Retour sous le ciel français

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Article de Catherine Covalenco

Avez-vous jamais vu la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, les châteaux du 14-ème siècle ou peut-être les Cathédrales du 12-ème siècle ? Non ? Alors, vous ne pouvez pas me comprendre.

Il y a 2 semaines que je suis revenue du ciel, du paradis, du pays de mon rêve : de France. Pendant seulement 7 jours, j’ai vu un si grand nombre de choses historiquement si importantes, si intéressantes, si magiques que maintenant je ne crois pas que j’ai vu tout cela. C’était ma première rencontre avec la culture française et la France.

Pour mieux la connaître, on m’a mis en relation avec une famille française absolument magnifique.

Je n’ai jamais rencontré de tels gens de notre temps qui connaissent si bien l’histoire de leur pays. C’est une très belle famille, très gentille et très intelligente. Ils habitent Meaux, petite ville de la région parisienne avec laquelle on a commencé la découverte de la culture française.

La première journée nous avons été là, en nous promenant dans les rues anciennes et dans le jardin de M. de Bossuet, près de la Cathédrale de Meaux, du 12 siècle. Et le soir nous avons regardé un spectacle historique « Les flèches du temps » qui montre tous les moments principaux de l’histoire de France : 300 acteurs, 3600 costumes, 2 heures et demi pleines de plaisir.

Il faut dire que pendant cette semaine nous avons visité tellement d’endroits extraordinaires comme jamais j’en ai vu pendant ma vie. Par exemple, il y a eu les jours inoubliables passés dans les châteaux : Vaux de Vicompte, Chantilly et la ville ancienne de Provins. C’était l’occasion quand on ne lit pas l’histoire, de la voir, de la toucher, de se promener sur le parterre des jardins, de traverser les chambres d’anciens palais où se reposait le Roi Soleil.

Ensuite il y eut 2 jours qui ont été, peut-être, les plus merveilleux, les plus fantastiques : ce sont les jours passés à Paris et à DisneyLand.

Paris ! Je crois que chaque couple d’amoureux rêve y passer un jour, se promener sur le pont d’Alexandre III où sur le pont des amoureux avec les cadenas de l’amour, sentir toute la grandeur de la plus haute femme de France, La Tour Eiffel, s’arrêter sous l’Arc de Triomphe, faire une petite promenade sur la Seine sur les Bateaux-Mouches. Paris m’attire, échauffe mon sang chaque fois que je me souviens du jour que j’y ai passé. Parmi toutes les beautés de cette ville magique, j’ai trouvé un endroit que je n’oublierai jamais, c’est Montmartre avec la Basilique du Sacré-Cœur. Ce mont m’a charmé. C’est incroyable : tout Paris est devant soi ; ce qu’on n’a pas réussi à visiter, on le voit depuis ce mont. C’est mon lieu préféré à Paris.

Voulez-vous vous plonger dans l’enfance ? Allez à Euro Disney. Là les gens n’ont plus d’âge, ils deviennent des enfants pour un seul jour. Comme j’aime bien l’extrême, j’ai voulu me glisser dans toutes les attractions les plus extrêmes, mais il y avait aussi une attraction que l’on dit « pour les filles ». C’était des petits wagons qui passaient devant les scènes représentant tous les pays du monde. (J’ai retrouvé Roumanie, mais pas la Moldavie (mais comme les costumes sont pareils, cela faisait une scène pour deux pays) et bien sûr pas la Transnistrie (une blague) Ce fut le jour le plus intéressant côté divertissement.

Nous avons eu la chance que notre voyage se termine le 14 juillet. Je ne savais pas avant cet été que la fête nationale n’est célébrée le 14 juillet qu’à Paris. C’est pourquoi le soir du 13 juillet nous sommes allés sur la Place Centrale de Nanteuil-les-Meaux pour participer à la célébration. Et après était organisé le bal dans le style de Cuba et le feu d’artifice avec les motifs cubains.

Mais, le jour d’après il fallait quitter mon rêve. Quand je suis revenue à la maison, je me suis dit « Bonjour tristesse », comme dans le roman de Françoise Sagan. Je m’ennuie beaucoup de ma famille française chez qui je suis restée pendant mon séjour en France. Je peux vraiment dire : « Vous avez une bonne maison, car une maison, ce n’est pas un bâtiment en bois ou en pierre, ce sont les gens qui y habitent ». Avec eux, j’ai vraiment bien compris ce qu’on appelle culture et l’hospitalité françaises.

Je voudrai remercier François Migeot, président de l’organisation Moldavenir, et Adrian Cibotaru, directeur adjoint de l’Alliance Française de Moldavie, qui ont fait tout leur possible pour que mon rêve se réalise.

Aucun mot, ni russe, ni français, ne peut jamais décrire mes sentiments les plus affectueux, mais je tâcherai de faire tout pour revenir et passer encore quelques jours sous le ciel de Paris, pour respirer l’air français, qui, à vrai dire, ne se distingue pas du nôtre.