Marina Pânzaru : « La situation sociopolitique oblige les gens à quitter la Moldavie »

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A l’occasion du 27-ième anniversaire de l’’indépendance de la République de Moldavie, nous publions une série d’articles montrant comment les Moldaves qui ont quitté le pays, à la recherche d’une vie meilleure, perçoivent leur pays natal.

Marina Pânzaru a 35 ans et elle est journaliste. Elle a quitté la Moldavie pour le Portugal il y un an.

Marina Pânzaru
Marina Pânzaru

En fait, la jeune femme n’avait pas l’intention de quitter sa patrie, mais la situation actuelle en Moldavie l’a déterminée à aller vivre dans un autre pays. Son mari est parti le premier et Marina et son fils l’ont rejoint un an plus tard.

Selon Marina, la Moldavie est peu connue par les étrangers. « On nous confond souvent avec les Russes ou les Ukrainiens », explique-t-elle.

« Lorsque je parle aux étrangers de la Moldavie, je leur dis que les Moldaves sont accueillants et qu’il y a de beaux endroits à visiter dans notre pays. Mais, en même temps, je leur explique franchement que, malheureusement, la corruption, la pauvreté, les prix élevés, la situation socio-politique, en général, font que les gens renoncent à la Moldavie et cherchent une place où ils se sentiraient protégés, respectés, où ils auraient le sentiment de vivre, pas de survivre ».

À son avis, il y a quelque chose à apprendre de chaque peuple. Selon Marina, les Portugais n’hésitent pas à demander le respect de leurs droits. Ils sont respectueux, bienveillants et prêtent à aider chaque fois qu’il le faut. D’autre part, compte tenu de son expérience, les Moldaves ont une bonne réputation parmi les Portugais, au moins dans la ville de Portimao où elle vit. «  On nous considèrent comme très diligents et responsables. Je pense que les Portugais pourraient apprendre des Moldaves à travailler dans un rythme un peu plus intense », considère Marina Pânzaru.

Va-t-elle rentrer en Moldavie ? « On ne dit jamais jamais ». La Moldavie restera toujours, pour Marina, sa patrie. Ses parents, ses grands-parents, ses amis et ses collègues sont en Moldavie. «  C’est ici que je suis née, j’ai grandi, j’ai été formée, j’ai connu des gens magnifiques, je me suis mariée et j’ai donné vie à un enfant. Comment ne pas aimer ce pays ? Malgré ses points faibles, je le garderai toujours dans mon cœur. Toutefois, je ne pense pas que la situation en Moldavie s’améliorera prochainement et que le pays deviendra capable d’offrir à ses citoyens ce qu’ils méritent et ce qu’un Etat leur doit offrir. Voilà pourquoi, je ne pourrais pas répondre si et quand je pourrais rentrer dans ma patrie  ».

D’après un article d’Elena Nistor publié sur http://www.ipn.md/ro/special/93074

Le 4 septembre 2018