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Les Visages de la Moldavie : de Bălți à Lorient, deux versions pour un même récit

Bande sonore bretonne, identité celtique et une tournée dans les festivals annoncée pour 2027

Après une première partie consacrée à la rencontre entre Lorient et Bălți, le documentaire de Ronan Tabourel revient sur ses aspects techniques et son avenir : deux montages pour deux publics, une bande sonore inattendue entre Moldavie et monde celtique, et une tournée à venir dans les festivals en 2027.

De Bălți à Lorient : cinq années d’échanges

Après cette immersion en Moldavie, le documentaire revient en Bretagne pour raconter l’autre versant de cette histoire.

Le lycée Colbert de Lorient et l’Institut de Formation en Soins Infirmiers sont au cœur de ces échanges avec Bălți. Derrière les séjours et les rencontres entre étudiants, plusieurs coordinateurs contribuent depuis des années à faire vivre le partenariat. Christian Olès, Renaud Thomas, Luc Picard et Véronique Lescop apparaissent ainsi comme les maillons d’un réseau qui permet aux échanges de se poursuivre dans la durée.

Un des coordinateurs du partenariat Lorient-Bălți, interviewé pour le documentaire. Photo : Les Productions de l’Intrépide

Le film met en parallèle les deux territoires et les personnes qui les relient. La guerre en Ukraine constitue évidemment une toile de fond importante. La proximité géographique de la Moldavie avec le conflit, les inquiétudes liées à la situation régionale et les interrogations sur l’avenir du pays traversent les témoignages. Mais le film ne se limite pas à cette dimension géopolitique. Son fil conducteur reste la rencontre.

Un des coordinateurs du partenariat Lorient-Bălți, interviewé pour le documentaire. Photo : Les Productions de l’Intrépide

Des salles de classe de Bălți aux établissements de Lorient, des discussions entre enseignants aux échanges entre étudiants, Les Visages de la Moldavie cherche ainsi à montrer comment des relations personnelles peuvent créer des passerelles entre deux pays.

Deux versions du film pour toucher différents publics

Le documentaire existe aujourd’hui sous deux formats complémentaires.

La version intégrale, d’une durée de 117 minutes, correspond à la vision complète du réalisateur. Elle est notamment pensée pour les ciné-débats, les établissements scolaires et les structures associatives ou culturelles. Elle prend le temps de développer les différents témoignages et de donner leur place aux nombreux acteurs qui ont participé à l’histoire de ces échanges.

Une seconde version, d’une durée de 89 minutes, a été conçue pour une exploitation plus large, notamment dans les salles de cinéma et dans le cadre de festivals. Plus resserrée, elle privilégie un rythme davantage adapté à une diffusion grand public tout en conservant le cœur du récit : la rencontre entre les jeunes Moldaves et leurs interlocuteurs français.

Les deux versions répondent donc à des objectifs différents. La première conserve la dimension documentaire et mémorielle du projet dans toute son ampleur ; la seconde cherche à faciliter sa circulation auprès d’un public plus large.

Une identité sonore entre Moldavie, Bretagne et monde celtique

Le Festival Interceltique de Lorient, où Ronan Tabourel a rencontré les musiciens de la bande originale. Photo : Les Productions de l’Intrépide

La bande sonore du documentaire possède elle aussi une histoire particulière. Plutôt que de s’appuyer exclusivement sur des sonorités traditionnelles moldaves, Ronan Tabourel a choisi de construire une identité musicale originale à partir de rencontres faites en Bretagne.

Lors de son bénévolat au Festival Interceltique de Lorient, le réalisateur avait notamment photographié le duo manxois Elizabeth Davidson-Blythe et Daniel Quayle. Les deux artistes ont ensuite accepté de mettre à disposition deux morceaux issus de leur album The Coast Road : For Ewen et The Wave.

À cette collaboration internationale s’ajoute le travail du producteur et beatmaker lorientais Sandouitch, nom artistique de Noa Lecame-Hausser. Habitué à des productions mêlant notamment influences bretonnes, trap et baile funk, il adopte ici une approche beaucoup plus épurée. Ses compositions originales accompagnent les différents moments du documentaire avec une écriture plus contemplative, destinée à renforcer la dimension intime des témoignages. La bande sonore devient ainsi, à sa manière, un autre trait d’union entre les territoires.

Un documentaire pensé pour provoquer la discussion

Au-delà de la découverte de la Moldavie, Les Visages de la Moldavie revendique une dimension citoyenne. Le film a été pensé pour pouvoir être accompagné de rencontres et de débats. L’objectif est de permettre au public de prolonger la projection par un échange autour de la jeunesse moldave, de la francophonie, des relations entre la France et la Moldavie ou encore de la situation géopolitique de la région. Cette approche ouvre notamment la possibilité d’organiser des projections dans les cinémas associatifs, les établissements scolaires, les structures culturelles ou les associations engagées dans les échanges internationaux.

Pour Ronan Tabourel, le documentaire ne constitue donc pas une finalité en soi. Il doit aussi devenir un point de départ pour la rencontre.

Une première étape avant les festivals de 2027

Entre le premier séjour de 2022 et la finalisation du montage en juin 2026, quatre années d’expériences et de rencontres ont progressivement donné naissance au film.

La réalisation de la seconde partie du documentaire, tournée entre février et mars 2026, marque une étape décisive avant plusieurs mois de post-production.

Un an seulement après le déclic de Mellionnec, en juin 2025, le projet imaginé par Ronan Tabourel est ainsi devenu un long-métrage achevé.

Le parcours du film dans les festivals est appelé à se poursuivre au cours de l’année 2027. Une première projection à Lorient constitue désormais une priorité pour le réalisateur, avant d’envisager d’autres projections et rencontres avec le public.

Pour un projet né d’un échange scolaire entre la Bretagne et la Moldavie, la boucle semble finalement naturelle : revenir là où l’histoire a commencé, et réunir autour d’un film celles et ceux qui ont contribué à l’écrire.

Organiser une projection-débat

Les cinémas, établissements scolaires, associations et structures culturelles souhaitant organiser une projection-débat ou échanger avec le réalisateur peuvent le contacter directement à contact.visagesdelamoldavie@gmail.com.

Pour suivre l’actualité du film (Facebook, Instagram et partenaires) : linktr.ee/visagesdelamoldavie

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