Le canot de sauvetage des petites et moyennes entreprises

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Dans les régions rurales de la République de Moldavie, des start-up prospèrent grâce aux financements de la Banque mondiale.

Il ne se passe pas grand-chose dans le principal parc d’activités de la petite ville moldave de Glodeni, située juste au nord-ouest de la capitale, Chisinau. Les bâtiments rouillés se succèdent, laissés à l’abandon et désaffectés. Ces dernières années, 10 000 personnes ont quitté Glodeni pour aller chercher du travail ailleurs. Quant à ceux qui sont restés, ils trouvent difficilement un emploi.

Suite à la mise en place d’un partenariat avec les autorités gouvernementales locales, la Banque mondiale espère redonner vie à des parcs d’activités, comme celui de Glodeni, grâce au Projet de soutien à l’investissement rural (RISP). Ce projet fournit des financements et aide les entrepreneurs moldaves désireux de monter leur entreprise. On observe déjà des résultats.

« Dans tout le pays, le projet RISP a été un canot de sauvetage pour ceux qui voulaient créer une petite entreprise car il les a aidés à démarrer », déclare Gheorghe Filip, vice-président du canton de Glodeni.

Il existe désormais une lueur d’espoir pour ceux qui recherchent un emploi dans le parc d’activités de Glodeni : Treealcot. Cette entreprise de couture, créée par deux femmes moldaves, a pu se développer grâce aux financements alloués par le RISP. Récemment, elle a été relocalisée sur ce parc pour réduire ses frais d’exploitation.

« Il n’a pas été facile de développer notre entreprise », explique Alexandra Gasca, qui s’occupe de l’aspect « exploitation » de cette start-up. Avant qu’elles ne déménagent, leur loyer était beaucoup plus élevé. Les membres du personnel recruté n’avaient pas de formation de couturière, de sorte que la formation n’a pas duré trois jours, mais trois semaines.

Les 25 emplois créés par cette entreprise sont importants, notamment parce que la plupart des femmes recrutées sont les seules à gagner de l’argent au sein de leur foyer. L’entreprise emploie d’anciennes enseignantes, vendeuses ou ouvrières ayant travaillé dans des fabriques de sucre. Aujourd’hui, elles confectionnent à un rythme soutenu 15 articles par jour pour fournir un producteur italien qui possède une usine près de Chisinau.

Les affaires marchent bien. Actuellement, l’entreprise reçoit plus de commandes qu’elle ne peut en satisfaire, et si cela continue ainsi, il se pourrait que quelques personnes supplémentaires y soient recrutées.

Article repris sur le site http://www.worldbank.org.md