les étudiants créent leur propre agenda, en dépendance de leurs intérêts », dit Elena Pantazi.
Autonomie ne signifie pas chaos, pense Cristian Josan (20 ans), étudiant à Budapest.

« La liberté au sein des écoles de Hongrie te fait une personne responsable. C’est parce que les étudiants sont conscients que trois absences à une matière veut dire échec, sans aucune exception », précise le jeune qui, pendant une année, a réussi à accumuler un score maximum aux examens.

« En Espagne, tant à la licence qu’au master, on met l’accent sur la qualité, pas sur la quantité, aussi que sur le développement de la pensée critique et celle analytique. La relation entre professeur et étudiant est d’amitié, et la situation académique est quelque chose de confidentiel », raconte Mariana Butnaru qui a bénéficié d’une bourse Erasmus de Master à l’Université Deusto de Bilbao.

« Les bibliothèques représentent des lieux qu’on ne veut pas quitter. C’est curieux que si un étudiant a besoin d’un certain livre dont la bibliothèque ne dispose pas, alors on l’achète tout de suite » ajoute Mariana.

Crédits accessibles pour les étudiants

Comme les frais de scolarité dans les universités de l’étranger sont très élevés, beaucoup de Moldaves « luttent » pour une bourse d’études. « Ce n’est pas difficile d’obtenir un financement au moins partiel, le plus difficile est de le garder parce qu’il faut faire preuve de réussite académique élevée et permanente », dit Elena Pantazi qui a réussi à convaincre les Italiens de couvrir une partie de ses frais d’études. Lidia Scarlat a eu plus de chance à Londres, parce qu’elle a obtenu une bourse Internationale d’Excellence, offerte à seulement dix étudiants du monde.

Aux Etats-Unis, par exemple, il est plus difficile d’obtenir un financement si on vient de l’Europe. Rodica Cladicov, une Moldave de l’Université de Washington, a pris un crédit bancaire pour payer ses études. « Ici, une matière coûte environ 1.550 dollars au niveau de la licence et 3.200 pour le Master. Mais si on est un étudiant international, la taxe est doublée. J’ai pris un crédit à la banque, par le biais d’un programme spécial dédié aux études, que je dois rembourser au terme de mes études », raconte la jeune fille qui a commencé par travailler dans l’Occident.

Socialisation autour d’un verre de bière

Après les études, beaucoup de jeunes essayent de trouver un emploi dans le pays d’accueil. Lidia Scarlat travaille actuellement dans le département de postproduction du reality-show Big Brother de Londres, tandis que Rodica Cladicov fait un stage en TI aux Etats-Unis. Certains reviennent en Moldavie, heureux d’avoir vécu une expérience unique dans leur vie. « Je souhaite aux courageux et aux ambitieux d’avoir notamment une telle aventure. C’est une expérience qui aide à dépasser toutes sortes de préjugés, qui te fait apprendre beaucoup de choses intéressantes non seulement pendant les cours, mais aussi pendant une sortie pour prendre une bière avec des amis de différentes nationalités », dit Mariana Butnaru.

Les étudiants moldaves ne souffrent pas à cause des préjugés

Interrogés comment sont perçus les Moldaves dans d’autres pays, les jeunes reconnaissent qu’ils n’ont eu rien à voir avec les stéréotypes. « Si on fait des études, sans égard à la race et à la nationalité, on est déjà une personnalité. Chacun qui a fini au moins le collège est respecté, et les Moldaves ne sont pas une exception », dit Rodica Cladicov.

« Londres accueillit des gens du monde entier, réussissant ainsi à briser les stéréotypes liés à la nationalité », affirme Lidia Scarlat. « Une fois adapté au milieu culturel, on arrive à comprendre que les étudiants venant de n’importe quel endroit, sont les mêmes », crois Mariana Butnaru.

Article repris sur le site http://www.adevarul.ro/moldova/actualitate/Scoala_de_acasa_prin_ochii_moldovenilor_care_invata_in_Vest_0_743925627.html#

Traduction – Rodica Istrati.