Quinze enseignantes moldaves en immersion dans le Cher

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Pour ces Moldaves, le séjour est l’occasion d’apprendre la méthode d’enseignement et de découvrir la culture française.

Grâce au projet de Solidarité laïque et l’Alliance française pour la francophonie, quinze enseignantes moldaves de français sont accueillies dans le Cher. Elles ont quinze jours pour s’imprégner des méthodes pédagogiques et de la culture françaises.

Pour ces Moldaves, le séjour est l'occasion d'apprendre la méthode d'enseignement et de découvrir la culture française. © Laurence Javal
Pour ces Moldaves, le séjour est l’occasion d’apprendre la méthode d’enseignement et de découvrir la culture française. © Laurence Javal

Jeudi, la majorité des quinze enseignantes moldaves, reçues dans le Cher grâce au projet de l’association Solidarité laïque, portaient une jolie blouse brodée.

Heureuses de vivre une expérience en France et d’en découvrir la culture, elles voulaient, également, montrer la richesse de leur petite république, nichée entre Ukraine et Roumanie.

« Il n’y a pas de légumes dans le jardin des Français »

Le projet de l’association, soutenu par l’Alliance française pour la francophonie (qui prend en charge le transport), permet l’accueillir des enseignants en France (71, au total, depuis 2004) ; des bénévoles français vont également, en Moldavie, former des profs de français, faire des animations pédagogiques, intervenant dans les classes. « Jusque voilà peu, la première langue étrangère apprise était le français, supplanté aujourd’hui par l’anglais », explique Philippe Paillard, de l’OCCE. Le français est encore très prisé, à 40 ou 45 % des langues vivantes apprises.

Les enseignantes moldaves ont appréhendé, jeudi, les supports numériques.
Les enseignantes moldaves ont appréhendé, jeudi, les supports numériques.

Les quinze stagiaires sont arrivées samedi dernier, pour quinze jours, à Bourges. Elles sont réparties dans les familles d’accueil, à Bourges et dans le département. « Le programme consiste à la découverte de l’enseignement du français : quelles sont les techniques, quels sont les supports. Mais les stagiaires découvrent comment on vit en France, ce qu’on mange », poursuit M. Paillard.

Jeudi, à l’atelier Canopé (ancien centre de documentation pédagogique), elles ont appréhendé les supports d’enseignement numériques. Car, en Moldavie, le manuel est souvent l’unique référence ; apprendre à s’en détacher leur sera utile.

Chaque visite constitue une découverte. Natalia est surprise : « Il n’y a pas de légumes dans le jardin des Français, mais des fleurs, de la pelouse… ».

La bonne attitude envers les handicapés

Maïa a noté, lors de sa visite du lycée professionnel Jean de Berry, que les élèves pouvaient se mettre en situation grâce un équipement très important. « Ce lycée, où 280 jeunes étudient, j’ai eu l’impression qu’il était conçu pour tout le quartier, tellement il était grand ! Et j’ai constaté qu’on avait, ici, une attitude correcte envers les handicapés ; j’ai vu qu’il y avait un ascenseur prévu à leur attention. Ici, la chance est donnée à tout le monde, comme c’est écrit dans la constitution  ».

Les enseignantes moldaves vont passer quinze jours en Berry.
Les enseignantes moldaves vont passer quinze jours en Berry.

Article de Laurence Javal, publié sur https://www.leberry.fr/bourges-18000/actualites/quinze-enseignantes-moldaves-en-immersion-dans-le-cher_13582791/?fbclid=IwAR0xEKnQ1JhNTKn6jXksXoYpdSU--Qgawbe4yKcX8tiHRjkoerij3R1WbCs#refresh

Le 18 juin 2019