À la fin des années 90, elle a été atteinte d’une maladie grave à cause de laquelle elle ne pouvait plus sortir de sa maison. Elle avait besoin d’un passe-temps et c’est ainsi qu’elle a découvert la broderie qui, plus tard, est devenue une source de subsistance, ainsi qu’un soulagement pendant les jours les plus tristes.
Lorsque des amis l’ont encouragée à vendre les taies d’oreiller qu’elle brodait, Viorica a hésité, mais elle a finalement suivi leur conseil. « Je ne m’attendais pas à ce qu’on s’intéresse à mes travaux et j’ai été fort surprise de voir tant de gens apprécier mes broderies », avoue-t-elle.
Elle brodait de plus en plus, car elle recevait de plus en plus de commandes. Cela l’a aussi motivée à diversifier ses broderies. Elle a commencé à broder des nappes, des rideaux, des costumes traditionnels et même des vêtements ordinaires. Puisque chaque objet brodé est une nouvelle expérience et chaque ouvrage est unique, elle ne s’ennuie jamais de son occupation.
Sa passion l’a aussi aidée à surmonter des situations tragiques dans sa vie – elle a perdu ses deux fils…
Viorica est fière de pouvoir transmettre les secrets de ce métier à des jeunes. Elle a deux élèves à qui elle enseigne avec beaucoup d’abnégation tout ce qu’elle sait et elle est très contente de les voir apprendre.
« Nous somme un peuple qui aime la beauté. Nos traditions, nos coutumes et nos occupations traditionnelles sont la sève de notre existence sur cette terre. D’autre part, c’est dommage que les objets artisanaux soient plus appréciés à l’étranger. Les traditions ne meurent jamais, mais la dignité nationale est menacée. Il faut garder ce que nous avons hérité. Il faut perpétuer notre culture et nos traditions », affirme Viorica Vizitiu.
D’après un article publié sur https://cooltura.info/noi-ne-tragem-dintr-un-popor-harnic-si-iubitor-de-frumos-afla-povestea-de-viata-a-mesteritei-populare-viorica-vizitiu/
Le 29 septembre 2022
Une demi-vie dédiée à la broderie