Dumitru Vicol : « Les étrangers considèrent les Moldaves comme un peuple intelligent, mais, malheureusement … »

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A l’occasion du 27-ième anniversaire de l’’indépendance de la République de Moldavie, nous allons publier une série d’articles montrant comment les Moldaves qui ont quitté le pays, à la recherche d’une vie meilleure, perçoivent leur pays natal.

Dumitru Vicol a 30 ans. Originaire de Moldavie, il est expert en investissements et travaille à une banque américaine de Londres. Il a quitté la Moldavie quand il n’avait que 9 ans. Il préfère vivre à l’étranger, parce que son pays natal ne lui offre pas des possibilités de développement professionnel.

Dumitru Vicol
Dumitru Vicol

Selon Dumitru, les étrangers considèrent les Moldaves comme un peuple intelligent, bien instruit et compétitif, mais, malheureusement, la Moldavie est considérée comme un état défaillant qui ne peut pas « naviguer sur le fleuve » du développement socio-économique. « Les Moldaves sont particuliers, mais la gouvernance est corrompue et poursuit des intérêts obscurs. Je suis fier que beaucoup de mes concitoyens sont de très bons professionnels et sont ambitieux, travaillant aux côtés des citoyens des pays plus développés », dit Dumitru Vicol.

Le Moldave installé à Londres pense que la façon dont les citoyens roumains vivant à l’étranger se sont organisés contre le gouvernement de la Roumanie et contre le dérapage démocratique devrait inspirer les Moldaves à avoir plus de responsabilité civique.

Dumitru rentrerait dans sa patrie, si les autorités s’attachaient à lutter contre la corruption et à instaurer l’état de droit. Les premières actions à entreprendre devraient être, dans son optique, la mise en prison de ceux qui ont détruit le pays. En même temps, chacun peut contribuer au changement. « Si les juges et les policiers luttaient, aux côtés du peuple, contre le régime oligarchique, alors nous pourrions renaître de nos cendres », considère-t-il.

Quand il est loin de la Moldavie, Dumitru a la nostalgie de la langue roumaine qu’il ne peut pas parler dans la rue, ainsi que des placinte et de la zeama.

D’après un article publié sur http://www.ipn.md/ro/special/93160

Le 25 août 2018