Semaine du 12 au 18 janvier 2009

Crise du gaz : accord sur la reprise des livraisons

A l’issue de leur entretien en tête à tête ce samedi soir, le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainienne Ioulia Timochenko ont finalement conclu samedi à Moscou un accord sur le rétablissement des exportations de gaz russe via l’Ukraine. L’arrêt des livraisons, il y a dix jours, en raison d’un différend financier entre les deux pays a privé de gaz plusieurs pays d’Europe de l’Est et provoqué la colère de l’Union européenne.

Ce nouvel épisode de la guerre sans merci que se livrent Moscou et Kiev à propos du gaz touche-t-il à sa fin ? Ce samedi soir, Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko semblent s’être mis d’accord : ils ont convenu que l’Ukraine paierait désormais le gaz aux tarifs européens, avec une remise de 20% pour l’année 2009.

En échange, l’Ukraine maintiendra inchangées cette année les commissions qu’elle touche sur le transit du gaz par son territoire.

Signature attendue « dans les jours à venir »

Vladimir Poutine et son homologue ukrainienne ont ordonné aux groupes gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz de formaliser ces engagements dans un contrat. Les exportations vers l’Europe devraient reprendre aussitôt le contrat signé, ce qui est attendu « dans les jours à venir ».

Reste encore une inconnue

Le président ukrainien Victor Iouchtchenko, grand rival de Timochenko, acceptera-t-il cet accord ?

Le président russe, Dmitri Medvedev se demandait en effet ce samedi à haute voix si le Premier ministre ukrainien était bien autorisé à représenter son pays, tant les désaccords et les rivalités entre le président ukrainien et son Premier ministre sont importants.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/109/article_77486.asp

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Crise du gaz : la Russie insiste sur un sommet à Moscou, l’UE en colère

La Russie estimait vendredi que seule une action internationale pouvait mettre fin à la « guerre du gaz », exhortant les dirigeants européens à se rendre samedi à Moscou, pendant que l’UE laissait éclater sa colère et qu’un mini-sommet est-européen avait lieu à Kiev.

Visiblement à bout de nerfs, la Commission européenne a jugé vendredi que les négociations prévues d’ici à la fin de la semaine constituaient pour la Russie et l’Ukraine leur « dernière chance » de prouver leur volonté de régler la crise.

Illustration de l’intense activité diplomatique en cours autour de ce dossier, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, était attendu vendredi en Allemagne pour des discussions, qui, actualité oblige, seront centrées sur l’approvisionnement en gaz du Vieux Continent. Quant au « sommet » de six présidents d’Europe de l’Est que l’Ukraine espérait accueillir, il a finalement été remplacé par une réunion sur « les questions de sécurité énergétique » des présidents ukrainien Viktor Iouchtchenko et slovaque Ivan Gasparovic, ainsi que du Premier ministre moldave Zinaïda Grecianii et du ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, a annoncé Kiev.

Les Ukrainiens tentaient ainsi manifestement de reprendre l’initiative, après que le président russe, Dmitri Medvedev, eut proposé l’organisation d’un sommet entre la Russie, l’Ukraine et l’Union européenne, samedi à Moscou, et de mettre sur pied avec les Européens un « consortium » international sur le gaz.

Des « invitations » en vue d’une telle rencontre dans la capitale russe ont déjà été adressées, avait à cet égard souligné jeudi le Kremlin, tandis que l’UE se montrait pour le moins dubitative et que Viktor Iouchtchenko insistait pour qu’"il se déroule sur le territoire européen".

Du coup, le Kremlin est revenu à la charge vendredi. L’actuel conflit sur le gaz « est sorti du cadre des relations bilatérales et de la sphère juridique », ne pouvant donc être réglé qu’avec la participation des Européens, s’est ainsi exclamé Dmitri Medvedev. « Nous sommes prêts à rechercher des solutions à long terme et nous escomptons que la partie ukrainienne fera preuve d’une approche responsable et que nos partenaires européens permettront la recherche du règlement nécessaire » de la crise, a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov n’a pas été en reste, avertissant que les Européens avaient tout intérêt à être présents samedi à Moscou s’ils voulaient qu’une solution soit trouvée. « Il s’agit probablement de l’une des opportunités les plus réalistes de sortir du statu quo », a-t-il martelé au cours d’une conférence de presse.

Une chose semble acquise : de nouvelles négociations sur la crise gazière doivent avoir lieu samedi à Moscou entre Vladimir Poutine, qui sera tout juste rentré d’Allemagne, et son homologue ukrainienne, Ioulia Timochenko. Par ailleurs, le projet russe de mettre sur pied avec de grands groupes énergétiques européens un « consortium » était à l’étude. Son principe consisterait à « partager le risque du transit », a expliqué Vladimir Poutine qui a reçu jeudi le numéro un de la compagnie italienne d’hydrocarbures Eni, Paolo Scaroni.

Ce dernier a déclaré que le consortium paierait en avance le « gaz technique » permettant aux gazoducs et aux stations de compression de fonctionner en vue d’une « reprise des livraisons de gaz à l’Europe dans l’attente d’un accord entre Moscou et Kiev ». Outre Eni, premier opérateur de gaz en Europe, Gaz de France et l’allemand EON en seraient membres, a assuré M. Scaroni.

La proposition de Moscou de faire acheter par des compagnies européennes du « gaz technique » russe « ne représenterait pas un coût très élevé », a à ce propos plaidé vendredi le ministre italien du Développement économique, Claudio Scajola.

Mardi, une tentative de rétablir le transit du gaz russe vers le Vieux Continent, arrêté le 7 janvier, s’était soldée par un échec. Résultat, des centaines de milliers d’Européens grelottaient pour la deuxième semaine consécutive.

Moscou et Kiev se rejettent depuis mutuellement la responsabilité de cette situation. Ioulia Timochenko aurait toutefois décidé de revenir à un compromis négocié l’automne dernier avec la Russie et qui prévoit en particulier une augmentation du prix du gaz sur plusieurs années, selon le quotidien allemand Welt.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j5C_iH1w02MsiHKCvgOBJ-yBhJFA

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Le conflit du gaz sort du cadre des relations Russie-Ukraine

MOSCOU - L’actuel conflit sur le transit du gaz sort du cadre des relations bilatérales entre Kiev et Moscou et ne peut être réglé qu’avec la participation des Européens, a déclaré vendredi le président russe, Dmitri Medvedev.

« Nous sommes prêts à rechercher des solutions à long terme et nous escomptons que la partie ukrainienne fera preuve d’une approche responsable et que nos partenaires européens permettront la recherche du règlement nécessaire » de la crise sur le gaz, a déclaré le chef de l’Etat au Kremlin pendant une cérémonie télévisée. « Malheureusement, cette question est sortie du cadre des relations bilatérales et de la sphère juridique », a ajouté M. Medvedev, auquel les ambassadeurs étrangers présentaient leurs lettres de créances. Mercredi, le président russe avait proposé l’organisation d’un sommet entre la Russie, l’Ukraine et l’Union européenne, samedi à Moscou, et de mettre sur pied avec les Européens un « consortium » international sur le gaz.

Des « invitations » en vue d’une telle réunion dans la capitale russe ont déjà été adressées, avait à cet égard souligné jeudi le Kremlin, tandis que l’UE se montrait pour le moins dubitative et que le chef de l’Etat ukrainien, Viktor Iouchtchenko, insistait pour qu’"il se déroule sur le territoire européen".

De nouvelles négociations sur la crise gazière doivent en outre avoir lieu samedi à Moscou entre le Premier ministre Vladimir Poutine, qui sera tout juste rentré d’Allemagne, et son homologue ukrainienne, Ioulia Timochenko.

Par ailleurs, un mini-sommet est-européen sur le gaz était programmé à Kiev vendredi. Devaient y être présents les présidents ukrainien Viktor Iouchtchenko et slovaque Ivan Gasparovic, ainsi que le Premier ministre moldave Zinaïda Grecianii et le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, a fait savoir la présidence ukrainienne.

http://www.romandie.com/ats/news/090116110929.kzoxhhac.asp

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Crise du gaz : réserves en baisse et espoirs de troc en Europe de l’est

VIENNE - Après neuf jours sans gaz, plusieurs pays d’Europe centrale et des Balkans voient leurs réserves baisser inexorablement alors que le conflit russo-ukrainien est dans l’impasse, malgré les efforts de l’Union européenne, au plus fort de l’hiver.

Dans l’attente des résultats du sommet Russie-Ukraine samedi à Moscou, la Slovaquie, la Moldavie et la Bulgarie continuent de tourner au ralenti. Les deux premiers pays pourraient bénéficier de livraisons de gaz si l’Ukraine accepte un accord de troc avec la Russie.

Il faut, selon les pays, de 24 à 72 heures de livraisons ininterrompues pour voir le gaz russe arriver à nouveau chez ses clients.

  • BOSNIE-HERZEGOVINE - Totalement dépendante du gaz russe, la Bosnie peut tenir jusqu’à vendredi ou samedi grâce aux livraisons allemandes, à raison de 1,5 million de m3 par jour. Un tiers de la population avait été privée de chauffage aux premiers jours de la crise.
  • BULGARIE - Contrairement à la Slovaquie et la Moldavie, la Bulgarie ne peut bénéficier techniquement d’un accord d’échange entre l’Ukraine et la Russie. Autre mauvaise nouvelle : en raison de la baisse de la pression dans les gazoducs bulgares, le volume délivré (4,2 M m3/jour) des réserves devrait baisser d’ici la fin de la semaine. D’autres restrictions pour les entreprises sont en projet. Plusieurs milliers de foyers à Sofia n’ont ni chauffage, ni eau chaude, et plusieurs dizaines d’écoles restent fermées en raison du froid, les unités de chauffage urbain fonctionnant toujours cahin-caha. Plus de 220 usines restent au ralenti ou à l’arrêt. Le pays peut, selon Bulgargaz, assurer 25 à 30% de ses besoins pendant 110 jours avec ses réserves, alors que le gaz russe représente 92% de sa consommation.
  • CROATIE - Toujours sous le régime de l’état d’urgence, la Croatie, qui importe 40% de ses besoins en gaz de Russie, a des réserves pour deux semaines. Elle maintenait jeudi ses restrictions pour les plus gros consommateurs industriels et des entreprises. Les approvisionnements de secours d’Allemagne et d’Italie sont insuffisants et le pays négocie avec des pays nord-africains, exportateurs de gaz.
  • GRECE - Grâce à des livraisons de gaz naturel liquéfié par voie maritime, la Grèce se dit sortie d’affaire jusqu’à la fin du mois. La part du gaz russe dans les achats de gaz a été de moins de 75% en 2008 et le gaz ne représente que 7,5% de l’énergie utilisée en Grèce.
  • HONGRIE - A la faveur d’une remontée des températures, la Hongrie a levé ses restrictions au secteur productif jeudi. La Hongrie, grosse consommatrice de gaz, dispose de plus de 3 milliards de m3 de stocks et a proposé de livrer du gaz et de l’électricité à la Slovaquie voisine.
  • MOLDAVIE - En cas de feu vert ukrainien, la Moldavie pourrait recevoir du gaz grâce à un accord d’échange entre la Russie et l’Ukraine. L’Autriche a offert à la Moldavie des générateurs électriques et des chauffages de grande capacité alors que les stocks de gaz de ce pays sont épuisés depuis samedi soir. La situation dans la région séparatiste de Transdniestrie est « proche de la catastrophe », selon le ministre de l’Economie et du Commerce, Igor Dodon. Dans la capitale Chisinau, la température des chauffages collectifs a été réduite et l’approvisionnement en eau chaude des habitations a été coupé.
  • ROUMANIE - Mesures pour assurer l’approvisionnement et état d’urgence maintenus. Plusieurs centrales au gaz sont passées au mazout. Bucarest a décidé d’augmenter les livraisons à plusieurs grandes compagnies afin de leur permettre de « fonctionner normalement », profitant également d’une météo plus clémente. Le pays importait avant la crise 10 millions de m3/jour de gaz russe pour une consommation de 60 millions. Le pays disposait initialement de 60 à 80 jours de réserves.
  • SERBIE - La Serbie s’est assurée 4,7 millions de m3/jour de livraisons de secours allemandes et hongroises jusqu’au 20 janvier. Celles-ci ont permis de normaliser la situation pour la population. Le pays nécessiterait 2 millions de m3 supplémentaires pour faire redémarrer son industrie. Le pays a converti certaines de ses unités de chauffage urbain au fioul.
  • SLOVAQUIE - En cas de feu vert ukrainien la Slovaquie, qui a décrété « l’état d’urgence énergétique » et de strictes restrictions pour le secteur productif, pourrait recevoir du gaz grâce à un accord d’échange entre la Russie et l’Ukraine. Le pays n’a plus que dix jours de réserves de gaz malgré l’engagement de Prague de lui livrer 4 millions de m3 par jour, soit 15% de sa consommation quotidienne. La Hongrie lui a proposé une aide en gaz et en électricité. Le gouvernement réfléchissait toujours à relancer la centrale nucléaire de Jaslovske Bohunice, décision qui contreviendrait au traité d’adhésion à l’UE.
  • SLOVENIE - Malgré l’arrêt du gaz russe, qui représente 60% de son approvisionnement, 40% étant assuré par l’Algérie, la Slovénie parvient à couvrir la consommation des ménages, des entreprises et des administrations en puisant largement dans ses réserves et grâce à un appoint depuis l’Autriche.

http://www.romandie.com/infos/news2/090115135811.hclbxl6n.asp

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Gazprom propose une solution pour livrer du gaz aux Slovaques et Moldaves

Pour venir au secours de ces deux pays particuliиrement mal en point, le gazier russe propose une opйration d’йchange. Gazprom fournira du gaz а l’Ukraine pour ses besoins intйrieurs si elle accepte de d’alimenter en gaz la Slovaquie et la Moldavie.

Alors que le conflit gazier avec l’Ukraine s’йternise, Moscou propose, а l’instar de la Hongrie (voir encadrй), de lвcher un peu de lest vis-а-vis des pays consommateurs d’Europe les plus mal en point, notamment la Slovaquie. Ainsi, le gйant gazier Gazprom a-t-il proposй mercredi que Kiev ponctionne ses rйserves de gaz pour approvisionner la Slovaquie et la Moldavie. L’entreprise russe livrera en йchange l’йquivalent de ces volumes а l’Ukraine, a dйclarй mercredi le PDG de la sociйtй Alexeп Miller. « La proposition est une opйration d’йchange, Gazprom donnerait du gaz а l’Ukraine pour ses besoins intйrieurs d’un volume de 20 millions de m3 (par jour), c’est le niveau dont la Slovaquie a besoin et l’Ukraine occidentale lui donnera le mкme montant depuis ses rйservoirs souterrains », a dit M. Miller.

Il a indiquй que le mкme type d’opйration йtait envisageable pour la Moldavie, mais irrйalisable pour la Bulgarie, l’Ukraine faute de rйservoirs proches de la frontiиre bulgare. « C’est а l’Ukraine de voir. Nous sommes d’accord avec cette opйration », a ajoutй M. Miller, qui s’exprimait dans le centre de contrфle de Gazprom, en prйsence des Premiers ministres slovaque, moldave et bulgare.

La Moldavie, la Bulgarie et la Slovaquie sont particuliиrement touchйes par l’interruption des livraisons de gaz russe а l’Europe depuis le 7 Janvier, ces trois pays dйpendants trиs fortement du gaz russe. Or, en dйpit de l’accord signй cette semaine sur la reprise du transit via l’Ukraine, le gaz ne circule pas et Moscou et Kiev se rejettent la responsabilitй de cet йchec. (Source AFP)

http://www.lesechos.fr/imprimer.php

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Gaz : la première ministre moldave mercredi à Moscou

MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti. La première ministre moldave Zinaida Greceanîi est attendue mercredi à Moscou pour s’entretenir avec son homologue russe Vladimir Poutine au sujet de la crise gazière, a fait savoir le service de presse du gouvernement russe.

« Les chefs des gouvernements russe, slovaque, bulgare et moldave doivent s’entretenir mercredi à Novo-Ogarevo », la résidence de campagne du premier ministre russe située au nord-ouest de Moscou, a-t-il précisé.

La Slovaquie, la Bulgarie et la Moldavie ont été fortement affectées par la coupure des livraisons de gaz russe via l’Ukraine.

http://fr.rian.ru/world/20090114/119477857.html

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Gaz : Moscou ouvre le robinet, Kiev le bouche

Cette fois, la Russie a réussi à faire de l’Ukraine le coupable. A 10 heures hier, en vertu d’un accord signé la veille, Moscou a rouvert les vannes de ses livraisons de gaz à l’Europe, via les gazoducs ukrainiens (qui assurent 80 % des livraisons russes en Europe). « Assurez le transit […] pour approvisionner les Balkans, la Turquie et la Moldavie. Exécutez l’ordre ! » lançait le dispatcher en chef de Gazprom, dans une de ces mises en scène télévisées devenues l’une des clés de cette « guerre » du gaz. Cinq heures plus tard, Gazprom annonçait pourtant que l’Ukraine empêchait la sortie du gaz à l’exportation… Peu après, Kiev confirmait le nouveau blocage, « à cause de conditions de transit inacceptables imposées par Gazprom », justifiait Valentin Zemlianksi, porte-parole de Naftogaz.

« Chantage ». La Russie se livre à un « chantage » pour faire plier l’Ukraine, dénonçait hier soir le président Viktor Iouchtchenko, sans apporter de nouveaux éléments concrets. « C’est plutôt l’Ukraine qui se livre à un chantage sur la Russie, mais aussi sur l’Union européenne, décrypte Natalia Miltchakova, analyste de la banque russe Otkrytie. L’Ukraine veut payer son gaz moins cher, ou même le voler, et exige le soutien de Bruxelles. Elle profite du fait qu’en cas de conflit, c’est toujours le fournisseur, Gazprom, qui est montré du doigt, et non l’intermédiaire, le pays de transit. Les Européens ont pris trop de gants avec l’Ukraine, qui se comporte en parfaite égoïste. »

Prise en étau par les pressions conjuguées de la Russie et de l’Europe, l’Ukraine avait accepté lundi un accord sur le transit qui lui était très défavorable. Il prévoyait des observateurs russes et européens pour surveiller qu’elle assure bien le transit du gaz russe. En réglant ainsi la question du transit, et la mettant sous « tutelle » russo-européenne, Kiev était privé de son principal levier de négociations pour réclamer des prix privilégiés à son fournisseur russe. Grâce à l’arme du transit, Kiev avait obtenu l’an dernier de ne payer que 179 dollars (135 euros) les 1 000 mètres cubes de gaz russe, quand les prix mondiaux approchaient les 500 dollars. Gazprom veut maintenant imposer à l’Ukraine un prix de 450 dollars. Kiev rétorque que son économie, déjà touchée par la crise, ne pourrait guère supporter plus de 200 dollars les 1 000 mètres cubes. Prix des livraisons. « En concluant un accord sur le seul transit, l’Ukraine s’est privée de son levier d’influence sur la Russie, explique Valeri Nesterov, analyste chez Troïka Dialog. Mais elle devrait comprendre qu’elle dépend de la Russie qui peut être source pour elle d’énormes ressources. » L’accord sur le transit arraché à Kiev n’a pas établi le prix des livraisons et donc pas réglé le cœur du problème ukrainien. Quant à l’Union européenne, elle reste privée de gaz russe et de plus en plus entraînée au cœur de la bagarre russo-ukrainienne, qui semble largement la dépasser.

http://www.liberation.fr/terre/0101311659-gaz-moscou-ouvre-le-robinet-kiev-le-bouche

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Transit gazier : rencontre des premiers ministres russe, moldave, bulgare et slovaque

MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti. Des négociations urgentes des premiers ministres russe, slovaque, bulgare et moldave ont commencé mercredi dans la résidence du chef du gouvernement russe Vladimir Poutine près de Moscou.

Leur rendez-vous est consacré au règlement de la situation liée au transit du gaz russe via l’Ukraine vers l’Europe. La Bulgarie, la Slovaquie et la Moldavie dépendent largement des livraisons de combustible russe. Mardi, en vertu d’un protocole international, la Russie a repris ses livraisons par le Système ukrainien de transport de gaz, mais le gaz n’est jamais parvenu à l’Europe.

http://fr.rian.ru/world/20090114/119484576.html

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Naftogaz prétend avoir cédé le gaz russe resté dans ses gazoducs à la Moldavie

Le PDG du groupe ukrainien Naftogaz, Oleg Doubina, a démenti mercredi que sa compagnie ait détourné la veille du gaz russe destiné aux consommateurs européens, affirmant l’avoir acheminé vers la Moldavie. Lorsque la Russie a repris mardi ses livraisons via la station de contrôle de Soudja, à la frontière russo-ukrainienne, « il restait 1,2 milliard de mètres cubes de gaz dans les gazoducs que nous avons transportés le jour même en direction de la Moldavie. Il serait donc malhonnête de nous accuser à nouveau de vol », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

Après une semaine de suspension des livraisons de gaz russe à destination de l’Europe via l’Ukraine en raison d’un différend avec Kiev, Moscou a accepté mardi de relancer ses fournitures. L’Ukraine a cependant fermé ses gazoducs au motif que la Russie lui imposait des conditions de transit inacceptables.

Selon le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, les consommateurs européens devaient commencer à recevoir du gaz immédiatement après l’ouverture des robinets russes, car les gazoducs ukrainiens étaient remplis de gaz au moment de leur fermeture. Il a accusé l’Ukraine d’avoir « volé » ce gaz étant donné que les gazoducs se sont avérés vides.

Le gouvernement moldave a pour sa part rendu publique mardi soir une déclaration dans laquelle il s’étonnait de ne pas avoir reçu de gaz « pour des raisons inconnues ». La première ministre moldave Zinaida Greceanîi est attendue mercredi à Moscou, aux côtés de ses homologues slovaque et bulgare, pour tenter de trouver une solution à la crise gazière.

La Moldavie est alimentée en gaz par le groupe russe Gazprom au tarif de 286 dollars les milles mètres cubes au premier trimestre de 2009. D’après les accords russo-moldaves, elle bénéficie d’un tarif en hausse progressive qui doit atteindre la moyenne européenne d’ici 2011. Samedi, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait promis de puiser dans les réserves ukrainiennes afin de livrer 1,5 million de mètres cubes de gaz à la Moldavie et 2 millions à la Bulgarie, très affectées par le différend gazier russo-ukrainien.

http://fr.rian.ru/world/20090114/119483433.html

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Crise du gaz : l’Autriche, au nom de l’UE, vient en aide à la Moldavie

BRUXELLES - L’Autriche va fournir au nom de l’UE des générateurs électriques et des chauffages de grande capacité à la Moldavie, très touchée par la crise gazière russo-ukrainienne, a annoncé lundi la Commission européenne qui co-finance l’opération.

Cette aide, qui devait arriver lundi dans la capitale Chisinau, entre dans le cadre d’un « mécanisme de protection civile » de l’Union européenne, dont les autorités moldaves avaient demandé l’activation vendredi soir. Le matériel sera distribué aux hôpitaux, orphelinats et services en ayant le plus besoin, précise le communiqué de la Commission européenne. Une équipe d’experts suédois, tchèques, français et de la Commission européenne doit aussi aider les autorités moldaves à gérer la crise. La Moldavie, une ancienne république soviétique de quelque 4 millions d’habitants, dépend totalement de la Russie pour sa fourniture de gaz. Elle est très touchée par l’arrêt total des livraisons de gaz russe transitant par l’Ukraine vers l’Europe, alors que les températures sont bien en-dessous de zéro.

La situation est particulièrement grave dans la province séparatiste pro-russe de Transdniestrie, dont une grande partie se retrouve sans gaz, sans chauffage ni eau chaude dans les services communaux. La consommation d’électricité y a considérablement augmenté, entraînant des coupures temporaires, ont indiqué lundi des dirigeants moldaves. Dans la capitale Chininau aussi, la température des chauffages collectifs a été réduite et l’approvisionnement en eau chaude des habitations a été coupé.

La Moldavie avait annoncé samedi que ses stocks de gaz seraient épuisés dans la soirée.

L’Ukraine avait annoncé le même jour son intention de lui fournir, comme à la Bulgarie également très touchée par la crise, deux millions de mètres cubes de gaz par jour puisés dans ses réserves.

http://www.romandie.com/infos/news2/090112173959.pehirfa2.asp