Le colloque s’est déroulé sous l’égide de l’Association des Facultés et Établissements de Lettres et Sciences Humaines (AFELSH) qui est un réseau de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et qui regroupe des facultés de plusieurs continents, étant dirigée par un comité exécutif ; elle bénéficie actuellement d’un siège au Conseil Scientifique de l’AUF.
Le Président de l’A.F.E.L.S.H, prof. assoc., dr. Tran VAN CONG (Université de Hanoï, Vietnam), a prononcé un discours de bienvenue, adressé aux participants à la manifestation scientifique. La série d’allocutions officielles s’est poursuivie avec les mots de salut du prof. assoc., dr. habil. Aurelia HANGANU, vice-rectrice à l’activité scientifique et aux relations internationales (UÉM) et du prof. assoc., dr. Ludmila USATÂI, doyenne par intérim de la Faculté des Lettres (UÉM).
Les participants au colloque ont suivi, avec un intérêt accru, les conférences en séance plénière, tenues par la professeure émérite, dr. Mzago DOKHTOURICHVILI (Université d’État Ilia de Tbilissi, Géorgie), par la prof. assoc. dr. habil. Tatiana CIOCOI (UÉM), ainsi que par la prof. univ., dr. Sanda- Maria ARDELEANU (Université „Ștefan cel Mare” de Suceava, Roumanie - discours présenté par la prof. assoc., dr. Angela GĂDINARU, Directrice du Département de Traduction, Interprétation et Linguistique Appliquée de l’UÉM).
La modératrice de l’événement, dr. habil., prof. univ. Ludmila ZBANȚ a mentionné que « l’interaction linguistique, assurée par la traduction, ne peut être exclue du contexte culturel ».
Les personnes inscrites au colloque (enseignants, chercheurs, doctorants) ont débattu sur des problèmes de traduction et de sociolinguistique, de littérature universelle et de didactique de l’interculturel, se réunissant dans deux ateliers thématiques : Traduction de la diversité, diversité de la traduction et Enseigner la diversité – la didactique des langues.
« Chaque pays possède une certaine diversité linguistique, détenant ses propres instruments /stratégies de gérer cette diversité. De nombreuses approches pédagogiques et traductionnelles intéressantes ont été identifiées dans les régions bilingues et dans les classes multilingues en Europe et en Asie », ont mentionné les participants au colloque. Le sujet de la traduction interculturelle est, dans cet ordre d’idées, intéressant dans la mesure où les langues définissent l’identité de chaque nation, mais, en même temps, elles font partie d’un patrimoine commun. Elles constituent donc des ponts entre les nations et les cultures, les littératures nationales, favorisant ainsi la compréhension mutuelle et le sentiment d’appartenance à une identité universelle. L’acte de traduction constitue, dans ce contexte, un exercice de logique et de revalorisation des notions unanimement reconnues et un nouveau langage, un nouveau texte, une forma mentis universelle découlent donc de cet acte herméneutique.
Les participants au colloque se sont montrés solidaires dans l’idée de corroborer la culture de l’autre avec l’intentionnalité de la traduction, la culture étant, à son tour, remodelée et soutenue par la traduction. Les bonnes pratiques démontrent alors, tant de fois, que la traduction n’est pas seulement influencée par le contexte (sensibilisation contextuelle), mais aussi par la culture (sensibilisation culturelle).
Suite aux travaux du colloque, les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le Comité scientifique (double évaluation anonyme), à une publication et seront réunis dans la revue scientifique Études interdisciplinaires en sciences humaines – version papier et support électronique, publiés par la maison d’éditions de l’Université d’État Ilia de Tbilissi. Le volume sera diffusé sur les sites du CODFREURCOR (https://codfreurcor.iliauni.edu.ge/), des universités membres du CODFREURCOR, de l’AFELSH (https://afelsh.org/) etc.
Oxana CĂPĂȚÎNĂ, Département de Traduction, Interprétation et Linguistique Appliquée, Université d’État de la République de Moldavie
Le 11 novembre 2021
