« Notre site est une petite pierre dans l’édifice de la francophonie »

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Le 10-ième anniversaire de notre portail est une belle occasion de passer en revue cette période de début, de dresser un bilan et aussi de présenter l’équipe grâce à qui le portail existe et se développe.

www.moldavie.fr doit beaucoup de son profondeur, perspicacité et subtilité à Monsieur Gilles Ribardière dont les articles font toujours, au bon moment, le point sur l’actualité moldave.

Monsieur Ribardière est aussi un très bon animateur de l’équipe de jeunes rédacteurs et rédactrices de www.moldavie.fr. Il est un observateur très sensible de la réalité moldave dans toute sa complexité.

Dans l’article ci-dessous, il nous partage son plaisir de contribuer à la fortification de la francophonie.

La rédaction.

Article de Gilles Ribardière

10 ans, comme l’enfant a grandi depuis ! Aujourd’hui, une moyenne de 30000 lecteurs uniques par mois … Pour ma part, je l’ai rencontré alors qu’il devait n’avoir que 3 ou 4 ans.

Quelques années auparavant, en 2006, j’avais créé une association - « Lumières de l’Est » - qui se donnait pour objectif de faciliter les échanges entre artistes de divers pays de l’Europe de l’Est et ceux de France, moyen en fait de mieux faire connaître la créativité issue de ces contrées. La dimension modeste de mon initiative m’incitait à circonscrire mon choix à un nombre limité de pays que je connaissais bien. J’hésitais à adjoindre à mon échantillon la Roumanie, visitée en 1969, donc de nombreuses années en arrière. Je ne pouvais considérer la (re)connaître, et sa dimension me faisait peur. Mon regard se porta alors sur son petit voisin moldave, grâce à un contact internet. Sa proximité culturelle avec la Roumanie, sa dimension plutôt modeste, donc sans doute maîtrisable pour moi me détermina à l’intégrer dans ma liste de pays « cibles ».

Monsieur Gilles Ribardière en compagnie de deux rédactrices de notre portail - Liliana, à gauche, et Rodica, à droite
Monsieur Gilles Ribardière en compagnie de deux rédactrices de notre portail - Liliana, à gauche, et Rodica, à droite

Mais il me fallait m’informer sur ce qu’elle était. Et c’est ainsi que par les hasards de mes recherches sur internet je suis tombé sur le site www.moldavie.fr.

Par voie de conséquence, j’ai pris contact avec le Président de l’Association « Les Moldaviens », devenue depuis peu « Cercle Moldavie », Jean-Jacques Combarel.

Et c’est ainsi que j’ai pu approfondir mes connaissances sur ce pays et me préparer utilement à lui rendre une première visite en mars 2009, avec au retour un premier article pour le site décrivant certains aspects de la vie culturelle dans ce pays.

Cette visite se situait dans un contexte assez tendu, puisque nous étions à un mois des événements d’avril 2009 qui allaient marquer un tournant dans la vie politique du pays. Je souhaitais m’en rendre compte sur place, d’où un second séjour programmé dès juin. Il faillit être un fiasco. La personne qui s’était proposée de m’aider dans mon travail d’investigation se rétracta 8 jours avant mon départ pour des raisons tout à fait compréhensibles liées à sa situation professionnelle, fragile compte tenu précisément des conséquences de la révolte d’avril.

Et c’est Jean-Jacques Combarel qui m’ouvrit son carnet d’adresses et me permit ainsi de multiples rencontres de caractère politique qui ont pu nourrir un certain nombre de nouveaux articles basés sur des informations de première main publiés sur le site.

La Moldavie n’était donc plus pour moi une terra incognita, et je pouvais faire partager mon expérience à travers des analyses aussi documentées que possible. Mais surtout ce fut l’amorce d’un patient travail de recherche de collaborations de jeunes moldaves désireux d’écrire des articles en français pour qu’ils soient publiés sur le site. Avec Nadejda Demian nous avons pu susciter de nombreuses vocations de rédactrices et rédacteurs, ce qui a nourri le site de nombreux articles.

Réunion à Chisinau des jeunes rédacteurs de www.moldavie.fr
Réunion à Chisinau des jeunes rédacteurs de www.moldavie.fr

Durant plus de trois ans, j’ai pu régulièrement apporter quelques corrections indispensables aux textes proposés, textes qui traduisaient la maturité, ainsi que l’enthousiasme de leurs auteurs, auteurs avec lesquels j’ai pu bien souvent lier amitié.

Ce que je regrette aujourd’hui, c’est le moindre nombre de collaboration. Les « anciens » sont aujourd’hui engagés dans la vie professionnelle, ou dans des études de haut niveau très prenantes, certains ont fondé une famille. La relève tarde à se manifester. Mais je ne baisse pas la garde. Notre site est une petite pierre dans l’édifice de la francophonie. Rien que pour ce motif il doit continuer son chemin, et je souhaite l’accompagner longtemps encore.