La langue française - un moyen pour obtenir du succès

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Article de Dorina Moraru, étudiante au Collège National de Commerce

Le 7 décembre 2011, les étudiants du Collège National de Commerce ont eu l`occasion d’avoir une rencontre mémorable avec Monsieur Jean-Jacques Combarel, Président de l’association « Les Moldaviens” (une association non-gouvernementale, indépendante qui a comme but essentiel de favoriser les liaisons entre la société moldave et celle française). Monsieur Combarel nous a raconté beaucoup de choses intéressantes et très importantes pour ceux qui parlent français et qui adorent la culture française.

Notre invité a été attaqué par des questions posées par les jeunes étudiants de notre collège désireux de savoir plus sur l’association, ainsi que sur ses futurs projets. Les élèves ont fait preuve d’un haut niveau de connaissance de la langue française.

Monsieur Combarel nous a parlé de l’image fausse que les autres pays se sont fait de notre pays. Par l’intermédiaire du site de l’association, le président voudrait faire découvrir la réalité dans notre pays, sa culture, ses traditions, ses mœurs et aussi ses problèmes.

Etant très curieux de savoir plus sur ces projets, nous l’avons interrogé sur les méthodes qu’ils utilisent pour obtenir de l’information véridique. Monsieur Combarel a mentionné que les élèves et les étudiants constituent la clé du succès dans ce projet, car le pays a besoin de nous. Quelques élèves ont même reçu l`invitation de collaborer avec le portail www.moldavie.fr, avec monsieur Combarel personnellement, et de refléter divers aspects de la réalité moldave.

Inspirées par le succès et les objectifs de l’association, deux jeunes filles de notre collège ont fait part de leurs impressions dans leurs créations individuelles, donnant ainsi une touche de chaleur à la discussion, les poésies ont été remises à monsieur Combarel qui a été beaucoup ému par le talent de ces deux élèves. Une autre question importante a été comment on récompense les efforts qu`on met dans le cadre de l’association, à laquelle monsieur Combarel nous a expliqué que le travail est volontaire et qu’il n`existe pas de rémunération, à part la satisfaction qu’on a quand on fait une bonne action.

Une collaboration fructueuse existe entre l’Association “Les Moldaviens” et l’Association des Professeurs de Français de Moldavie, dont le président est madame Svetlana Manuil. D’ailleurs, c’est à l’initiative de madame Manuil qu’a été organisée cette rencontre avec monsieur Combarel dont le leitmotiv a été “Le français – une perspective dans la réalisation d’une carrière”.

A rappeler que la Moldavie fait partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie et qu’un quart de sa population sont des francophones. Il faut aussi mentionner que la Moldavie est parmi les pays les plus francophones avec environ 2300 professeurs de langue française.

A notre avis, cette langue est “la liaison avec un espace vaste pour le dialogue et la coopération, la solidarité et les échanges économiques et culturels”, l’espace nommé la Francophonie, né en 1986. Depuis ce temps-là, la Moldavie célèbre la décade francophone et, le 20 mars, la Journée de la Francophonie. Pendant cette décade, sont organisées des activités intéressantes ayant le but de consolider les relations moldavo-françaises. Parmi ces actions, on peut mentionner le Festival National de la Chanson Francophone “Chantons, Amis” organisé par le Collège National de Commerce et l´Association des Professeurs de Français de Moldavie, coordonné par madame Svetlana Manuil. On vit dans le siècle des langues étrangères dont la maîtrise ouvre de nouvelles opportunités. Il est essentiel donc de parler la langue française pour pouvoir voyager, travailler à l`étranger et pourquoi pas, pour enrichir notre monde intérieur.

Selon l’opinion les étudiants du Collège National de Commerce, être aujourd’hui francophone en Moldavie signifie bien connaître et pratiquer la langue française, pouvoir étudier et travailler librement dans les pays francophones, mettre en évidence les avantages inhérents de cette langue et construire son avenir dans notre pays.

En fait, l’objectif de la Francophonie est, d’après la conception de ces « acteurs », d’assurer « la solidarité réelle et des actions de la part des peuples qui parlent la langue française », la langue qui est considérée comme le porteur d’un riche système de valeurs.

La langue française est un avantage pour l’avenir des jeunes moldaves. Pourquoi ? Parce que la langue française a une place très importante en Europe. Par exemple, elle est la seule langue de travail à Luxemburg, où travaille la Cour de Justice de l’Union Européenne, c’est la langue la plus souvent parlée, aux côtés de l’anglais, dans les institutions européennes. Nous traversons une époque qui est très compliquée mais en même temps, une période favorable pour que la Moldavie devienne membre de l’Union Européenne.

Une autre raison est la présence en Moldavie de grandes compagnies françaises, comme Orange, BRD - Groupe Société Générale, Renault, Michelin, GPG Consulting, Lafarge, etc., ainsi il est plus facile de trouver un travail sachant le français, et bien sûr, d’autres langues.

Il est important que les jeunes apprennent non seulement une ou deux langues, mais plusieurs, et ce n’est pas si difficile, car dans ce domaine les Moldaves sont très doués. Finalement, je voudrais partager le point de vue de monsieur Combarel : « Pour que deux personnes s’aiment, elles doivent se connaître, se découvrir et c’est notamment le cas de nos deux pays - la France et la Moldavie. Les Moldaves et les Français restent encore influencés par de nombreux préjugés et des stéréotypes réciproques. » Nous sommes optimistes et nous espérons dépasser la crise qui a envahi les pays du monde entier.