« Les Moldaves se font mousser »

C’est le titre d’un article paru dans le supplément économique au journal français « Sud-Ouest », édition du 9 mai dernier. Nous constatons avec fierté que la protagoniste de cet article est Diana Lazar, une amie fiable des « Moldaviens ».

L’auteur de l’article annonce dès le début que Diana Lazar est diplômée DESS de l’Université Montesquieu Bordeaux IV. Rentrée au pays, la jeune juriste est chargée de la protection de l’AOC Champagne.

Contrairement à l’idée communément partagée, est-il dit dans cet article, la Moldavie n’est pas une contrée imaginée par Hergé pour que Tintin y puisse exercer ses talents de reporter.

Une particularité de cette nation méconnue, avec 15 millions de bouteilles de vin mousseux produites dont 80% sont promises à l’exportation, elle est le 10-ième exportateur mondial. Principaux clients : l’Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Russie. Un hic : la fâcheuse tendance des Moldaves à étiqueter leur production « Champanskoïé » (champagne, en russe) accompagnée de la mention « méthode champenoise ». Autant d’entorses aux règlements internationaux en vigueur, qu’il s’agisse des accords de l’Organisation mondiale du commerce ou de l’Arrangement de Lisbonne relatif à la protection des appellations d’origine.

C’est sur ce thème qu’en 2005 le Comité interprofessionnel des vins de Champagne a contacté l’ex-étudiante bordelaise. Elle est depuis la représentante du Comité en Moldavie, précisément chargée de la protection et de la lutte contre les usurpations de l’AOC Champagne. Un sujet que Diana Lazar connaît sur le bout des doigts puisque son mémoire de fin d’études traitait de la protection de l’AOC Cognac dans les pays de l’ex-URSS.

Non contente d’avoir organisé un recensement exhaustif des usurpateurs et de leurs marques, écrit le journaliste, Diana Lazar a mis face à face les autorités locales compétentes du secteur vitivinicole, les Moldaves producteurs de mousseux et les Français désireux de protéger leurs produits et leurs traditions.

Jean-Luc Barbier, directeur général du Civc en charge de la protection de l’AOC Champagne s’est déplacé en Moldavie et une délégation moldave a visité la région champenoise. L’ambiance est déjà plus détendue et des accords semblent envisageables, apprend-on.

Ultime succès de la juriste, une modification du code fiscal moldave votée par le Parlement national le 24 avril 2008, conclut l’auteur de l‘article.