Une jeune Moldave à Nouakchott

C’est une évidence - la migration est un phénomène extrêmement complexe de par sa diversité. Le contrôle de la migration internationale est devenu une priorité pour les pays développés dans ce nouveau millénaire. Pendant que de nombreux efforts sont consentis en matière de lutte contre la pauvreté, de plus en plus de personnes cherchent à quitter leurs pays d’origine à destination de l’Europe ou de l’Amérique du Nord.

Depuis quelques années, la Francophonie s’intéresse de plus en plus aux politiques d’immigration. Or, les gens peuvent naturellement avoir tendance à rechercher de meilleures conditions de vie, notamment lorsque les richesses sont inégalement reparties.

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports de Mauritanie (MCJS) et la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES), a organise du 19 au 24 juillet 2011 à Nouakchott (Mauritanie), la 4e Ecole d’Eté de la Francophonie qui a regroupe 100 jeunes francophones âgés de 18 à 30 ans sous le thème « Jeunesse , migrations internationales et développement dans l’espace francophone » autour des quatre ateliers suivants :

• Coopération au développement des TIC ;

• Création et gestion de micro-entreprises ;

• Droits fondamentaux des travailleurs migrants ;

• Impact des migrations sur l’environnement.

La Francophonie est présente sur tous les continents, et constitue un des acteurs essentiels de la diversité culturelle, en faisant cohabiter de multiples traditions tout en se référant aux droits de l’homme, à la démocratie et aux objectifs du développement durable. Même si les migrations internationales constituent un phénomène mondial, qui présente de ce fait des incidences vastes et complexes, c’est impossible d’empêcher toutes les formes de mobilité, on ne peut pas contrôler ni arrêter ce phénomène.

Pendant les derniers 6 jours, les 100 jeunes chefs de file invités à cette 4e édition de l’École d’été de la Francophonie ont pu échanger entre eux et partager avec différents experts leur désir de contribuer à la construction d’un monde meilleur en prenant part à cet évènement.

Selon leur domaine d’expertise, les participants ont assisté à des activités de sensibilisation et ont suivi des ateliers pratiques. Cela a offert l’occasion aux jeunes de renforcer leurs capacités d’action.

Lilia Vizdoaga a été une des participantes à cette Ecole d’été comme représentante de la Moldavie. Elle a opté pour « Création et gestion de micro-entreprises » : « J’ai donc choisi cette thématique pour plusieurs raisons. En premier lieu, je crois que l’existence des micro-entreprises est un moyen très important qui permet aux pays de donner à leur population une meilleure qualité de vie et de trouver des solutions à divers problèmes.

Lilia Vizdoaga, troisième à gauche
Lilia Vizdoaga, troisième à gauche

Maintenant la jeunesse est confronté à un grand défi : faire de son pays un lieu on l’on vit mieux. En deuxième lieu, j’ai trouvé dans cette école d’été des éléments et des cours nécessaires pour réussir à créer et gérer des micro-entreprises et contribuer à l’intégration économique, ce dont la Moldavie a besoin. Ici, le besoin d’un changement est flagrant. »

Il ne faut pas oublier que le changement commence par les jeunes. Ce qui est vraiment appréciable c’est le fait que l’OIF a recommandé que les jeunes soient considérés par cette organisation comme une priorité.

Dans une ambiance à la fois studieuse, multiculturelle et conviviale, l’Ecole d’été de la Francophonie a été non seulement un cocktail de nationalités où la diversité culturelle s’est exprimée, mais aussi une équipe qui a comme but d’apporter une meilleure qualité de vie et de trouver des solutions à divers problèmes.