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La route du vin : voyage dans le sud de la Moldavie

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Le paysage du sud de la Moldavie est dominé par des vignobles infinis. Or, le sol fertile et les conditions climatiques propices favorisent l’obtention d’excellentes récoltes de raisin et, certainement, la production du très bon vin.

L’itinéraire vers le sud du pays traverse le centre administratif de l’autonomie territoriale-administrative Gagauz-Yeri - la ville de Comrat, située à 105 kilomètres de Chisinau, la capitale moldave.

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Le drapeau de la Gagaouzie

Selon les données historiques, la localité de Comrat a pour la première fois été mentionnée dans un document datant du XVIII-ième siècle, époque de la domination de l’empire ottoman. Le nom de la ville dérive de deux mots d’origine turque “comur-at”, ce qui veut dire cheval noir. Les légendes affirment que jadis, dans ces parages-là se passaient de grandes foires aux chevaux, accompagnées de courses équestres. Un imposant étalon noir appartenant au gouverneur turc gagna une des courses. En honneur de sa remarquable victoire, la localité nouvellement fondée fut appelée Comur-at, ce nom étant ultérieurement réduit à Comrat.

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Les vignes

L’art de la vinification fut explorée au sud de la Moldavie un peu plus tard que dans les autres régions du pays, mais cela n’a pas empêché les vignerons ce cette contrée de découvrir les plus subtiles secrets de ce métier. L’entreprise vinicole Vinurile de Comrat produit un excellent vin appelé Rosu de Comrat, un mariage harmonieux de Cabernet-Sauvignon et de Pinot Franc, considéré comme un chef-d’oeuvre des vignerons de Comrat.

Un autre point important de ce circuit vinicole est le village de Cazaclia. Les vins de l’entreprise Cazaiac ont leur propre identité et caractère, grâce auxquels ils captivent continuellement des admirateurs. Ce sont des excellents vins blancs, fins et élégants, avouent les dégustateurs. Leur douceur à peine perceptible et leur arrière-goût évoquent l’été, le soleil et, en général, l’atmosphère estivale.

A 170 kilomètres de la capitale moldave, dans la vallée pittoresque de la rivière de Solcia, s’étendent les vignobles de l’entreprise vinicole Ciumai. Cette micro-zone se distingue par ses conditions agro-climatiques particulièrement favorables à la viticulture, comme si la providence même avait souhaité la vouer à la production des récoltes d’excellents raisins blancs et rouges.

L’entreprise de Ciumai date de l’an 1905, lorsque les fiefs des Covaletti, de Weismann et des Zahariadi, boyards de la région, ont fusionné pour former une fabrique de vin. A présent, l’entreprise Ciumai est une unité industrielle moderne qui produit 14 sortes de vins secs, de dessert et forts.

L’oenothèque de Ciumai, fondée en 1944, comprend environ 20 mille bouteilles qui représentent le fruit du travail de plusieurs générations de vignerons. La carte de visite de cette entreprise sont le vin Ciumai (du type Cahors) et le vin de dessert Perla de Ciumai.

Le vin Ciumai a une couleur rouge intense, son bouquet étant constitué d’arômes de marrons, prunes sèches, chocolat et vanille.

Le vin Perla de Ciumai est considéré comme un des plus fins vins de dessert. Produit de cépages aromatiques dont il reprend le bouquet, la couleur et le goût raffiné, ce vin est une véritable perle à tout festin. En suivant ce circuit vinicole, il est recommandé de visiter la fabrique de vin du village de Trifesti qui produit surtout des vins blancs de dessert : Muscatul Moldovenesc, Trandafirul Moldovei et Trifesti.

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Strabon, d’après une gravure de la Renaissance

Cet itinéraire vers le sud de la Moldavie traverse une région qui fut qualifiée par l’historien antique Strabon de “désert gète”, tandis que le tsar russe, qui visita ces parages-là en 1818, la décrivait comme “un pré abondant, couvert de fleurs qu’on peut voir chez nous seulement sur les gazons. On y voit paître un grand nombre de chevaux des tatares de Boudgac. L’homme y est un hôte épisodique...”. Il s’agit des alentours de la ville de Taraclia.

Plusieurs vagues de colonisateurs y vinrent à l’invitation du gouvernement tsariste : en 1814 - des Allemands, en 1819 - des Bulgares et des Gagaouzes. Le sol fertile qui n’avait antérieurement été cultivé s’avéra très propice à la viticulture. En 1903, des vins provenus de ces environs remportèrent deux médailles d’or à une exposition agricole tenue en Bessarabie. La viticulture marchait tellement bien qu’en 1914 une cave de Taraclia fut qualifiée “d’exemplaire”. Des caves à deux niveaux datant de cette même période existent de nos jours encore.

Ni les révolutions, ni les guerres ne perturbèrent les traditions vinicoles dans cette contrée. Le relais fut pris par la fabrique de vin de Taraclia, fondée en 1944. Dès sa fondation, cette entreprise excelle à produire du vin de très bonne qualité, apprécié par de nombreuses médailles à divers concours internationaux. Le Cabernet de Taraclia est l’un des plus précieux vins produits en Moldavie.

Parmi la multitude de distinctions qu’il a dans son palmarès - la médaille d’or du concours VINEXPO’1993, déroulé à Bordeaux, en France.

Le point final de ce circuit vinicole est la ville de Vulcanesti. En 2002, dans cette ville fut ouverte la fabrique de vin Aur-Vin, une des plus modernes entreprises vinicoles de Moldavie. La fabrique fut fondée par le holding russe Dionis-Club qui est guidé dans son activité par le principe que le vin doit être créé et mis en bouteille “chez lui”.

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