Les atouts des secteurs de l’économie moldave

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En guise d’appui aux potentiels investisseurs - la Chambre de Commerce et d’Industrie France-Moldavie dévoile les points forts de divers secteurs de l’économie Moldavie.

Agriculture et secteur agroalimentaire

Grâce aux conditions climatiques favorables et à la fertilité́ des sols noirs (tchernoziom), l’agriculture et l’agro-alimentaire sont des secteurs essentiels de l’économie moldave, malgré un recul de leur poids dans le PIB. Le pays était considéré comme le verger et le vignoble de l’ex-URSS. Les terres agricoles couvrent près de 75% du territoire moldave et les produits agro-alimentaires constituent 60% de la valeur des exportations.

Les principales productions sont les céréales, le tournesol, les betteraves, la pomme de terre, le tabac, la vigne, les fruits, les noix et les légumes. L’agriculture biologique commence à susciter un intérêt. La vigne est présente dans tout le pays, plus particulièrement dans le centre et le sud.

L’essentiel de sa production était exporté vers la Russie et la CEI. Un premier embargo de la Russie sur le vin moldave en 2005, puis diverses sanctions adoptées par la suite par la Russie, ont entraîné une chute des exportations vers ce pays et une crise de la viticulture moldave qui a depuis travaillé sur la qualité de ses produits et la diversification de ses marchés vers les pays occidentaux et la Chine. Les vins moldaves restent toutefois toujours exportés majoritairement vers les pays de la CEI.

La France est présente dans le secteur, au travers de la commercialisation de pieds de vigne, de matériels et d’équipements. Des entreprises françaises commercialisent des engrais et semences. En réaction à la signature de l’Accord d’Association, la Russie a décrété en juillet 2014 un embargo temporaire sur les fruits moldaves (pommes, abricots, pêches, nectarines, coings, cerises, poires, prunes et prunelles) qui ont cherché de nouveaux marchés et débouchés.

Dans l’industrie agro-alimentaire, le principal investissement est celui de Lactalis. D’autres opportunités pourraient se présenter, dans le domaine des conserveries et plats cuisinés. L’impossibilité pour les étrangers d’acquérir directement encore à ce jour de la terre agricole en Moldavie constitue néanmoins un frein important au développement d’investissements nécessaires dans ce secteur, alors que des opportunités et des besoins existent pour redynamiser le secteur.

La Moldavie bénéficie d’aides financières européenne et américaine pour soutenir le secteur agricole, améliorer la qualité des productions locales et les mettre aux normes, l’aider enfin à leur trouver de nouveaux débouchés.

Industrie

L’industrie, dont les anciennes implantations avaient été dictées par Moscou, privilégie les grandes villes (Chișinău, Bălți), surtout celles situées sur la rive gauche du Dniestr (Tiraspol, Bender, Rîbnița). Elle est surtout axée sur la transformation de la matière première agricole, dont l’industrie alimentaire, fleuron de l’industrie moldave. Elle est aussi représentée par l’industrie légère, celle du bois, la construction de machines et d’équipement, mais également le textile : textile d’ameublement, vêtements, tapis, chaussures, maroquinerie. La Moldavie est considérée comme « l’atelier textile de l’Europe » et les plus grandes marques y font produire une partie de leurs offres.

L’industrie lourde (usines de ciment, métallurgie), dont le débouché traditionnel était la Russie, est concentrée en Transnistrie, région à l’Est du pays, à l’exception du Groupe LafargeHolcim qui dispose d’une cimenterie sur la rive droite du Dniestr. L’industrie mécanique produit essentiellement des équipements électriques, médicaux, de l’outillage pour l’industrie pharmaceutique, des machines pour le complexe agro-industriel et des équipements pour les télécommunications.

En outre, il existait en Moldavie un bon nombre d’entreprises dotées de hautes technologies, de main d’œuvre qualifiée, qui autrefois faisaient partie du complexe militaire de l’ex-Union Soviétique. Leur champ de production concernait les technologies militaires avancées, depuis les systèmes de recherche intelligente des cibles jusqu’aux technologies performantes du programme spatial de l’ex - URSS. Cette compétence et le coût abordable de cette main d’œuvre qualifiée permet aujourd’hui de voir s’installer dans le pays de nombreux investisseurs étrangers (allemands, américains, autrichiens, italiens et français), en particulier du secteur de la sous-traitance et des équipementiers automobiles.

Ceci pourrait aussi offrir des perspectives pour des sous-traitants de l’industrie aéronautique française cherchant à réduire leurs coûts de développement dans un marché à forte croissance ou à sécuriser leurs investissements.

Santé

Sous l’impulsion des partenaires internationaux, plusieurs programmes nationaux ont été lancés afin de moderniser le système de soins.

L’aide internationale se présente sous forme d’assistance technique, d’appui budgétaire et de dons en faveur du développement du système de santé, de la santé maternelle et infantile et des maladies transmissibles (VIH/sida, tuberculose).

Malgré les changements structurels engagés, les défis auxquels se confronte le secteur de la santé restent nombreux : obsolescence et vétusté des équipements et des infrastructures publiques de santé, manque de moyens, non disponibilité des médicaments ou de consommables, pénuries de vaccins, contrefaçons de produits pharmaceutiques, sous-rémunération des personnels médicaux et corruption endémique, inégalité devant la santé et sécurité sociale quasiment inexistante, etc.

L’incapacité de l’Etat à assurer un bon niveau de service public de santé et de soins a conduit à l’ouverture, au cours des dernières années, de plusieurs cabinets médicaux et centres de soins ou cliniques privés, à capitaux locaux ou étrangers. Ces centres disposent de conditions d’accueil et de soins aux standards européens ou occidentaux. Ils ne sont cependant accessibles qu’à une clientèle aisée ou aux expatriés.

On note également un développement du tourisme médical avec l’implantation de nombreux cabinets privés de soins et de prothèses dentaires.

La France est présente dans le secteur de la santé, notamment au travers de la commercialisation de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales. Elle apporte aussi de l’expertise dans le cadre des programmes de coopération.

Informatique, télécommunications et TIC

Le réseau haut-débit moldave est l’un des plus rapides au monde et le pays dispose de compétences RH avérées dans les secteurs de l’informatique et des technologies Internet. La Moldavie se situe dans les premiers pays au monde pour la vitesse de connexion à Internet. La 3G et la 4G des réseaux mobiles couvrent plus de 96 % des territoires peuplés. L’industrie des TIC a enregistré une croissance rapide dans les six dernières années, avec un volume de 7.7 milliards de lei en 2015 et avec une contribution significative au PIB du pays (8.9% en 2012). Le volume des exportations de produits logiciels s’est presque multiplié par quatre entre 2007 et 2013.

S’appuyant sur ses atouts et des dispositions légales incitatives, le pays attire aujourd’hui de nombreuses sociétés étrangères, dont plusieurs « success stories » françaises dans les domaines des télécommunications, des centres d’appel et du back-office, et enfin du développement informatique.

Source : http://www.ccifm.md/

Le 26 juin 2018