Vers 10h42, une chute brutale de tension s’est produite sur la ligne de 400 kV Isaccea–Vulcănești–MGRES, axe clé reliant la Moldavie aux réseaux voisins. À l’origine de l’incident : de graves perturbations dans le réseau électrique ukrainien, avec lequel la Moldavie est interconnectée. La baisse soudaine de tension a entraîné une déconnexion d’urgence du système électro-énergétique moldave.
Conséquence immédiate : la fréquence du réseau national est tombée jusqu’à 48 Hz, bien en dessous du seuil de sécurité. Les systèmes automatiques de protection se sont alors déclenchés pour éviter des dégâts majeurs aux infrastructures, provoquant un blackout partiel sur une grande partie du territoire. Des centaines de milliers de consommateurs - ménages, entreprises et services publics - se sont retrouvés sans électricité.
Face à cette situation critique, la restauration du courant s’est faite progressivement tout au long de la journée. À 16h45, les autorités annonçaient le rétablissement complet de l’alimentation électrique sur l’ensemble du pays.
Dans cette course contre la montre, le rôle de la Roumanie a été déterminant. Bucarest a rapidement commencé à injecter de l’électricité dans le réseau moldave via les interconnexions existantes, permettant de stabiliser la fréquence et d’éviter un effondrement total du système.
Cet épisode relance le débat sur la sécurité énergétique de la Moldavie, encore fortement dépendante des interconnexions régionales et exposée aux crises affectant les réseaux voisins.
Le 31 janvier 2026
