Un entrepreneur moldave souhaite révolutionner la médicine : il a créé le docteur virtuel qui aide à la conception des enfants

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Vasile Tofan (30 ans) de Chisinau a lancé, au début de cette année, un projet par le biais duquel des médecins des universités de Harvard et Stanford guident les jeunes couples à faire des descendants.

Il a fait ses études à l’Université Erasmus de Hollande, et puis - le Master en Affaires à Harvard. La vie d’étudiant à Rotterdam a signifié pour Vasile Tofan beaucoup de travail. Afin de payer ses études, il a travaillé en tant que cuisinier à un restaurant chinois, ainsi qu’en tant que travailleur et porteur à une usine. « Cela a été l’école de ma vie. J’ai compris que je n’ai pas de talent pour le travail physique », se rappelle le jeune homme en souriant.

Ultérieurement, il a travaillé pour Philips, fabricant de produits électroniques et d’équipement médical. Là-bas, il a compris le potentiel des systèmes informatiques pour l’avenir de la médicine. « Je me suis rendu compte qu’il existe un potentiel énorme pour l’application des algorithmes intelligents dans l’analyse des données médicales. Le cerveau humain n’a pas la capacité analytique de traiter que 1% de toute l’information accumulée à partir d’un seul patient. Les algorithmes avancés et l’intelligence artificielle ont la capacité de minimiser considérablement le coût des erreurs médicales et d’améliorer l’efficacité des traitements » dit l’entrepreneur.

Son fils, la première expérience

Vasile Tofan a décidé de realiser ses projets à Boston, aux Etats-Unis. « En découvrant qu’environ 20% des couples ont des problèmes de fertilité, ensemble avec ma femme, nous avons décidé de développer un logiciel, c’est à dire, un médecin virtuel qui guiderait les couples dans le processus de conception », raconte le jeune homme originaire de Chisinau.

Aujourd’hui, Ovuline.com qui est à l’étape de test a environ 10.000 patients de 206 pays. Dans ce projet sont impliquées neuf personnes, et le conseil médical inclut des spécialistes dans le domaine de l’endocrinologie reproductive de Harvard et Stanford. En plus, le projet a joui de la reconnaissance de l’Université où Vasile Tofan a fait ses études qui lui a offert un financement d’environ 10.000 dollars.

A part la centaine de mails avec de remerciements de la part des couples qui ont réussi à agrandir leurs familles, Vasile Tofan a encore une preuve qui atteste l’efficacité de son logiciel – son propre fils.

Vasile Tofan, son épouse et son fils
Vasile Tofan, son épouse et son fils

« Jusqu’à ce moment, nous avons répertorié à peu près 500 grossesses, et le premier utilisateur a été ma femme. Notre fils a déjà cinq mois », dit avec fierté Vasile.

« Les technologies de l’information, un domaine où l’on gagne honnêtement »

Le spécialiste dit que dans quelques ans son projet, lancé avec un investissement modeste, apportera un profit généreux. « Nous ne sommes qu’au début. Notre ambition est de nous étendre graduellement vers l’obstétrique et la pédiatrie, l’oncologie et le diabète », explique Vasile. A l’étape-pilote, le service est gratuit, mais l’équipe travaille à un module prémium qui pourrait être consulté par les patients pour neuf dollars par mois. Les autres sources de profit sont les références aux cliniques de fécondation in vitro et la vente d’un senseur intelligent. « Nous avons un plan d’affaires très agressif : avoir 4 millions d’utilisateurs jusqu’en 2017 et un profit annuel de 90 millions de dollars. Le marché de la santé reproductive constitue plus de cinq milliards de dollars. Nous avons de la place pour nous agrandir », argumente Vasile.

L’entrepreneur dit que l’Internet et les technologies peuvent offrir beaucoup de possibilités aux jeunes de Moldavie. « C’est un domaine où l’on peut devenir riche sans compromettre l’intégrité et les principes morales. Les TI permettent de gagner honnêtement beaucoup d’argent, même en Moldavie, sans bureaucrates corrompus et douaniers rusés. Il ne faut pas obligatoirement être en Silicon Valley, on peut lancer ses produits partout dans le monde, depuis, par exemple, un appartement dans l’arrondissement de Botanica, à Chisinau. L’Internet nous a fait égaux », conclut l’initiateur de l’affaire de Boston.

Article de Virginia Dumitras repris sur le site http://www.adevarul.ro/moldova/actualitate/antreprenor-Moldova-revolutioneze-doctorul-conceperea_0_743325688.html#

Traduction – Rodica Istrati.