Cette initiative transfrontalière a transformé le fleuve Prut en un trait d’union écologique entre les deux pays.
La journée a commencé sur la rive roumaine, où les participants ont complété une plantation forestière existante sur une superficie d’environ 7 hectares. Des jeunes plants de chêne et de frêne y ont été plantés, deux essences essentielles pour la restauration des écosystèmes forestiers et la préservation de la biodiversité.
L’action s’est ensuite poursuivie sur la rive moldave, où des forestiers et des bénévoles ont planté environ 3,5 hectares de nouvelles forêts. Les essences choisies - chêne, frêne, érable champêtre et orme - contribueront à renforcer la résilience des paysages et à améliorer la qualité des sols.
Au-delà du geste symbolique, cette double plantation illustre une coopération concrète pour la protection de l’environnement dans une région où les écosystèmes sont partagés.
La forêt n’a pas de frontières
Le message transmis par les participants était clair : la nature dépasse les frontières administratives. En lançant la saison de plantation et le traditionnel « Mois de la Forêt », les organisateurs ont rappelé que la protection des forêts constitue une mission commune pour la Roumanie et Moldavie. Le Prut ne sépare pas les deux pays : il rappelle plutôt qu’ils partagent les mêmes écosystèmes et les mêmes défis environnementaux.
Des campagnes nationales pour restaurer les forêts
L’initiative s’inscrit dans des programmes plus larges de reboisement menés des deux côtés de la frontière. En Roumanie, le programme national de reboisement prévoit la création d’environ 18 000 hectares de nouvelles forêts.
En Moldavie, la campagne nationale « Un arbre pour la postérité » mobilise des institutions publiques, des forestiers et des citoyens afin d’augmenter les surfaces forestières du pays, aujourd’hui parmi les plus faibles d’Europe.
Le 16 mars 2026
Crédit photos : www.moldpres.md


