La Semaine Sainte

Le Dimanche des Rameaux commence la Semaine Sainte, appellée aussi la Semaine de la Passion. C’est ce même dimanche que commence la série des vêpres pascales. En Moldavie, on attribue une signification particulière à ces offices divins qui ont une force émouvante particulière.

C’est aussi vêpres qu’on appelle chez nous les feux allumés la nuit de Pâques. On ne connaît pas les origines de cette tradition (ni l’ethnologie, ni la religion n’ont dit leur mot à ce sujet), cependant, l’église ne l’interdit pas.<br/
Le jeudi saint est la journée du culte des morts. Le samedi saint.Le feu du jeudi saint.Le vendredi saint.Le samedi saint…

Le Dimanche des Rameaux commence la Semaine Sainte, appellée aussi la Semaine de la Passion. C’est ce même dimanche que commence la série des vêpres pascales. En Moldavie, on attribue une signification particulière à ces offices divins qui ont une force émouvante particulière.

C’est aussi vêpres qu’on appelle chez nous les feux allumés la nuit de Pâques. On ne connaît pas les origines de cette tradition (ni l’ethnologie, ni la religion n’ont dit leur mot à ce sujet), cependant, l’église ne l’interdit pas.

Le jeudi saint et le samedi saint

Le jeudi saint est la journée du culte des morts. Il y a beaucoup de cérémonies, actions religieuses et traditions liées à ce jour. On dit que le jeudi saint, à l’aube, les morts reviennent dans leurs maisons d’autrefois et ils s’abritent sous les avant-toits, près de la margelle d’un puits ou bien derrière la porte où ils restent le long de trois jours, soit jusqu’à samedi.

Le samedi saint, appelé la journée des morts, ils reçoivent des dons et s’en vont. Dans certaines régions, on dit que les morts restent aux environs de leurs maisons pendant six semaines, voilà pourquoi on considère comme sacrés les lieux où l’on suppose que les morts s’abritent.

Le feu du jeudi saint

Dans certains villages, le jeudi saint on allume des feux en souvenir des morts. Les paysans expliquent d’une manière naïve, mais aussi poétique la destination des feux consacrés aux morts-pour que les morts se chauffent, dit-on. On ne met pas le feu à n’importe quoi, mais on fait surtout brûler des rameaux d’hièble et de noisetier. Le cérémonial exige que les rameaux soient brisés à la main, pas coupés à l’aide d’un couteau, ni hâche.

C’est dans la cour qu’on allume le feu. Autour du feu, on range des chaises que les femmes couvrent de couvertures et d’essuie-mains blancs. Tout est blanc, les tissus colorés y sont interdits. Puis, on encense le tout. Autour des chaises, ainsi qu’autour du feu, on verse de l’eau - c’est autant pour les morts que pour la terre qu’on espère amadouer de cette façon et la faire aimer ceux qui vivent sur elle. Près du feu, on met obligatoirement des seaux avec de l’eau et des gimblettes.

Or, on dit que les morts viennent se réchauffer au feu, manger et boire. Ils y parlent leur langue que les vivants n’entendent pas et ne comprennent pas. Le feu est maintenu jusqu’au lendemain, lorsqu’à l’aube les femmes vont au cimetière pleurer les morts.

Dans les villages où cette tradition est intégralement conservée, c’est un spectacle frappant : un grand nombre de femmes prononcent doucement leurs lamentations et tiennent des cierges allumées, invoquant les noms des morts qu’elles pleurent. Malgré le fait que beaucoup de traditions soient considérablement modifiées au fil des siècles, leurs échos persistent toujours, se résumant au devoir sacré de commémorer les proches passés de vie à trépas.

Le vendredi saint

Le vendredi saint, on commémore la crucifiction du Christ. L’invocation de cet événement impose plusieurs interdictions - le vendredi saint, il ne faut pas coudre, tisser, faire des travaux ménagers. L’Eglise prescrit jeûne „noir” (soit, total) ce jour-là. C’est, d’autre part, le jour quand on peint les œufs de Pâques et on cuit le gâteau de fête.

Le vendredi saint on fait des prédictions du temps et de la récolte. On dit, par exemple, que la pluie qui tombe le vendredi saint présage une bonne récolte.

Le samedi saint…

A la veille des Pâques, le samedi saint, les jeunes se ressemblent hors le village et allument des feux. On suppose que ce serait un symbole remontant aux époques lointaines.

On admet que les feux de la nuit de Pâques pourrait constituer une analogie avec les feux allumés par les soldats qui gardaient Jésus-Christ. Il est donc probable qu’en allumant lesdits vêpres, les Chrétiens essayent d’évoquer des événements lointains passés lors de la Semaine de la Passion.