A 24 ans, une Moldave à la conquête de la Chine !

Il y a six ans, Ana Ropot a choisi de faire ses études dans le plus grand pays d’Asie, la Chine.

Elle voulait conquérir le monde et ça lui a réussi. En seulement quelques années Anna a gagné plusieurs concours de beauté mais son plus grand succès est sans aucun doute le rôle dans un film historique qu’elle a décroché aux côtés de célèbres acteurs chinois.

Ana Ropot a toujours été d’une nature énergique. La peinture, la sculpture, la broderie, la photographie, l’équitation, les langues étrangères, les cultures antiques, le journalisme et la danse sont quelques-unes de ses passions. Elle parle couramment six langues : anglais, français, mandarin, italien, espagnol et russe et elle a également étudié le japonais.

Pendant trois ans, Ana a suivi des cours de japonais, a obtenu son diplôme et rêvait d’aller faire ses études au pays du Soleil Levant. A ce moment, le gouvernement du Japon offrait trois bourses d’études pour les étudiants moldaves et la Chine -deux. Ana a déposé sa candidature pour les bourses de ces deux pays. Peu de temps après, Ana a été admise à la Faculté de gestion du tourisme international de l’Université des Etudes Internationales de Pékin. « J’ai pleuré et je n’avais pas envie qu’elle parte, je l’ai pourtant toujours soutenue. Elle me manque beaucoup mais je sais qu’elle va se débrouiller », dit Irina Ropot, la mère d’Anna.

Elle s’est enracinée en Chine

Quand elle a pris la décision de partir en Chine, Ana était assez mûre pour surmonter n’importe quel obstacle. Mais c’est seulement arrivée à Pékin qu’elle a réalisé que la vie n’était pas si simple lorsqu’on est seul. « Je n’ai pu communiquer avec mes parents qu’une fois en quelques semaines. Beaucoup d’étudiants sont rentrés chez eux après les premiers jours, mais moi je me suis promise d’être forte et de réussir. » nous a confié Ana.

Avec le temps, Ana a surmonté la barrière de la langue et s’est habituée aux différences culturelles, au climat de la Chine et à une nourriture qu’elle trouve grasse et épicée. Après 6 ans en Chine, elle a pris racine dans le pays. Elle s’y sent comme chez elle.

La beauté n’a jamais été son atout

En Chine, Ana a participé à plusieurs concours de beauté. Ainsi en 2009, elle devient Miss Fujian, en 2010 – Miss Laoway. En 2011, à un concours où elle a eu à prouver ses capacités linguistiques, artistiques et intellectuelles elle remporte le titre de « plus brillante étrangère de Chine ».

« Depuis l’enfance, je l’ai persuadée qu’elle était belle et intelligente. Toutefois, la beauté n’a jamais été son atout. C’est pourquoi, j’ai toujours été contre ces concours. Je ne voulais pas qu’elle perde confiance en elle. Surtout qu’elle était bien trop loin de nous et que personne n’aurait pu la consoler. On n’arrivait pas y croire mais elle sortait toujours victorieuse. » nous a dit avec fierté la mère d’Anna.

Elle a joué dans un film en Chine

Ana a entendu parler de casting par l’un de ses professeurs et elle a décidé d’essayer ses talents au cinéma, même si elle n’en avait pas l’expérience.

« Quand je suis arrivée sur place, j’ai vu des dizaines de filles avec le scénario dans les mains, j’ai perdu courage, mais c’était un rôle d’une princesse romaine et je ne pouvais pas le perdre », dit Ana.

Et elle a réussi !

Après deux jours, la jeune fille est partie à Xijiang où avait lieu le tournage du film. Ana Ropot a joué le rôle de la princesse Gaia, qui avec une caravane part sur la Route de la Soie dans l’espoir de retrouver sa richesse perdue. En route, la caravane est attaquée par des voleurs, mais la princesse romaine est sauvée par un prince chinois.

En Moldavie, la première de « La légende de la Route de la Soie » aura lieu cet été.

Présentatrice d’une émission

Aujourd’hui Ana est en Master de Relations Internationales et Diplomatiques. Elle est souvent invitée à des événements en tant que présentatrice. Elle est appréciée par les Chinois et anime une émission mensuelle sur une chaîne britannique basée à Pékin.

Source. http://apropomagazin.md/2012/02/08/la-24-de-ani-o-moldoveanca-cucereste-china/

Traduction – Liliana Anghel.

Relecture – Vincent Henry.

Le 4 juin 2012