Une procédure de désignation du Président de la république bien contraignante

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Article par Gilles Ribardière

Que le Parti des Communistes se soit enfermé dans une position de refus de participer à l’élection du Président de la République une nouvelle fois ce 7 décembre, c’est de sa responsabilité. En agissant ainsi, il n’est pas certain qu’il ait pris l’exacte mesure de la nécessité pour le pays de se stabiliser pour faire face à la crise économique qu’il subit de plein fouet.

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Cette stabilisation était pourtant souhaitée par l’ensemble de la communauté internationale, et on avait même pu constater de la part de la Russie une volonté de coopérer avec les gouvernants issus de l’Alliance pour l’Intégration Européenne.

S’ouvre ainsi une nouvelle année d’incertitude. Cette situation est en tout cas liée au système très contraignant de désignation du Président de la République.

Dans nos démocraties de l’Ouest, une désignation par les parlementaires est fréquente, avec majorité qualifiée… Sauf qu’après plusieurs tours infructueux une majorité simple est requise. On le sait, ce n’est pas le cas en Moldavie, qui exige 61 voix sur 101, faute de quoi il y a dissolution du Parlement et un long processus électoral doit alors s’engager.

Espérons, malgré les circonstances, que le gouvernement en place poursuivra les réformes et saura convaincre notamment l’Union Européenne que le processus de rapprochement ne doit pas être abandonné.

Le chemin vers un fonctionnement satisfaisant et efficace des institutions dans la jeune République est long et escarpé. Cela ne doit pas décourager les forces vives et talentueuses qui œuvrent pour un meilleur avenir.