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La France - un terrain fertile pour un jeune peintre moldave

Sergiu Ciochină, un jeune peintre moldave, a quitté la Moldavie pour la France, l’idée étant de « sortir de la zone de confort et s’auto-dépasser ». La France s’est avérée très propice pour ses activités créatrices. Au côté de deux mille autres artistes, il va prochainement exposer ses toiles au Salon Art Capital qui se tiendra du 14 au 18 février 2024 au Grand Palais Ephémère sur le Champ de Mars, à Paris.

Sergiu Ciochină

Les thèmes abordés par Sergiu Ciochină sont l’enfance, la fraternité, les dialogues interpersonnels, les rêves, le soi, l’amour, la trahison.

« Tout ce que quelqu’un crée, que ce soit une chaise, un traîneau, une installation, un rôle dans une pièce de théâtre ou un tableau, cela reflète indirectement une très grande partie de son for intérieur. Chaque création exprime l’essence du créateur. À travers ces manifestations, l’artiste transpose des émotions et des pensées, révélant indirectement des aspects significatifs de son monde intérieur. Chaque création devient ainsi une fenêtre sur l’univers subjectif du créateur  », explique le peintre.

Tout ce qui l’entoure est une source constante d’inspiration pour Sergiu : la musique, les livres, les films, les voyages (surtout la Côte Normande), les gens avec leurs histoires et leurs caractéristiques, la nature : « Je peux lire un livre ou écouter une chanson et tout d’un coup mon subconscient s’accroche à une certaine phrase qui devient le squelette d’une idée, puis se remplit de significations et d’images. Ce processus subconscient m’accompagne tout au long de ma vie. J’ai toujours perçu les choses ordinaires d’une manière différente ; l’art m’attire et la beauté de ce monde m’impressionne. J’ai toujours découvert des signes et des significations dans le quotidien. Je pense que cela est dû à une série de décisions prises depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui  ».

Le processus créatif

A présent, il se retrouve surtout dans le néo-primitivisme et l’art naïf. « Je pense que l’approche quelque peu non-conformiste, quelque peu maladroite des motifs, des expressions et des personnages du quotidien expose sous un autre angle les problèmes ou les vérités que nous acceptons moins », constate Sergiu.

Au fil du temps, le jeune artiste a compris que ce style lui permet de « toucher » les âmes, car ses peintures non seulement parlent de lui, mais captent le spectateur de manière puissante. « C’est incroyable quand les gens remarquent et apprécient les couches profondes du sens. Mais le plus significatif, c’est quand on discerne ce que je n’avais pas prévu moi-même, ce que j’ai investi à un niveau intuitif et que quelqu’un le remarque et le dit ».

Le processus créatif commence parfois par la « naissance » d’une idée, suivie d’une esquisse rapide, dessinant plusieurs personnages, stylisant certaines figures et objets. « Parfois, par contre, je peux spontanément aller directement vers une toile grand format et peindre sans aucune stratégie préconçue. Ce phénomène se produit généralement lorsqu’une idée nouvelle hante mon esprit et que l’impatience me saisit de la voir réalisée sur toile », explique le peintre.

La vie en France

Pourquoi s’est-il installé en France ? En Moldavie, il avait une vie tranquille, mais, à un moment donné, il a décidé de faire un changement radical, de tout recommencer à zéro. « La France propose des visas-talent aux artistes qui souhaitent y vivre et créer. J’ai constitué un dossier impressionnant pour postuler et saisir cette nouvelle opportunité, y voyant une ample espace pour la croissance et l’évolution, ce qui s’est avéré être le cas.

J’ai exploré des territoires comme les falaises normandes, j’ai parcouru les jardins et les ponts japonais peints par Monet à Giverny, j’ai recueilli des réflexions sur les champs de Van Gogh à Auvers-sur-Oise. De plus, les visite des musées ont joué un rôle majeur dans mon développement personnel. Paris m’a donné l’opportunité de visiter la plupart des musées ou galeries locales presque gratuitement », raconte l’artiste.

En 2022, Sergiu Ciochină a participé à deux expositions collectives en Corée du Sud. En 2021 et en 2023, ses toiles ont été présentées à deux expositions tenues en Grande-Bretagne. En 2023, trois œuvres de Sergiu ont été exposées à Florence, en Italie.

Après le Salon Art Capital de Paris, il participera, en mars prochain, à une foire à Milan, en Italie, puis à un événement à Madrid, en Espagne. Il prépare également une exposition personnelle.

D’après un article de Cristina Plataș publié sur https://diez.md/2024/01/28/foto-poate-un-pictor-sa-si-castige-traiul-din-arta-sergiu-ciochina-despre-cariera-sa-creatie-si-decizia-de-a-pleca-in-franta/

Le 31 janvier 2024

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