Des boucles d’oreilles, des bagues et des bracelets faits de cartes informatiques

0 vote

Les pièces usées d’ordinateur retrouvent une nouvelle vie dans l’atelier de Carolina Portarescu, une jeune femme de la ville moldave d’Orhei. Elle confectionne des boucles d’oreilles, des bracelets et des bagues en utilisant des cartes informatiques, et elle les vend dans toute l’Europe.

Carolina fabrique des bijoux depuis longtemps, mais elle ne pensait pas à une affaire ce domaine. Elle est diplômée d’une faculté de philologie et elle a travaillé comme interprète de langue anglaise. Sa passion pour les choses faites main a surtout pris son essor pendant son premier congé de maternité. « J’avais un sac de coques de noix de coco et je ne voulais pas les jeter, alors j’ai décidé de les recycler. J’ai poli la surface de la noix avec un outil que j’ai trouvé dans le garage de mon père, je l’ai arrondie et je l’ai colorée et le résultat fut une broche  », raconte la femme.

Son premier succès lui a donné du courage et l’a inspirée à faire des bijoux de plus en plus sophistiqués. Quelques années plus tard, elle a commencé à utiliser des cartes d’ordinateur en tant que matière première - des matériaux qu’aucun autre artisan de notre pays n’utilise pour fabriquer des bijoux. L’idée lui est venue quand elle a vu quelques cartes d’ordinateur dans la boutique de son frère. « Elles avaient des couleurs tellement jolies - verte, jaune, bleue … elles m’ont tout de suite fascinée. Je les ai associé à une ville vue de l’espace  ».

Elle a eu l’idée de les transformer en bijoux, mais elle ne savait pas comment découper les morceaux de métal pour leur donner la forme désirée. C’est toujours dans le garage de son père qu’elle a trouvé la solution - deux broyeurs angulaires. Il lui a fallu des mois pour apprendre à couper des morceaux de cartes, en plus elle ne savait pas si elle obtiendrait le résultat attendu.

Plus tard, elle a collecté de l’argent pour s’acheter un outil professionnel, mais celui-là s’est avéré contrefait. « À un moment donné, pendant que je travaillais, une pièce s’est détachée de cet outil. Je l’ai simplement jeté par terre, malgré qu’il soit branché dans la prise », se souvient Carolina.

L’argent européen lui a permis de développer son affaire

L’opportunité de se procurer un atelier doté d’outils modernes lui a été offerte par un projet financé par l’UE et mis en œuvre par le PNUD.

Ainsi, tandis que son affaire d’artisanat est née avec son premier enfant, sa réorganisation s’est produite pendant le second congé de maternité. Afin d’obtenir la subvention, elle a participé à un concours au côté des centaines d’autres jeunes.

Carolina est persuadée qu’elle a gagné dû au fait qu’elle avait une affaire inédite et un plan d’affaires très bien conçu. Avec l’argent obtenu, plus de 100 mille Lei, elle s’est acheté tout un arsenal d’outils, ainsi que des accessoires.

Les Anglais adorent les bijoux de Carolina

Grâce aux nouveaux instruments, ainsi qu’aux connaissances acquises dans le cadre de nombreuses formations, elle a réussi à développer considérablement son affaire. Maintenant, Carolina vend ses produits dans divers pays du monde, y compris aux États-Unis et au Danemark, par exemple. Les Anglais sont ses clients les plus nombreux. La plupart de la matière première lui est fournie par ceux qui apprécient son travail, mais aussi par des gens préoccupés par la protection de l’environnement qui ne connaissent pas d’autre façon de recycler les vieux ordinateurs. « Des gens de l’étranger m’envoient des cartes informatiques, tout en me commandant des bijoux ».

Carolina souhaite ouvrir un point de collecte des déchets électroniques, y compris le transport vers des points spéciaux de recyclage.

Maintenant, elle confectionne non seulement des bijoux, mais aussi des porte-monnaie, des porte-clés, des signets et bien d’autres objets de différentes formes et couleurs. A part cela, la jeune femme a également une activité dans le domaine des cosmétiques bio.

D’après un article de Natalia Porubin, publié sur https://www.zdg.md/editia-print/social/cercei-bratari-si-inele-din-scheme-si-placi-de-calculator

Le 4 août 2018