Accents européens dans la culture moldave

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Ce 27 novembre, le ministre de la culture, Boris Focsa, inaugure dans l’Aléé des Classiques du parc central de Chisinau le buste de l’écrivain et dramaturge Liviu Rebreanu. Voilà bien un acte qui témoigne de l’ancrage dans la culture européenne de la Moldavie.

cérémonie d'inauguration du buste
cérémonie d’inauguration du buste

L’état, en effet par son geste, honore une personnalité totalement immergée dans l’ensemble européen et ses soubresauts. Né le 27 novembre 1885 en Transylvanie, alors sous domination Austro-Hongroise, sa carrière se développa essentiellement en Roumanie, et il fut notamment directeur du Théâtre National à Bucarest de 1928 à 1930. Il pouvait s’exprimer, outre en roumain, en hongrois ainsi qu’en allemand (il écrivit même à ses débuts des pièces dans cette langue). Il mit fin à ses jours en 1944, se sentant condamné par un cancer de la gorge.

La présence de son buste à Chisinau, alors que ni sa carrière ni son inspiration ne prennent racine dans ce qui est aujourd’hui la République de Moldavie, montre bien à quelle réalité culturelle celle-ci se rattache. Les textes de Liviu Rebreanu sont du reste étudiés dans les établissements scolaires moldaves.

Certains de ses ouvrages ont été traduits en français mais se trouvent difficilement (voir « Gorila » chez Canevas 1995, ou « Ion » chez Plon 1945, à dénicher sans doute auprès des bouquinistes) !