Une œuvre humanitaire en Moldavie

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Article repris sur le site http://www.aisnenouvelle.fr/article/guise/une-oeuvre-humanitaire-en-moldavie

Deux enseignants de la région de Guise se sont rendus une nouvelle fois en Moldavie pour assurer le fonctionnement d’une classe.

Comme l’an dernier, pendant la période estivale, Monsieur et Madame Choin ont pris la route à bord de leur camion 4x4 vers l’Europe de l’Est en direction de la Moldavie. L’objectif était de livrer du matériel scolaire pour assurer le fonctionnement d’une classe pendant une année, dans le petit village d’Horodiste, en République Moldave donc.

La République Moldave

Ce pays est l’un des plus pauvres de l’ancienne URSS. Le projet a été monté par leur propre association, Hunza voyageurs solidaires, soutenue par des sponsors locaux, en partenariat avec l’association Vent d’Est.

Le village d’Horodiste se situe, à vol d’oiseau, à 2400 km de notre région. Lors du voyage, ils ont visité l’ensemble de la Moldavie, à savoir la région moldave de la Roumanie, parcouru la République Moldave du nord au sud, et effectué un cours passage dans le pays non reconnu par la communauté internationale qu’est la Transnistrie.

Ils ont rencontré plusieurs enseignants de ces pays, afin d’échanger sur les systèmes éducatifs et conditions de travail.

Ces régions sont francophiles, et notre langue y est enseignée très tôt, bien qu’il y ait une rude concurrence avec l’anglais.

Comme à leurs habitudes, ils essaient d’entrer au cœur des communautés moldaves. Ils ont ainsi à plusieurs reprises partagé le quotidien des habitants qui sont très hospitaliers.

Des conditions de vie difficiles

Les conditions de vie dans la campagne moldave sont particulièrement difficiles, l’accès à l’eau courante se résumant le plus souvent à un puits familial où l’eau est tirée à la main.

Les villages sont reliés entre eux par un réseau de chemins de terre qui se transforment en bourbiers avec le mauvais temps, accentuant encore l’enclavement des villages et l’isolement des habitants.

Le chômage, lui, est important. Les habitants vivent en relative autarcie, chaque famille possédant sa vache (lait, fromage), son jardin et son petit élevage (volailles, porcs). L’absence d’opportunités locales fait que les jeunes s’expatrient hors de cette ancienne république soviétique pour trouver du travail en Ukraine, en Russie ou dans le reste de l’Europe occidentale.

Un périple réussi, duquel le couple Choin a ramené plein de souvenirs et de photos.