Pages d’histoire

La déclassification des archives du Service moldave d’Information et de Sécurité a jeté de la lumière sur des crimes commis par le régime totalitaire communiste, tels que l’utilisation de la médicine psychiatrique dans l’annihilation de la résistance anticommuniste en Bessarabie d’après-guerre. Ce fut (...)

Le coût d’Etat de Moscou qui s’est produit la nuit du 18 au 19 août 1991 a pris par surprise les décideurs politiques de Chişinău. Les autorités du pays ont convoqué deux séances ad-hoc du Parlement, dont la seconde, celle qui a eu lieu le 27 août, s’est soldée par l’adoption de la Déclaration d’Indépendance du pays.

Un groupe constitué d’historiens, journalistes et cinéastes ont récemment effectué une « Expédition de la Mémoire » en Sibérie, dans la région russe d’Irkoutsk, pour visiter les villages construits par des déportés moldaves à la fin des années 40 du siècle passé. Selon les estimations faites sur la (...)

Le monastère de Japca, situé non loin de la ville moldave de Florești, est la seule sainte demeure qui, dans nos parages, ne fut pas fermée par les autorités soviétiques. Ceci, grâce à l’abbesse qui pendant la Seconde Guerre Mondiale avait combattu aux côtés des partisans. Le monastère de Japca. (...)

Nicolae Cazacu est né au mois de mai 1940. Quatre ans plus tard, son père a été envoyé à la guerre et, une année après, sa mère a été arrêtée et déportée en Sibérie. Tous les biens de la famille ont été confisqués, tandis que l’enfant est resté sans abri, jusqu’à ce qu’un couple du village voisin l’ait adopté. Il n’avait que cinq ans à cette époque-là. Il a donc grandi sans savoir qu’il avait en fait d’autres parents. Sa mère est revenue en Moldavie après la mort de Staline. A son arrivée, une partie de son ancienne maison lui a été rendue, puis le reste. En 1955, il a commencé à apprendre à l’école, après quoi il a continué ses études à l’Université Polytechnique de Chisinau. Un jour, en 1964, il est allé déposer des fleurs au monument à Ştefan cel Mare, sans soupçonner qu’il avait été filmé et photographié. Ce fut un moment crucial, avec un impact sur toute sa vie ultérieure.

On sait qu’au Kazakhstan, pays de l’Asie Centrale, il y a une forte communauté de Moldaves déplacés suite à six étapes de déportations. Vers la fin de la période soviétique, dans cette république de l’URSS il y avait environ 33 mille Moldaves. Fait moins connu – en Ouzbékistan, voisin du Kazakhstan, il y (...)

En 1945, Ilie Tătaru, directeur de l’école du village moldave de Pojăreni, a été déclaré « ennemi du peuple » et condamné à 10 ans de prison. Le 6 juillet 1949, son épouse et son enfant de 3 ans ont été déportés en Sibérie. C’est là-bas qu’Ileana est née. Les deux enfants sont plus tard devenus enseignants – l’un d’entre eux a enseigné pendant 40 ans en Sibérie, l’autre - à Pojăreni. Les petits-enfants sont eux-aussi devenus des enseignants. Maintenant, l’arrière-petit-fils étudie la pédagogie en Espagne. Tous, ils ont appris la leçon des déportations staliniennes à partir de la première source…

Cet article fait partie du cycle de relations de l’historien Octavian Țâcu, participant aux « Expéditions de la mémoire » en Sibérie, sur les traces des Moldaves qui ont dû, à une certaine époque, quitter leur patrie et mener une autre vie dans des parages très lointains.

Imaginez un Parlement de 380 membres, dont seulement 13 femmes. Peu de temps après avoir été élues, deux députées renoncent à leur mandat et il n’en reste que 11. C’est ce qui s’est passé au sein du premier Parlement de la Moldavie indépendante.

Peu après l’occupation de la Bessarabiele 28 juin 1940, les autorités soviétiques ont commencé à fermer des bibliothèques scolaires et privées et à confisquer une partie des ouvrages de ces institutions. Il s’agissait surtout de la littérature classique roumaine et universelle, qualifiée à l’époque de « (...)

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