Le monastère de Hîncu

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Situé au cœur des forêts séculaires, le monastère de Hîncu est un des symboles de l’histoire et de la culture moldave.

Le monastère se trouve dans une vallée qui charme les yeux. Il est entouré de trois côtés par des collines boisées, tandis que devant lui il y a une ravissante allé de peupliers pyramidaux et châtaigniers.

Le monastère de Hîncu a été construit en 1678, sur la place d’un ancien ermitage de nonnes, par le seigneur Mihail Hîncu, suivant le désir d’une de ses filles qui est ultérieurement entrée sous les ordres avec le nom de Parascheva. Jusqu’au XVII-ième siècle, l’ermitage s’appelait Viadica.

A cause des invasions des Tatares, au XVIII-ième siècle, les nonnes se sont vues contraintes à abandonner l’ermitage.

Aux années 1770-1772, lorsque les troupes russes sont entrées en Bessarabie, les descendants des Hîncu ont proposé au prêtre Varlaam du monastère de Varzaresti de s’installer dans l’ermitage abandonné.

Au début du XIX-ième siècle, le monastère entretenait des relations étroites avec plusieurs autres ermitages et monastères de Moldavie, ainsi que du mont Athos, en Grèce. Ici, il y avait trois moines russes, bannis par le courant libéral de Catherine II.

A cette époque-là, le monastère consistait d’une église en bois et d’un clocher. L’église était munie d’une iconostase en bois décorée de fleurs gravées dorées. L’intérieur de l’église était décoré d’immenses icônes dorées.

Le monastère de Hîncu a été le premier monastère de Moldavie à avoir institué (aux années 1820-1822) les règles de la vie communautaire.

Le monastère s’est surtout développé à l’époque du supérieur Dosoftei, d’origine bulgare. D’ailleurs, c’est depuis cette époque-là, soit depuis l’an 1836, que l’ermitage est considéré comme monastère. C’est Dosoftei qui, en 1835 et en 1841, fit construire deux églises en pierre. Il disposa également de la construction des cellules des moines, d’un aqueduc, ainsi que de diverses annexes.

Vers la fin du XIX-ième siècle, le monastère était connu sous le nom de Hîncul-Parascheva.

En 1944, les propriétés du monastère, y compris ses terrains et édifices, furent nationalisées, tandis qu’en 1956 - le monastère fut fermé et les moines bannis.

En 1978, l’ancien complexe monastique fut donné à l’Université de Médecine de Chisinau qui l’a transformé dans un sanatorium pour les tuberculeux. Une station de repos pour les étudiants et les professeurs y a été ouverte.

En 1990, le monastère de Hîncu est redevenu foyer de moines, mais en 1992 la communauté monastique est liquidée. Toutefois, cette même année-là, soit en 1992, à Hîncu est fondée un monastère de nonnes. Le 10 septembre 1992, a commencé la reconstruction du monastère. En 1993, a été achevée la reconstruction de l’église d’hiver datant de 1841. L’église d’été, construite en 1835, a été réparée en 1996. A part cela, le monastère conserve trois édifices datant de 1841 qui sont à présent habités par les nonnes.

La reconstruction du monastère s’est faite sous le haut patronage de l’ex-Président moldave, Mircea Snegur. L’ensemble de la société moldave y a prêté sa contribution financière.

Situé dans un endroit très pittoresque, le monastère de Hîncu est une des mieux aménagées et plus visitées saintes demeures de Moldavie. Le monastère peut être visité chaque jour, un guide local étant à la disposition des touristes. En plus, il y a des possibilités d’hébergement au monastère et de passer un beau temps au sein d’un décor naturel paradisiaque, au milieu d’une mer de fleurs multicolores, près des étangs avec des cygnes, en écoutant le chant des oiseaux exotiques.

En plus, les visiteurs peuvent se familiariser avec la vie quotidienne des nonnes qui s’occupent elles-mêmes du potager, du bétail, du vignoble et qui préparent des délicieux plats traditionnels moldaves et du vin monastique véritable qu’elles servent aux visiteurs. Aux alentours du monastère, il y a plusieurs sources d’eau à propriété curatives.

Une visite à ce monastère est recommandée aux pieux, sans doute, ainsi qu’aux gens passionnés pour l’histoire, la culture, le pèlerinage.

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