Chisinau 2012

Deux événements quasi-simultanés montrent les réussites récentes de la Roumanie : d’une part, la tenue du XIe Sommet de la Francophonie, qui a eu lieu le 28 et 29 septembre ; d’autre part, elle obtiendra enfin le statut de membre à part entière de l’Union Européenne en 2007.

Le Sommet de la Francophonie de Bucarest de septembre 2006 consacre un pays dont les origines latines et des affinités historiques expliquent très largement son attachement profond à la communauté francophone. Cette relation particulière, qui s’étale sur plusieurs siècles, n’est pas seulement un héritage du passé, mais elle a reflété et reflète plutôt une volonté d’ouverture au monde et de modernité. Et, de fait, la Roumanie a su faire fructifier cet héritage et en faire un atout pour son avenir, comme en témoigne le projet du président Basescu de fonder une université francophone à Bucarest pour « diffuser cette culture dans les Balkans et la région de la mer Noire » .

Après plusieurs tentatives, la Roumanie est devenue le premier pays européen en dehors de la France à accueillir au mois de septembre 2006 le Sommet de la Francophonie, qui regroupe 63 Etats et gouvernements. Bucarest, par son poids démographique (22 millions d’habitants) et son attachement de longue date à la langue française, a pu réussir cette mission, avant de rentrer au sein de l’UE en janvier prochain.

La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée Sommet, est l’instance suprême de la Francophonie ; il se réunit tous les deux ans pour définir les grandes orientations de manière à assurer son rayonnement dans le monde.
La République de Moldavie s’est portée candidate, en 2005, à l’organisation du Sommet de 2012, par une lettre d’intention adressée au secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

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