Aspects historiques de la Francophonie moldave

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La francophonie moldave dispose d’une histoire riche et diverse, motivée par les
spécificités de l’évolution économique, sociale et culturelle de la Principauté de Moldavie
au début, de la République Soviétique Socialiste de Moldavie et de la République de
Moldova plus tard.
Or, si l’histoire de la République de Moldova est très récente

  • ce n’est qu’en août 1991 qu’elle obtient son indépendance par la séparation de l’Union Soviétique
  • ses relations avec la France, puis avec la famille des pays francophones, sont un peu plus
    anciennes.

Ce texte a été présenté lors du colloque de l’Université Libre Internationale de Moldavie "La Francopolyphonie comme vecteur de communication" du 24 mars 2006, et reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Ion GUŢU

Université d’Etat de Moldova, Chişinău
i_gutu chez yahoo.fr

La francophonie moldave dispose d’une histoire riche et diverse, motivée par les
spécificités de l’évolution économique, sociale et culturelle de la Principauté de Moldavie
au début, de la République Soviétique Socialiste de Moldavie et de la République de
Moldova plus tard. Or, si l’histoire de la République de Moldova est très récente - ce n’est
qu’en août 1991 qu’elle obtient son indépendance par la séparation de l’Union Soviétique

  • ses relations avec la France, puis avec la famille des pays francophones, sont un peu plus
    anciennes.

A partir de l’époque de la Principauté de Moldavie (ce qui constitue une histoire
commune avec la Moldova roumaine), la francophonie s’est manifestée par la présence
à la cour du prince et des boyards moldaves des précepteurs qui ont enseigné la langue et
la culture françaises comme presque partout en Europe. Cela prouve un intérêt particulier
de la haute société moldave autant pour la France et son histoire glorieuse, que pour les
goûts et les manières des Français en tant que contemporains, fait excellemment reflété
dans les pièces de Vasile Alecsandri, écrivain roumain francophone du XIX-ième siècle,
mises en scène et formidablement acceptées jusqu’à aujourd’hui dans la République de
Moldova et en Roumanie, ainsi que par les traductions de Mihai Eminescu en roumain
des poètes français. En même temps, la francophonie sera consolidée par la présence des
ambassadeurs français, puis des révolutionnaires exilés. On pourrait appeler cette étape
initiale celle de la francophonie sélecte ou individuelle.

La francophonie massive viendra beaucoup plus tard. Mais avant, il y aura une période
d’absence causée par les conditions historiques et politiques. Il s’agit du fait qu’une partie
de la Principauté, la Bessarabie ou presque la République de Moldova d’aujourd’hui, sera
séparée à partir de 1812, devenant une province de la Russie tsariste. Si la partie roumaine
de la principauté jouissait de conditions favorables à la francophonie et à la francophilie,
la Bessarabie passait par une des périodes les plus sinistres de son histoire, constatant une
dégradation économique, sociale et culturelle. L’intérêt majeur de l’empire tsariste devient
à cette époque la russification rapide et efficace de la population moldave, réalisée par la
promotion de la langue et de la culture russes au détriment de la langue et de la culture
nationales, fait ressenti encore de nos jours, sans que la possibilité d’accepter une autre
langue étrangère soit imaginée. Ressuscitée durant la courte période d’après sa réintégration
à la Roumanie entre 1918 et 1940, puis 1941 et 1945, la Bessarabie aura comme besoin
primordial de redonner à la langue nationale son statut adéquat dans tous les domaines
de son activité, fait moins réalisable pendant la période de la seconde guerre mondiale et
évidemment moins bénéfique à la propagation d’une langue étrangère comme le français.
De même, la République Autonome Soviétique Socialiste de Moldavie (aujourd’hui la
Transnistrie comme partie de la République de Moldova), créée par le régime bolchevique
en 1924, ne va pas se distinguer par un intérêt particulier envers la francophonie.

Ce n’est qu’avec la période soviétique d’après-guerre que la francophonie va connaître
son caractère massif dans la République Soviétique Socialiste de Moldavie, y inclus la
Transnistrie. Le paradoxe consiste en ce que, séparée de nouveau de la Roumanie et placée
à l’intérieur d’un autre empire beaucoup plus sophistiqué comme l’Union Soviétique, la
RSS de Moldavie va devenir un terrain propice à la francophonie pour plusieurs motifs.

Premièrement, l’intérêt stratégique et politique du Parti Communiste de l’URSS a consisté
à promouvoir le français comme langue du Parti Communiste frère de France au détriment
de l’anglais américain ce qui s’est réalisé par le prisme des contacts avec la France et les
Français, par la présence d’un seul journal français « L’Humanité » du PCF, évidemment
d’orientation idéologique, et du journal soviétique « Moskovskie novosti », traduit en
plusieurs langues, y inclus en français, pour des besoins de sécurité politique et pour
donner l’impression d’un choix de lecture politique multiple. Deuxièmement, le français
avait déjà des origines profondes à la cour du tsar et dans les hauts milieux de la société
russe vu son statut de langue des nobles et internationale, donc il pouvait être promu d’une
façon plus facile et efficace que les autres langues étrangères. Troisièmement, cet intérêt
politique coïncidait avec l’intérêt linguistique des Moldaves qui représentaient l’unique
république soviétique d’origine latine (fait bien camouflé par les autorités soviétiques en
vue de distinguer et distancer les Moldaves des Roumains) et très sensible à la promotion
d’une langue étrangère d’origine aussi romane. Quatrièmement, cela ressuscitait l’intérêt
pour la langue et la culture françaises de la part de la haute société moldave. Toujours est-il
que la francophonie moldave visera surtout l’enseignement et moins les autres domaines.

Pendant le régime soviétique la francophonie a connu la période la plus fertile de
propagation et d’épanouissement, et à cette époque 82 % des élèves moldaves ont appris
le français comme langue étrangère. C’est grâce à cette période que le français est encore
aujourd’hui langue étrangère majoritaire. Dans les années 50, concrètement jusqu’à l’an
1954, les études de français ont été dispensées par l’Ecole normale supérieure (actuellement
Université Pédagogique ”Ion Creangă”) de Chişinău qui a eu un Département de Langue
Française et qui a servi de base pour la création du Département de Philologie Française
de l’Ecole normale supérieure (actuellement l’Université d’Etat ”Alecu Russo”) de Bălţi,
conduit à travers les années par les docteurs ès lettres I. Smirnov, A. Bondarenco, la Faculté
des Langues et Littératures Etrangères étant dirigée pendant plus de trois décennies par
le Docteur d’Etat, professeur titulaire, spécialiste en stylistique, poétique et littérature
française, Ion Manoli. En 1964 a été fondé le Département de Langue Française conduit par
E. Andreev, docteur ès lettres, maître de conférences, ayant parmi les premiers professeurs
C. Prigorschi, A. Mihalachi, V. Adârov, M. Anghert, M. Bârcă, L. Botnaru, A. Macarov, E.
Pavel, F. Flocea et d’autres. L’année suivante, une bonne partie des professeurs de Bălţi,
ainsi que des professeurs venus d’autres universités soviétiques ont contribué à la fondation,
puis au bon fonctionnement du Département de Philologie Française de l’Université d’Etat
de Chişinău. Le fondateur et le premier directeur du département est Gr. Cincilei, docteur
ès lettres, soutenu par les professeurs qui représentent la renommée de la francophonie
moldave : P. Rosca, L. Varzaru, V. Movilă, Z. Radu, L. Ranga, L. Daşina, Ş. Biletov, B.
Secrieru, L. Novac, E. Tcaciov, C. Groisman, M. Pcelina, T. Uscova, A. Rusu, N. Zgardan,
E. Grati, D. Tabac, V. Banaru, A. Lenţa et qui deviendra jusqu’à aujourd’hui la pépinière de
base de la république dans la formation des philologues, des traducteurs et des professeurs
de français. Le département de philologie a eu systématiquement un professeur natif de français, certains professeurs ont effectué des stages en France, d’autres ont pu partir
comme interprètes de français représentant l’Union Soviétique dans les pays africains. A partir de l’an 1974 le Département de Philologie Française de l’Université d’Etat de
Moldova, soutenu par le Département de Langue française et l’Institut de formation
continue, élabore des manuels autochtones de français pour les écoles moldaves (auteurs
A. Macarov, Z. Radu, L. Varzaru, C. Groisman, C. Prigorschi, M. Prigorschi), des manuels
en coopération avec les enseignants scolaires (Z. Radu, S. Banaru, V. Cozma, E. Vasiloi) ou
avec des professeurs de Bălţi et Chişinău (I. Smirnov, L. Ababii, C. Ţâpin, J. Smirnova, A.
Bondarenco, S. Lupan), des méthodologies de l’enseignement du français (M. Prigorschi,
I. Smirnov), des dictionnaires bilingues (G. Cincilei, E. Andreev, M. Prigorschi, E. Tcaciov,
A. Macarov, Z. Radu, V. Banaru, L. Varzaru, S. Banaru et d’autres). Les professeurs
universitaires effectuent des stages en formation continue dans les universités soviétiques,
surtout russes. On organise annuellement des olympiades régionales et républicaines pour
toutes les disciplines, y inclus pour la langue de Hugo, les gagnants de l’étape finale ayant
le droit d’accéder sans examens à la spécialité universitaire du profil respectif. La majorité
des écoles ont le français comme langue de base, certaines ayant le français renforcé
comme l’école N1 de Chisinau et de Balti, où l’on connaît des professeurs renommés de la
république tels que S. Banaru, T. Andriuţă, V. Gărbălău, V. Pşenicinicov, M. Scobioală, L.
Baheu, Z. Vârlan, E. Brânză, T. Babuc et beaucoup d’autres. Les méthodologies exploitées
par les écoles et les universités moldaves ont à la base les principes de l’enseignement
soviétique, axés sur des contenus plutôt informatifs que formatifs. Mais il faut reconnaître
que l’enseignement du français, à l’université où à l’école, à Chişinău ou à Bălţi, permet
d’accéder à un niveau qualitatif de langue. C’est ce fait qui provoque un effet de surprise
aux étrangers, à partir de cette étape et jusqu’à aujourd’hui, par la qualité de la francophonie
moldave réalisée dans des conditions d’isolement quasi-total de l’ambiance française
originaire.

Les fêtes de la francophonie moldave sont consacrées surtout à la Commune de Paris,
célébrée pompeusement pour des buts politiques et idéologiques dans les villes et les
villages, et aux notoriétés culturelles françaises. On construit des projets de collaboration,
parmi lesquels le jumelage des villes moldaves et françaises telles que Chişinău et
Grenoble, on accueille des délégations officielles françaises et de l’espace francophone, on
fait des études universitaires avec des représentants de divers pays francophones, surtout
de l’Afrique, on participe à des travaux agricoles en été dans des campus internationaux,
ce qui permet de perfectionner le français, on organise des soirées festives communes, y
inclus en français. En 1987, par exemple, l’Université d’Etat a préparé des manifestations
destinées à l’amitié entre la RSS de Moldavie et Madagascar à l’occasion de la visite
du ministre de la jeunesse de ce pays. En dehors de la connotation politique, toutes ces
manifestations ont représenté des réalisations sur le plan linguistique, car le niveau du
français a progressé, fait constaté même aujourd’hui par les Français et les francophones
en visite dans la république.

La francophonie universitaire connaît durant cette époque un épanouissement
proéminent par la démonstration d’une collaboration utile entre les deux facultés de Bălţi
et Chişinău sous aspect scientifique et didactique. On constate, ainsi, la parution, d’un côté,
des sources scientifiques collectives sur la syntaxe, la morphologie et l’histoire de la langue
française (auteurs M. Ioniţa et V. Banaru), et, de l’autre côté, des travaux individuels ou
monographiques sur divers aspects de la langue française : dérivatologie, morphématique
et lexicologie (G. Cincilei), syntaxe et morphologie (V. Banaru, A. Bondarenco, M.
Ioniţă, E. Gleibman, A. Lenţa), sémantique lexicale et grammaticale (V. Banaru, A. Lenţa,
M. Ioniţă, G. Primovici), stylistique et poétique (I. Manoli, E. Bulgac, A. Macarov, V.
Grigore), histoire et civilisation (A. Macarov, E. Andreev), traductologie (A. Macarov). On
voit apparaître des traductions collectives des contes moldaves en français (V. Banaru, M.
Ioniţă, I. Smirnov, V. Grigoriev, V. Sârghi) et des textes littéraires en roumain (V. Vasilache,
Gh. Chiriţă). Parallèlement, on élabore des ouvrages scientifiques en français sur d’autres
domaines de l’activité humaine : La tétanie neurogène, Le syndrome d’hyperventilation (I.
Moldovanu), La recherche opérationnelle, La programmation mathématique (V. Railean),
La technologie des boissons (J. Ciumac). Il est important de mentionner qu’une série de
ces ouvrages sont élaborés dans des pays francophones de l’Afrique par les spécialistes
moldaves en vue de faciliter la compréhension et la communication, sans ignorer le fait que
ces stages représentaient l’unique occasion de travailler en perfectionnant le français dans
une ambiance francophone spécifique.

Les programmes, les manuels et les supports didactiques pour les universités sont
aussi multiples visant surtout l’enseignement du français et de ses domaines : programme
analytique (V. Banaru), histoire de la langue (G. Cincilei), grammaire théorique (V. Banaru,
M. Ioniţa, A. Lenţa), stylistique et analyse du texte (N. Zgardan, E. Bulgac, A. Macarov,
L. Moraru), histoire de la France (A. Macarov, L. Moraru), dictionnaire de stylistique et
poétique (I. Manoli), dictionnaire français-russe de médecine (G. Bejenaru) et d’autres.

Un chapitre important est écrit durant cette période par la collaboration francophone
entre les républiques soviétiques comme résultat des activités fructueuses des savants
Gr. Cincilei et V. Banaru qui jouissaient d’une renommée internationale. Gr. Cincilei et
V. Banaru franchissent les frontières de la république en tant que membres des Conseils
Scientifiques pour la soutenance des thèses de doctorat et de doctorat d’Etat de Biélorussie,
Lettonie, Lituanie, Russie où ils présentent régulièrement des avis critiques à partir de
1980 jusqu’en 1992 et font promouvoir l’image de la francophonie moldave dans l’exespace
soviétique. Avant l’an 1981, toute une pléiade de jeunes savants francophones de la
république comme I. Smirnov, I. Manoli, A. Bondarenco, M. Junghietu, M. Rumleanschi,
P. Roşca, E. Jitaru, A. Mihalachi, M. Prigorschi, C. Prigorschi, A. Rusu, E. Bulgac, A.
Dari, A. Lenţa ont préparé et soutenu leurs thèses de doctorat hors la république. Après
la soutenance de la thèse de docteur d’Etat (1981) par V. Banaru en linguistique générale,
deux directions scientifiques s’établissent dans la formation des chercheurs moldaves
en philologie française : Lexématique et sémantique du mot français, dirigée par Gr.
Cincilei et Grammaire de la proposition et grammaire du texte français, parrainée par V.
Banaru. Cet évènement permettra à une autre équipe de savants de préparer leurs thèses
au Département de Philologie Française de l’Université d’Etat, mais qui seront soutenues
à Moscou, Kiev ou Minsk, tels que E. Axenti, N. Crivceanschi, L. Moraru, S. Moraru, V.
Indricean, V. Grigore, V. Hristov, V. Scutelniciuc, S. Sofroni, Gh. Moldovanu, E. Dragan.
C’est à partir de cette étape que Gr. Cincilei et V. Banaru seront invités pour soutenir des
cours dans les universités de l’ex-Union Soviétique et participer avec des communications
scientifiques importantes aux conférences et aux colloques de Saint-Pétersbourg, Kalinin,
40 Moscou, Samarkand. En sens inverse, une série de savants de la francophonie soviétique
a été invitée pour des conférences, colloques ou comme présidents des commissions de
licence à Chişinău, tels que R. Budagov, N. Arutiunova, V. Gak, V. Makarov, V. Grigoriev,
R. Piotrovski et d’autres. A partir de l’an 1980 apparaît le recueil annuel de publications
scientifiques La philologie romano-germanique, distribué dans toute l’Union et qui accorda
la possibilité aux chercheurs moldaves de présenter et de débattre les résultats de leurs
investigations à la base du français. Il faut dire que les savants francophones soviétiques
ont eu la possibilité de publier des articles dans des revues ou recueils scientifiques de toute
l’Union en commun avec les savants de cet espace ce qu’ont fait les savants moldaves Gr.
Cincilei, V. Banaru, I. Manoli, D. Lenţa en collaboration avec V. Grigoriev, A. Alekseev,
M. Potapova, G. Makarenco, B. Normuradov et d’autres. Une contribution importante
dans l’enseignement du français revient durant cette période aux départements de langues
étrangères des institutions supérieures dirigés par des francophones tels que S. Railean, D.
Lenţa, P. Roşca, M. Bârcă, au département de langues romanes dirigé par l’académicien
A. Ciobanu, au département de l’Académie des sciences dirigé par le docteur ès lettres M.
Junghietu, sans oublier le département de la formation continue dirigé jusqu’à aujourd’hui
par le professeur V. Gărbălău.

La vraie francophonie se manifeste à l’époque actuelle, juste après la formation en
1991 de l’état indépendant moldave - la République de Moldova. Son aspect massif et
varié formera le sujet d’un autre article vu l’importance, la diversité et la richesse des
activités ou manifestations organisées par les structures impliquées à partir du niveau
préuniversitaire - écoles, gymnases, lycées, classes bilingues ; universitaire - départements
de philologie française de l’Université d’Etat de Moldova, de l’Université d’Etat de
Bălţi, de l’Université Pédagogique de Chişinău, de l’Université Libre Internationale
de Moldova, des Universités de Cahul et de Tiraspol ; départements de français ou de
langues modernes de l’Université d’Etat de Moldova, de l’Université d’Etat de Bălţi, de
l’Université Pédagogique de Chişinău, de l’Université Libre Internationale de Moldova, de
l’Académie des sciences économiques, de l’Université Polytechnique, de l’Académie des
beaux-arts, de l’Université de médecine ; des filières francophones de l’Université d’Etat
de Moldova, de l’Université Libre Internationale de Moldova, de l’Académie des sciences
économiques, de l’Université Polytechnique, de l’Université de médecine, de l’Institut des
relations économiques internationales ; des organismes politiques nationaux - parlement,
gouvernement, ministères de l’enseignement et des affaires étrangères ; jusqu’aux
organismes français et francophones internationaux présents dans la république - Alliance
Française de Moldavie, Antenne universitaire de la Francophonie, Agence francophone
intergouvernementale etc.

Tout ceci permet de constater que la République de Moldova, en tant que membre
officiel de l’Association internationale des pays francophones, veut s’imposer et s’impliquer
activement dans toutes les activités et les manifestations de la francophonie internationale,
espérant même organiser en 2012 le sommet international de la Francophonie qui cette
année-ci se déroulera pour la première fois dans un pays de l’Europe Centrale et Orientale - la Roumanie, ce qui démontre l’autorité de la francophonie de ce côté du monde.